À La Haye…soutien indéfectible de l’Inde sur le dossier Chagos…
Idem pour les îles Marshall, le Guatemala et l’Union Africaine soutiennent la cause mauricienne
…position intéressante pour Belize, Botswana, Brésil, Chypre
Venu Rajamony : « l’Inde maintient sa position et reconnaît pleinement la souveraineté de Maurice sur les Chagos »
À La Haye pour la première partie des travaux, ce mercredi 05 septembre, quatre États ont déposé devant les 14 juges concernant le dossier Chagos. L’Inde déclare reconnaître la souveraineté de Maurice sur les Chagos et maintient que la décolonisation demeure, jusqu’ici, incomplète. L’Inde est représentée par son Ambassadeur aux Pays-Bas, Shri Venu Rajamony.
Au début de son intervention, il a souligné : «C’est un grand honneur pour moi de représenter l’Inde devant la Cour Internationale de Justice. Cette Cour a été consultée pour donner un avis général sur l’Archipel des Chagos» L’Ambassadeur de la Grande Péninsule a tenu à préciser que tous les détails figurent dans le rapport écrit. «La décolonisation de Maurice a-t-elle êté menée à bien au regard du Droit international, suite au démembrement des Chagos en 1965 et à l’Indépendance de Maurice en 1968», s’est-il demandé.
Tout en mentionnant plusieurs résolutions, dont 1514 en 1965, 2066 en 1965 et 20237 (20 décembre en 196)6, Venu Rajamony a affirmé qu’en marge de la mise en place d’une base militaire aux Chagos, l’Archipel était détaché de Maurice par le biais d’un accord entre Maurice et le Royaume Uni. «En sus des échanges sur l’utilisation des Chagos, il y a eu des indemnisations, le droit de pêche, l’exploitation des ressources minières et le retour à Maurice quand ce ne sera plus nécessaire», a expliqué l’ambassadeur de l’Inde. Il a souligné qu’à maintes reprises, Maurice a insisté qu’il faut lui rendre les Chagos quand les îles ne sont plus requises.
Il a rappelé que Maurice s’est saisi de la CIJ le 28 février 2018 en vue de l’obtention d’un avis consultatif. A cet effet, il a souligné que plusieurs questions ont été soumises à la Cour, notamment des aspects historiques (statut de l’Archipel des Chagos…) et d’autres mesures appropriées, nécessitant un avis consultatif.
«La Cour en élaborant sur son avis devrait analyser certains facteurs, plus particulièrement d’établir à qui appartient l’Archipel des Chagos. L’analyse des facteurs, à notre sens, doit s’associer à la colonisation de Maurice», a-t-il argué. Il a insisté sur l’analyse des faits de l’Archipel des Chagos, à l’ère coloniale et post-coloniale. «Force est de constater que les Chagos ont toujours fait partie du territoire mauricien, selon les termes de l’accord de novembre 1965», a-t-il dit.
Pour ce qui est de la restitution des Chagos, Venu Rajamony a affirmé que Maurice en a formulé la demande au Royaume Uni (RU). «Même si le RU n’a fixé aucune échéance pour le faire, il est un fait que conformément à la Constitution de Maurice, l’Etat mauricien reconnaît les Chagos comme ses outer island et non comme le British Indian Ocean Territory(BIOT). Ainsi, Maurice a réitéré que les Chagos font partie intégrante de son territoire en Droit mauricien et en Droit international», a argué l’ambassadeur.
Par ailleurs, Venu Rajamony a insisté qu’il est crucial de déterminer si le processus de décolonisation a été mené à bon escient. «Il faut mettre un terme au colonialisme sous toutes ses formes»
À la fin de l’audience publique du matin, l’ambassadeur Venu Rajamony, a accordé une interview à la presse. Il déclare que l’Inde a maintenu sa position et reconnaît pleinement la souveraineté de Maurice sur les Chagos. L’Inde qui, dit-il, réaffirme les relations amicales et fraternelles avec la République de Maurice.
Les États-Unis, quant à eux, ont invité la Cour à refuser un avis consultatif. Alors que le Guatemala a répondu à certains arguments du Royaume-Uni et soutenu fermement les demandes mauriciennes, tout comme les Îles Marshall.
Mercredi aux audiences publiques au Palais de la Paix à la Haye, les représentants de 4 pays sont intervenus hier. Tour à tour les légistes du Belize, du Botswana, du Brésil et de Chypre ont apporte leur soutien aux 2 questions soumises à la cour Internationale. Ils souhaitent un Avis Consultatif dans le sens de la décolonisation complète de l’état mauricien.
Les îles Marshall et le Guatemala soutiennent la cause mauricienne
Lesther Ortega, ministre conseiller, est intervenu au nom du Guatemala. Selon lui, le Royaume-Uni a tenté de faire planer le doute lundi sur la résolution 71 292 de l’Assemblée générale en ce qui concerne l’avis consultatif. Le Royaume-Uni avait dit que la résolution aux Nations unies avait été préparée par Maurice uniquement et adoptée par moins de 50 % des membres.
Idem pour les îles Marshall, qui ont choisi de défendre la demande d’avis consultatif de Maurice. Caleb Christopher, conseiller juridique avance que la compétence de la cour ne fait pas de doute, car ce sont les Nations unies qui ont demandé une assistance juridique. Il ajoute que les négociations n’étaient pas équilibrées au moment des faits.












