Le vrai combat du Parti travailliste Renflouer Betamax et la BAI
Inadmissible ! Inconcevable ! Antipatriotique ! Impensable ! Il n’y a pas assez de mots pour qualifier l’odieuse manœuvre de la compagnie Betamax de Vikram Bunjun, qui a bloqué une cargaison de produits pétroliers destinés à notre pays en Inde dans le seul but de focer la main à la State Trading Corporation (STC) pour obtenir le paiement d’une compensation hypothétique vu que l’affaire est encore devant la justice.
Vikram Bunjun est le beau-frère de Rajesh Jeetah, lui-même ancien ministre de Navin Ramgoolam entre 2005 et 2014, et membre de l’état-major du Parti travailliste. Vikram Bunjun, Chief Executive Officer (CEO) de la compagnie Betamax, est aussi un des pricipaux bailleurs de fonds de Navin Ramgoolam et les dizaines de millions de roupies retrouvées dans les coffres-fort de ce dernier le 6 février 2015 proviendraient, en partie, des caisses de la compagnie du beau-frère de Rajesh Jeetah. La famille Bhunjun a grassement financé les campagnes électorales du Parti travailiste ces dernières années.
La Betamax Saga c’est donc un contrat alléchant et juteux de Rs 10 milliards, accordé au groupe Bhunjun par Navin Ramgoolam et le Parti Travailliste pour l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, sans passer par les procédures d’appel d’offres.
Après les élections de décembre 2014, c’est donc à juste titre que le nouveau gouvernement a ouvert une enquête sur ce scandale et a mis fin au contrat. L’enquête avait mené à l’arrestation de l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, de l’ancien ministre Anil Bachoo, de l’ancien General Manager de la State Trading Corporation, Ranjitsing Soomarooah, et celle de Vikram Bhunjun. Toutefois, au début de cette année, le Directeur des Poursuites Publiques (DPP) a rayé les charges provisoires pesant sur les accusés dans cette affaire. Le Commissaire de Police a fait appel contre cette décision et a réclamé une révision judiciaire.
La saga judiciaire n’est donc pas terminée. Entre-temps, la compagnie Betamax avait saisi un tribunal d’arbitrage de Singapour contre la décision de la STC et du gouvernement de mettre fin à son contrat. Le groupe Bhunjun a obtenu gain de cause devant ce tribunal d’arbitrage, mais la STC a fait appel et cette affaire est toujours en suspens devant la Cour suprême de Maurice.
Avant de prendre la décision de demander le bloquage en Inde d’une cargaison de produits pétroliers destinée eu gouvernement mauricien, Vikram Bhunjun a dû d’abord en parler à son entourage. Il va sans dire que son beau-frère, Rajesh Jeetah était au courant de cette manœuvre et que ce dernier a dû en faire part à son leader Navin Ramgoolam.
Pour sa part et pour que Vikram Bhunjun ait pu aller de l’avant, il a dû au préalable avoir le feu vert de Navin Ramgoolam. Donc, voilà à quel genre de personnes nous avons affaire. Vikram Bhunjun, Rajesh Jeetah, Navin Ramgoolam, Patrick Assirvaden, Anil Bachoo et Arvin Boolell n’ont pas hésité une seconde à hypothéquer la stabilité de notre pays pour leurs intérêts personnels.
Ce qui vient de se passer et devant la persistance du groupe Bhunjun de vouloir à tout prix mettre des bâtons dans les roues de la STC et du gouvernement dans le seul but de se faire payer des milliards de roupies par le contribuable mauricien, alors que toute l’affaire est toujours devant la justice, démontre à quel point ces gens sont dangereux. Rien qu’à ce chapitre, le Parti travailliste se disqualifie une fois de plus quant à ses prétentions de reprendre en main la gestion des affaires du pays.
La population doit en prendre bonne note et dans l’immédiat, c’est à l’électorat de la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes qu’il incombe de sanctionner le Parti travailliste en infligeant une cinglante défaite au candidat des rouges, le Dr Arvin Boolell, qui se rend complice de toute cette situation.
La semaine dernière nous avons vu que pour tenter de gagner coûte que coûte, le Parti Travailliste est prêt à tout et même s’il faut mettre à mal l’unité nationale en s’associant à des groupuscules obscures tels que la Voice of Hindu.
Aujourd’hu, alors que nous sommes à la veille des fêtes de fin d’année, où toutes les commerces et industries roulent à plein régime et que nous avons grandement besoin de produits pétroliers afin qu’à la fin de la journée tous les Mauriciens puissent bénéficier de leurs salaires et boni de fin d’année, la clique qui gravite autour de Navin Ramgoolam choisi de mettre tout cela en danger.
Dans le même registre, il faut que tout un chacun réfléchisse à toute la question sur les poursuites enclenchées par le défunt groupe BAI contre le gouvernement. Le groupe BAI tout comme le groupe Bhunjun sont des bailleurs de fonds du Parti travailliste. Il est fort à parier que si jamais Navin Ramgoolam retrouve un jour le poste de Premier ministre, les premières décisions qu’il prendra seront de renflouer les caisses des compagnies de Dawood Rawat et de Vikram Bhunjun comme il l’a fait en pratiquement dix ans de règne.
Il ne faut pas oublier qu’en 2008, le ministre des Finances de l’époque, Rama Sithanen, avait apporté des amandements à travers le Finance Bill afin de taxer les intérêts bancaires pour pousser les épargnants à investir leur argent dans le groupe BAI. C’est ce qui explique la croissance exponentielle qu’à connue ce groupe depuis cette date et pas besoin de faire un dessin pour comprendre que Navin Ramgoolam et le petit groupe de vautours qui l’entoure en a également profité. D’ailleurs, l’acquisition du campement de Roche-Noires avait été effectué à travers un prêt de Rs 40 millions de l’ex-Bramer Bank de la BAI à Navin Ramgoolam. Ce prêt n’a jamais été remboursé.
La copine de Navin Ramgoolam, Nandanee Soornack a elle aussi bénéficié des largesses du groupe BAI, dont les fonds nécessaires pour l’acquisition de sa maison de Floréal, acheté à Didier Maingard, et l’appartemant de Diplomat Gardens.
Aujourd’hui quand nous voyons que Rama Sithanen retourne dans le giron du Parti travailliste, nous ne pouvons que nous interroger sur les desseins de tout un chacun. Il n’y a que ceux qui sont frappés d’amnésie chronique qui peuvent faire l’impasse sur les frasques, abus et autres gabegies de Navin Ramgoolam au pouvoir entre 2005 et 2014.
Nous ne le répèterons jamais assez, pour agir de la sorte, Navin Ramgoolam n’a pu le faire seul. Arvin Boolell et les autres lui ont donné un coup de main et sont complices de ses excès. Ils veulent aujourd’hui mettrent le pays à genou. Ce sont eux les véritables antipatriotiques. Avec ce que vient de démontrer Vikram Bhunjun dans l’affaire Betamax, doit-on être sorcier pour savoir qu’une fois réinstallé au pouvoir, Navin Ramgoolam accordera, une fois de plus, des milliards de roupies à la famille Bhunjun et Rawat sur le dos des contribuables mauriciens.
L’heure est grave ! La première étape pour éviter ce scénario diabolique c’est de barrer la route à Arvin Boolell.
Terra Del Fuego












