L’ébauche du « Financing of Political Parties Bill »
L’Etat subventionnera les partis politiques
La décision de l’Etat de subventionner les partis politiques est diversement commentée par l’ensemble de la population y compris les politiciens, syndicalistes et travailleurs sociaux. Si certains accueillent favorablement cette idée, d’autres par contre critiquent le gouvernement qui selon eux ne peut utiliser l’argent des contribuables pour donner aux partis politiques.
Toutefois, il faut le dire que le « Financing of Political Parties Bill » qui est au ‘State Law Office’ sera présenté au Conseil des ministres. La subvention se fera chaque année ou chaque cinq ans et les modalités sont en voie d’être finalisées.
Si la loi sera finalisée, c’est l’Electoral Supervisory Commission qui aura les pouvoirs accrus pour contrôler les finances des partis.
Rama Sithanen, expert en système électoral :
L’expert en système électoral, Rama Sithanen, qui a été aussi ministre des Finances, soutient qu’il a été toujours en faveur d’un financement public. Toutefois, il maintient qu’il faut bien voir les clefs de répartition afin qu’aucun parti ne soit désavantagé. « L’Etat subventionnera combien ? Quel montant des fonds publics sera utilisé ? Est-ce qu’on va accepter un financement privé ? Toutes ces questions doivent être éclaircies avant de finaliser la loi concernant le financement des partis politiques », souhaite-t-il.
Ashok Subron Rezistance ek Alternativ : « Le gouvernement doit apporter ses propositions sur la réforme du système électoral »
Ashok Subron de Rezistance ek Alternativ affirme que pour l’instant il est difficile de se prononcer dans quelle mesure les règlements vont affecter son mouvement. Toutefois, il laisse entendre que son organisation a été pour la réglementation du financement des partis politiques par les entreprises faisant partie du privé.
Le syndicaliste a fait comprendre qu’il attend toujours le projet de loi. Cependant, il a souhaité que le gouvernement doit apporter ses propositions sur la réforme du système électoral. A ce sujet, il a souhaité que le gouvernement le fasse à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de Maurice.
Vinod Seegum : « J’accueille favorablement la décision de l’Etat de financer les partis politiques »
Pour le président de la Government Teachers Union (GTU), Vinod Seegum, la question du financement des partis politiques fait débat depuis plusieurs années. « La situation est malsaine. Il faut organiser un débat et introduire une loi pour assainir la situation », dit l’enseignant-syndicaliste, qui a ajouté qu’on ne peut fausser le processus démocratique. « J’accueille favorablement la décision du gouvernement d’introduire une loi pour financer les partis politiques. Toutefois, le gouvernement doit prôner une politique de transparence sur cette question du financement des partis politiques », a-t-il ajouté.
Reza Uteem, député du MMM :
Le député du MMM, Reza Uteem, est d’avis qu’il faut organiser un débat national sur la question du financement des partis politiques. Soutenant qu’il est d’accord sur l’aspect de financement qui est prioritaire, il se demande ce qu’il en est de la transparence au niveau du privé. Aux dires du député, chaque parti doit publier la liste des donateurs.
Naraindranath Gopee ( FCSOU) : “This is out of question”
Le président de la Federation of Civil Service and Other Unions, Naraindranath Gopee, affirme que le gouvernement ne peut utiliser l’argent des contribuables pour donner aux partis politiques. « Si ene dimoune envie vinne politicien c’est so décision personnelle. Pas capave mélange et servi l’argent public ensemble. L’argent public pour servi pour développement pays. L’Etat péna aucun droit de financer les partis politiques. This is out of question », a-t-il ajouté.
Rajen Bablee ( Transparency Mauritius) : «Il serait nécessaire d’avoir un contrôle efficace sur les transactions politiques »
Rajen Bablee (Transparency Mauritius) affirme qu’il serait nécessaire d’avoir un contrôle efficace sur les transactions politiques si la possibilité d’un financement des partis politiques se précise dans un document final. Il rappelle que toute transaction en liquide pour un montant de Rs 500 000 est contraire à la loi. Rajen Bablee a aussi soutenu qu’on n’a jamais entendu parler d’un « suspicious transaction report » impliquant un parti politique ou un politicien.












