Pour combattre les abus sur les réseaux sociaux
Mieux comprendre les amendements sous le Judicial and Legal Provisions Bill
A qui s’adressent ces amendements ?
Une chose est sûre, ces amendements ne visent pas ceux qui se comportement correctement sur les réseaux sociaux dont Facebook et YouTube. Par contre, ils concernent ceux qui veulent tous le temps faire du mal à autrui.
Ternir la réputation des gens, les dénigrer souvent par le biais des « fakenews » ou encore en essayant de lancer des campagnes mensongères qui portent atteinte à la dignité humaine, les dérapages sont incontrôlables. Souvent, il existe une sorte de frénésie de la part de ceux qui « comment », « like » ou partagent ces posts tous en sachant que c’est quelque chose de mauvais. Il y a récemment eu les insultes contre la Miss Mauritius pour que bien plus tard on se rende compte que ses propos dans un journal ont été mal rapportés. Pourtant, elle s’est fait lyncher et insulter sur Facebook.
D’autres personnes qui se disent aujourd’hui visées par la législation s’adonnent à leurs passe-temps favoris: le dénigrement des adversaires politiques. Bien qu’on soit d’accord pour un débat d’idées, on ne peut toutefois pas accepter le règlement de comptes politiques par la bassesse qui risque souvent de mettre en péril la fragilité de notre tissu social. Nous devons faire un choix dans le type de société que nous souhaitons léguer à nos enfants. Certainement pas une où l’on aspire à prendre le pouvoir dans la calomnie et le mensonge, mais une société dans l’honneur et la dignité. C’est pourquoi à Le Xournal, nous soutenons pleinement les amendements.
Facebook n’est pas une licence pour faire du mal. Elle doit opérer dans le cadre de notre législation. Quand on entend des personnes liberticides de l’Opposition parler de droit et de liberté d’expression, cela nous donne envie de vomir. Il faut savoir que l’Information and Communication Technologies (ICT) Act 2001 criminalisait déjà les abus des réseaux sociaux et autres outils de télécommunication. Avant l’amendement de la semaine dernière, la section 46 de la loi listait 19 délits. Un 20e ayant trait à l’usurpation d’identité a été ajouté et la peine maximale pour tous les délits listés est passée de 5 à 10 ans de prison
Ce qui change
Quels sont les amendements à l’Information and Communication Technologies (ICT) Act qui ont été votés à l’Assemblée nationale le mardi 30 octobre ? Ces amendements font partie du Judicial and Legal Provisions Bill.
Ces amendements se lisent comme suit :
The Information and Communication Technologies Act is amended –
(a) in section 2 –
(i) by deleting the definition of “message” and replacing it by the following definition –
“message” includes any communication whether in the form of speech or other sound, data, text, writings, images, signs, signals or code, or in any other form or combination of forms;
(ii) in the definition of “telecommunication”, by deleting the words “signs, signals, writing, images, sounds” and replacing them by the words “any message”;
(b) in section 46 –
(i) in paragraph (g), by deleting the words “or is likely to cause distress or anxiety” and replacing them by the words “which is likely to cause or cause annoyance, humiliation, inconvenience, distress or anxiety to any person”;
(ii) in paragraph (h), by repealing subparagraph (ii) and replacing it by the following subparagraph –
(ii) which is likely to cause or causes annoyance, humiliation, inconvenience, distress or anxiety to that person;
(iii) by inserting, after paragraph (h), the following new paragraph –
(ha) uses an information and communication service, including telecommunication service, to impersonate, or by any other means impersonates, another person which is likely to cause or causes annoyance, humiliation, inconvenience, distress or anxiety to that person;
(c) in section 47(1), by deleting the words “imprisonment for a term not exceeding 5 years” and replacing them by the words “penal servitude for a term not exceeding 10 years”.
Réactions
Judicial & Legal Provisions Bill
Ivan Collendavelloo déclare que cette loi vise à contrôler les dérives sur les réseaux sociaux
Le Deputy Prime Minister a commenté le vote du Judicial & Legal Provisions Bill, récemment au Parlement. Il a déclare que la loi vise à contrôler les dérives sur les réseaux sociaux et empêcher que les jeunes utilisateurs ne deviennent des proies faciles pour les prédateurs. Selon lui, l’Express n’a rien compris à la situation. Il y a des prédateurs, il y a le «mal » et ceux qui utilisent les outils informatiques et la technologie pour causer du tort à votre fille ou à votre fils. C’est pour cela que le gouvernement a adopté une loi pour punir ces délits. Ce sont les mots utilisés par Ivan Collendavelloo pour expliquer et justifier l’adoption de la Judicial and Legal Provisions Act au Parlement, en particulier, les amendements à l’Information and Communication Technologies (ICT) Act. Le Premier ministre adjoint prenait la parole au Plaza à Rose-Hill le mercredi 7 novembre dernier. Il assistait aux célébrations organisées dans le cadre de la fête de Divali.
