Ethnicité : Calculs politiques erronés
Récemment, l’Express est revenu sur la question démographique basée sur l’ethnicité du pays.
Tout cela, soi-disant par rapport à la détermination, la conviction, l’honnêteté et le courage de Pravind Jugnauth de venir enfin avec une vraie réforme électorale. S’ajoute à cela, le rapport de Genève sur les inégalités sociales et économiques entre les différentes ethnies de Maurice.
Mais certains médias avec des agendas cachés et des hommes politiques avec leurs agendas connus, ont déjà fait leurs calculs pour les prochaines élections.
S’il est incontestable que dans le passé, plusieurs élections se sont déterminées sur la question raciale, 2020 s’annonce différente.
D’ailleurs, le chef du communalisme scientifique, Paul Bérenger et l’expert en division de notre société, Navin Ramgoolam en sont bel et bien conscients. Le premier nommé est contre un nouveau recensement à base communale, le second a joué aux abonnés absents sur toute la question.
Le PMSD, pour sa part, après s’être fait doucher à la partielle du No 18, veut reprendre du poil de la bête en soutenant qu’un tel recensement peut se faire pour aider dans le domaine médical etc.
Mais tous ces calculs sont faux car en 2020, ce sera la bataille entre la moralité et l’immoralité. Pravind Jugnauth incarne le premier et ses adversaires le second.
Il faut reconnaître que le gouvernement de Pravind Jugnauth est loin d’être parfait mais il n’est pas pire que l’ancien régime. Toutefois son Primeministership, par contre, mérite d’être loué !
Ramgoolam et Bérenger peuvent attaquer le présent gouvernement mais valeur du jour, ils n’ont aucun argument crédible contre Pravind Jugnauth comme Premier ministre. D’où leur décision de revenir à leurs anciens démons, le communalisme scientifique et la division.
L’ethnicité a été pendant longtemps une forme d’identification, un foyer effectif de mobilisation de groupe pour des buts politiques concrets. La contribution particulière de l’ethnicité à cette mobilisation politique est de fournir un idiome qui favoriserait la solidarité de groupe et qui d’une certaine manière dissimulerait les intérêts spécifiques communs pour lesquels la bataille est menée.
Les approches instrumentalistes situent donc l’ethnicité comme ressource mobilisable dans la conquête du pouvoir politique et des biens économiques. Leur mérite est de montrer que l’ethnicité n’est pas une réalité primordiale ineffable, mais qu’elle peut évoluer en fonction des circonstances et dans une certaine mesure du choix des individus.
Le vote sur la base ethnique est un phénomène complexe. C’est un acte personnel, mais qui s’inscrit dans des démarches collectives, des cultures et des traditions.
Mais cela a changé et c’est cela aussi la plus grande crainte des adversaires de Pravind Jugnauth. Car avant que ce dernier ne prenne les rennes du pays il y a peu de temps, les programmes électoraux importaient peu, puisque les choix se portent d’abord sur les candidats, leur appartenance raciale et non sur les idées.
Ce temps est pratiquement révolu et la donne ne sera pas valable en 2020. Inutile aussi de faire confiance aux groupuscules comme Resistanz Ek Alternativ qui risquent d’occasionner une plus grande désillusion.
Ce qu’il faut alors décrier, c’est la récupération politique du phénomène ethnique pour exclure d’autres ethnies dans la gestion du pouvoir d’Etat.
Mais encore une fois, ce calcul ne tiendra pas en 2020.
Néanmoins, si Ramgoolam, Bérenger et Duval continuent à chercher de ce côté-là, ils risquent d’être fortement déçus. Il y a eu un métissage graduel durant ces dix dernières années. De nombreux mariages mixtes entre différentes communautés mais aussi entre différentes castes.
La victoire de Modi, Macron voire même Trump ont une seule similarité. Cela a été une victoire de la personnalité face à la démagogie.
En termes de personnalité, personne n’arrive, à ce jour, à oser se mesurer à Pravind Jugnauth. D’où les bassesses et attaques contre son père et son épouse et son entourage.
Mais le Mauricien de 2020 a autant électoralement mûri que l’Indien, le Français et l’Américain qui ont fait basculer tous les pronostics électoraux récemment. Les idées politiques ont leur importance, mais cela dépendra de ou des personnes qui les véhiculent. Car un menteur qui dit des vérités, reste un menteur.
En attendant qu’il change votre vie en dix jours, contemplons les changements du présent menés par le gouvernement de Pravind Jugnauth !
Makoumba Kotoba












