Drogue: Ramgoolam est politiquement responsable de la décadence



Navin Ramgoolam se donne en spectacle dans la démagogie. Vendredi dernier à la Rue St Denis à Port Louis, il trouve moyen de critiquer l’action du Premier ministre Pravind Jugnauth contre la mafia de la drogue et de mettre en doute la volonté de celui-ci à traduire dans les faits les recommandations de la commission d’enquête Lam Shang Leen.

Le leader du parti travailliste veut à travers son jeu politique de bas étage faire oublier son propre échec face au commerce illicite de drogue qui a ruiné des milliers de jeunes et leurs familles. Le trafic de la drogue avait pris des proportions alarmantes sous le règne des travaillistes. Les trafiquants du commerce de la mort ne furent jamais inquiétés. Bien au contraire, ils ont eu le champ libre pour étendre leurs activités avec, en prime, la prolifération des drogues synthétiques qui a transformé le trafic et la consommation de la drogue dans le pays.

En raison de l’inaction des travaillistes, la drogue synthétique est aujourd’hui disponible dans les collèges, dans les quartiers et dans d’autres circuits jadis bien protégés. Le danger est partout. De plus, Maurice est devenu une plaque tournante du commerce des stupéfiants dans cette partie du monde. C’est cela le bilan de Ramgoolam.

Navin Ramgoolam est politiquement responsable de la décadence sur le plan du law and order, en particulier la déflagration du problème de la drogue.

La population a su faire le bon choix lors des dernières législatives. Une fois arrivé aux affaires, le gouvernement Lepep a fait du combat contre la drogue une de ses priorités.

Sir Anerood Jugnauth a fait montre de la même détermination qui l’animait lorsqu’il avait livré une rude bataille dans les années 80, et ce au péril de sa vie, contre la mafia. En tant que Premier ministre, il a institué une commission d’enquête sur la drogue pour prendre la mesure du fléau et y trouver des solutions durables pour assainir la société.

Avec son accession au poste de Premier ministre, Pravind Jugnauth, a apporté une vigueur inégalée à cette lutte. Sous son leadership, les arrestations et saisies de drogue les unes les plus spectaculaires que les autres se sont succédées. Les gros trafiquants sont soit en état d’arrestation, soit soumis à étroite surveillance.

Certes, il reste encore un gros travail à abattre pour les mettre en hors état de nuire, compte tenus des moyens dont ils disposent tant à Maurice qu’à l’étranger. La mafia s’est infiltrée dans des institutions vitales du pays, et cela rend la tâche des autorités encore plus compliquée.

Mais le gouvernement ne baisse pas les bras. Il n’a pas tardé à agir une fois que la commission d’enquête sur la drogue ait soumis son rapport. Un comité interministériel a été institué pour veiller à la mise en œuvre efficace des recommandations du rapport. Le comité s’est réuni pour la première fois vendredi dernier sous la présidence du Premier ministre. Le chantier est lancé.

La population commence à respirer. Elle est convaincue du sérieux du Premier ministre et de son équipe face au fléau de la drogue. Mais il faut aussi reconnaitre le courage politique de Pravind Jugnauth dans ce combat. Il n’a pas hésité à trancher et à demander à des membres de son propre parti de démissionner de leurs postes respectifs dans le sillage de la publication du rapport de la commission d’enquête en attendant d’autres développements sur le plan de la justice.

 

Posted by on Aug 15 2018. Filed under Uncategorized. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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