Le président de la République par intérim était également présent au Plaza. Barlen Vyapooree a pour sa part déclaré qu’il est nécessaire de se « laisser guider par sa conscience », ajoutant que « cette loi est là pour contrôler les dérives sur Facebook ». Un gouvernement responsable doit agir, a-t-il dit. Le président de la République par intérim a également affirmé : « J’ai utilisé la lumière de ma conscience pour apposer ma signature et donc approuver cette loi. » Il a déclaré que ce sont ses valeurs qui l’ont poussé à signer cette loi.
«S’ils n’ont rien fait de mal, ils ne seront pas inquiétés. Mais forcément, ceux qui font tort à autrui seront sanctionnés. C’est une loi pour protéger les bons», a déclaré Barlen Vyapoory.
Bobby Hureerram : «Ou gagne drwa critik mwa san bizin zour mwa du moman ce bann critique constructive»
Bobby Hurreeram estime que ces lois sont nécessaires pour responsabiliser les citoyens et décourager le lynchage en public en particulier sur les réseaux sociaux. Le Chief Whip a notamment fait référence aux cas de la Miss Mauritius 2018 et d’un candidat de l’émission, « Qui veut gagner des millions. » Lors de la conférence de presse du gouvernement samedi dernier, il a soutenu que ces amendements sont tout à fait en accord à la fois avec la constitution et la liberté d’expression.
La technologie gagne du terrain de plus en plus rapidement et la diffusion des informations sur les réseaux sociaux, qu’elles soient vraies ou non fondées peuvent causer du tort à des familles. «Ena information inn publie pa kone ki vre ki menti me dimounn pran sa coumadir parol sacre. Bizin realise ki reseaux sociaux ena impact negatif oussi».
Bobby Hurreeram fait donc ressortir que des critiques constructives sont tolérées mais pas celles qui incitent au lynchage public et qui portent atteinte à la réputation d’une personne. Selon lui, ces amendements à la loi aideront à responsabiliser davantage les citoyens. De plus, il concède que ces amendements sont tout à fait en accord avec la constitution et à la liberté d’expression. «Ou gayn drwa exprime ou du moment ou pa abiz lor ou drwa».
Quand frustration, lâcheté, racisme et méchanceté se conjuguent sur Facebook !
Jimmy Jean-Louis et la direction de Le Xournal font l’objet d’attaques malveillantes sur Facebook de la part d’un triste individu ayant longtemps sévi dans la presse locale. Dans un post le 31 octobre dernier, il se serait offusqué que notre CEO soit en première ligne pour décrocher le permis d’une radio privée. Comme si, Jimmy était trop noir, trop mazambik, trop kréol ou encore trop descendant d’esclave pour rêver à ce précieux sésame.
L’individu affirme qu’il irait même en cour pour contester une telle démarche. C’est ainsi qu’agissent les auteurs de « fake news ». Ils ne suivent même pas leurs dossiers. Ils ne savent rien mais avalent et gobent ce que des gens malintentionnés vomissent. Car tout le monde sait que la radio privée ne nous intéresse plus. On s’est retiré de la course depuis plus de trois semaines. Nous l’avons publiquement annoncé le 27 octobre dernier soit plusieurs jours avant ce post diffamatoire. Sans doute que nous « ti pou manz are li » si le post était arrivé avant notre décision.
Dans sa lâcheté, l’individu fait exprès de mal écrire notre nom même si on peut clairement identifier celui qu’il attaque. Et d’autres frustrés reprennent en cœur avec des « likes » et des « comments ». Personne n’y échappera. Nous pouvons dire avec fierté que nous ne nous sommes pas acoquinés à de tristes individus, n’avons pas empoché des millions en fréquentant de sinistres personnages, pris de l’argent avec cet entrepreneur venu du Royaume-Uni qui s’est ruiné en croyant financer un journaliste du Parti Travailliste.
Nous n’avons jamais bénéficié des faveurs de l’Etat et ne nous sommes pas fait insulter publiquement par le Premier ministre d’alors lors d’une cérémonie à la State House sur fond de magouilles. Encore moins, n’avons pas fait partie d’un plan pour obtenir le contrat de Catering des avions pour un hôtelier au sein duquel nous aurions occupé un poste important. Nous n’écrivons jamais des articles en fonction de notre caste ou en flattant allègrement un « superb officer ».
Nous ne roulons pas pour un frustré qui après avoir grassement bénéficié des faveurs d’une compagnie contre laquelle dans un premier temps, il avait mené une campagne et qui décide aujourd’hui de régler ses comptes à travers cet individu sur Facebook. La liste est longue mais nous choisissons volontairement d’en faire l’économie. Mais nous disons que nous n’avons pas de morts sur notre conscience. On ne sait pas si on peut en dire autant de tous les grands donneurs de leçons sur Facebook.
Depuis 2005, nous ne travaillons pour aucun grand groupe de presse. Nous menons des combats que nous assumons et n’avons aucune leçon de morale à prendre ou à recevoir de qui que ce soit.












