FOOTBALL…ÉQUIPE DE FRANCE
Deux matchs amicaux à trois mois d’un Mondial n’apportent jamais des tonnes de certitudes, loin de là. Mais les affrontements contre la Colombie et la Russie ont tout de même permis de tirer quelques leçons, de dissiper quelques doutes et d’en installer d’autres.
Le lièvre et la tortue
France-Colombie, Russie-France. Russie-France, France-Colombie. L’histoire d’un miroir inversé. Un soir, les Bleus foncent tête baissée dans leur match, mènent 2-0 en moins d’une demi-heure, puis lèvent le pied et se font cueillir 3-2 comme des nazes. Un autre, ils mettent un temps fou avant de se lâcher et finissent par l’emporter 3-1 après avoir proposé plus de 40 minutes de non-jeu. Mais entre le lièvre qui part trop vite, puis s’essouffle et la tortue qui avance lentement, mais sûrement, on préfère la deuxième option. Tout n’a pas été réussi à Saint-Pétersbourg, loin de là. Et malheur à celui qui tirerait des leçons définitives d’une victoire contre un adversaire aussi faible que la Russie. Mais au pays des tsars, les Bleus ont au moins prouvé qu’ils savaient encore monter en puissance et sortir la tête de l’eau après une entame de match pas terrible. Au Mondial, les Australiens, les Péruviens et les Danois ne demanderont qu’à jouer un mauvais tour à l’équipe de France. Et il vaudra mieux démarrer mollement avant d’en coller trois en deuxième mi-temps que de marquer rapidement, se voir trop beau, et se faire bouffer dans la dernière demi-heure. Rien ne sert de courir, il faut partir à point disait le poète. Le genre de truc qu’on apprend dès l’école primaire.












