Santé sexuelle et reproductive : Un atelier de travail sur les services de planification familiale
Les services de planification familiale et les méthodes de contraception feront l’objet de discussions lors d’un atelier de travail qui se tiendra le mercredi 11 juillet 2018 à l’hôtel Voilà à Bagatelle. Cette initiative du ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de la Population, observée le 11 juillet chaque année.
L’atelier verra la participation d’une cinquantaine de participants des ministères de la Santé et de la Qualité de la Vie ; de la Jeunesse et des Sports ; et de l’Egalité des Genres, du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la Famille ainsi que des organisations non gouvernementales. L’objectif est d’accroître les connaissances des participants par rapport à la planification familiale et aux méthodes de contraception afin qu’ils puissent mieux sensibiliser la population.
Plusieurs présentations seront à l’agenda notamment les statistiques par rapport à la planification familiale ; les services de santé reproductive offerts par le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie ; les méthodes de contraception; l’importance de l’espacement des naissances pour mieux protéger la santé des mères; et les séances de planification familiale dans des régions défavorisées.
Le thème retenu cette année est ‘La planification familiale fait partie des droits de l’homme’. Cette année marque le 50e anniversaire de la Conférence internationale des droits de l’homme de 1968, où la planification familiale a été, pour la première fois, reconnue mondialement comme un droit de l’homme. La Proclamation de Téhéran stipule que ‘les parents ont un droit humain fondamental de déterminer librement et de manière responsable le nombre et l’espacement de leurs enfants’.
Ainsi, selon les associations nationales qui traitent de la planification familiale, les femmes et les filles n’ont pas à subir l’épuisement ni le danger de grossesses trop nombreuses et trop rapprochées. Les couples ont le droit de choisir à quelle fréquence embrasser la parentalité ou même d’y renoncer.
| Données démographiques à Maurice
Selon le Family Planning and Demographic Yearbook 2016 publié par le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie, les trente dernières années ont été caractérisées par une baisse progressive dans le taux de natalité passant de 13,5 naissances pour mille en 2007 à 10,1 en 2016. Le ratio de mortalité maternelle est passé de 0,28 et 0,69 pendant la période de 2007 à 2016. Le taux de mortalité infantile se situait à 11,6 pour chaque 1 000 naissances en 2016 alors qu’en 2007, le taux était de 15,3 pour mille. Le taux de fertilité a également connu une baisse passant de 5,86 enfant par femme en 1962 à 1,71 en 2007 et 1,37 en 2016. Par ailleurs, les données révèlent une chute dans le taux de nuptialité qui est passé de 18,9 mariages par 1, 000 en 2007 à 16,2 mariages par 1,000 en 2016. |












