Chelsea Ing Seng Ah Yuen (Afro Jaune)…Une véritable pépite de la scène musicale mauricienne
- « Je rêve de devenir une chanteuse professionnelle »
Nouveau visage dans le paysage musical mauricienne : Chelsea Ing Seng Ah Yuen a sorti son premier album « Afro Jaune » cette année. De son nom d’artiste Afro Jaune, elle est jeune, belle et attirante. De plus, sa carrière décolle déjà avec succès. Issue de la localité de Roche-Bois, Chelsea possède plusieurs cordes à son arc. En effet, outre le fait d’évoluer dans différents styles musicaux, elle pratique aussi plusieurs instruments de musique dont la guitare, l’ukulélé, et la mandoline… Son rêve, est d’être une chanteuse professionnelle. Rencontre.
Ashley Jacques / Hope Jean-Louis
Du talent elle en à revendre et porte sur ses épaules des projets d’envergure. Chelsea Ing Sen Ah Yuen, de son nom de scène « Afro Jaune », fait partie des nouveaux venus de la scène locale à Maurice. Cette habitante de Roche-Bois affirme que son amour pour la musique remonte à de sa tendre enfance. « Lorsque j’étais encore petite, j’avais reçu une guitare sous forme de jouet d’une de mes voisines. Voyant que cet instrument m’intéressait, mes parents ont décidé de m’offrir une guitare en cadeau pour mes sept ans », affirme Chelsea.
Véritable passion pour la musique
Cette dernière avoue que ce n’est que deux années plus tard, soit à l’âge de 9 ans, qu’elle a commencé à jouer de la guitare avec l’aide de Jean-Daniel Norbert qui était son enseignant à l’école primaire Saint-Jean-Baptiste de la Salle RCA à Port-Louis.
Les années passent et sa véritable passion pour la musique augmente de plus en plus. Et c’est à l’âge de 13 ans, alors étudiante dans un collège privé de la capitale qu’elle goûte à sa première scène. Elle se rappelle ses débuts comme si c’était hier. « Un beau jour alors que je grattais ma guitare en poussant une chansonnette en classe, mon institutrice de français, Mary-Jane Lajeunesse, m’a accostée pour me dire qu’elle était impressionnée par ma voix. Elle m’a ainsi proposée de passer une audition afin de participer à la Prize Giving Ceremony à l’école », se remémore-t-elle.
Après une audition, la candidature de la jeune chanteuse est retenue. Au sourire et au contact facile, Chelsea décide d’intégrer la chorale de son école. Pour elle, c’était un moyen de pratiquer sa voix et de se défouler à travers la musique. Deux ans plus tard, Chelsea représente son école à une compétition inter-collège dans le domaine musical. « A ma grande surprise, j’ai raflé le deuxième prix de cette compétition. J’avais interprété la chanson ‘Just the way you are’ de Bruno Mars. Mes parents, tout particulièrement ma maman a été vraiment conquise par ma prestation. Elle m’a encouragée à aller de l’avant dans la voie musicale », renchérit Chelsea.
Sa rencontre avec Dallon
En 2015, Chelsea fait la rencontre de Mario Potiron de son nom d’artiste Dallon, figure très connue dans l’univers musical à Maurice. « Ma rencontre avec Dallon est un pur hasard. Je devais passer devant sa porte pour regagner ma maison après mes heures de classe. A chaque fois que le croisais dans la rue, il me disait si je voulais devenir une star », se souvient l’habitante de Roche-Bois.
Après avoir consulté ses parents, Chelsea prit deux années pour accepter la proposition de Dallon. Un choix qu’elle dit qu’elle ne regrettera jamais. « A ce moment de ma vie, je voulais faire une croix sur la musique au profit de mes études. Mais l’encouragement des membres de mon entourage et les conseils de mon mentor Dallon m’ont aidée à me ressaisir », se souvient-elle.
Sa rencontre avec Dallon s’est révélée très fructueuse. Et à peine quelques mois, Mario Potiron lui aura appris à manier avec une extrême dextérité le yukulélé et la mandoline. « Dallon m’a aussi été d’une grande aide en 2017, lorsque j’ai concouru à une compétition de chant avec pour objectif de décrocher une formation dans le domaine de la chanson. Les conseils et les techniques qu’il m’a prodigués a porté ses fruits car grâce à son aide, j’ai pu remporter cette compétition », dit-elle un sourire au visage.
Album
Quelque temps plus tard, l’idée a germé dans l’esprit de Dallon d’écrire un morceau que Chelsea puisse interpréter. « Lorsqu’on s’est mis à travailler ensemble, nous sommes arrivés à écrire un album de douze titres », dit la jeune habitante de Roche-Bois qui a une signature vocale extraordinaire.
C’est en juillet de cette année que l’album de Chelsea a été mis sur le marché. L’album porte le nom d’artiste de Chelsea, Afrojaune. « J’ai choisi de m’approprier le nom Afrojaune ; afro en reconnaissance de l’Afrique dont Maurice fait partie. Jaune qui signifie la culture chinoise », précise-t-elle.
Chelsea a aussi écrit un titre pour son album : « Laboutik Ah-Koon ». Cette chanson, dit-elle, a une dimension particulière car c’est la boutique de son père dont le nom est Ah-Koon. « Cette boutique a une riche histoire derrière elle. Nombreux sont les habitants de Roche-Bois qui faisaient du séga sous la varangue de cette boutique », précise-t-elle. D’ajouter que la chanteuse Nancy Derougère avait utilisé ce lieu pour son clip ‘Kan tambour baté’.
Jeune et ambitieuse, Afro Jaune possède aussi plusieurs cordes à son arc. En effet, elle peut interpréter des chansons de différents styles de musique.
Divers styles de musique
D’ailleurs, dans son album, on peut l’entendre sur divers styles de musique dont le reggae, le reggaeton, le kizomba, la biguine antillaise, le zouk, le séga love, le gros séga, le séga moral, le dancehall, l’afro entre autres. Quid de la pratique de musique, Chelsea se dit être une véritable touche-à-tout. Outre la mandoline, la guitare et l’ukulélé, elle joue aussi au djembé, à la ravanne, au piano et au violon. « J’aime tout ce qui touche à la musique, c’est pour cette raison que je pratique autant d’instruments de musique », indique-t-elle.
Outre son expérience avec Dallon, Chelsea avait, en 2003, participé à une compilation ‘Soufrans nou lamour’ de Fabiola et Sylvan Atock. Elle a aussi prêté sa voix à la nouvelle version de la chanson ‘Donn to lamé’ qui a été remaniée dans le cadre des 50 ans de l’Indépendance de Maurice.
Des rêves et des projets
Actuellement en Lower VI, Afro Jaune caresse le rêve de devenir une chanteuse professionnelle. « Mon rêve c’est de pouvoir un jour monter sur une scène en vue de conquérir le public étranger », dit-elle. Cette dernière dit aussi vouloir changer la mentalité des gens afin de démontrer que la musique n’a pas de barrière.
Afro Jaune a tenu à remercier Mario Potiron, la famille Atock, Mary-Jane G. Lajeunesse, ses amies de classe, les membres de son groupe typique, sa famille et tous ceux et celles qui l’ont toujours aidé à préserver dans sa carrière d’artiste. Elle dit réserver pas mal de surprises à ses fans à l’avenir.
source: Le Xournal












