Tulsiraj Benydhin, PPS des circonscriptions Nos 15 et 18
« La démarche de la MSDTF de choisir Navin Ramgoolam comme invité d’honneur est très mal perçue aux yeux de la population »
• « Le Premier ministre veut insuffler un nouveau dynamisme pour transformer le pays »
• « Le ‘Judicial and Legal Provisions Bill’ a été voté dans l’intérêt des citoyens mauriciens »
Dans une interview accordée à Le Xournal, le PPS des circonscriptions 15 et 18, Tulsiraj Benydhin, exprime ses points de vue sur le « Judicial and Legal Provisions Bill”, la liberté d’expression, les ‘fake news’, la décision de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation ( MSDTF) de choisir Navin Ramgoolam comme invité d’honneur lors des célébrations de la fête Divali, situe l’importance du rôle de l’Electoral Supervisory Commission et de l’Electoral Boundaries Commission, les projets qui se réalisent dans ses circonscriptions et commente la performance de Pravind Jugnauth en tant que Premier ministre.
Sanjay Bijloll
Q : Le « Judicial and Legal Provisions Bill » a été voté avec amendements au Parlement. Pouvez-vous nous situer l’importance de ce projet de loi ?
R : Je dirais que la loi en question n’a pas été votée dans l’intérêt des politiciens mais en faveur des citoyens mauriciens qui ont la dignité et méritent le respect et la justice.
Nous avons la liberté de vivre et d’exprimer nos opinons, mais pas à n’importe quel prix. On ne peut mettre en péril la liberté des autres. Il faut respecter les lois et la Constitution du pays qui garantit la liberté fondamentale. Cependant, toute personne ne peut dénigrer ou ternir l’image d’autrui. « Nobody is above the law ».
Il est dommage de constater que certaines personnes utilisent Facebook qui est un outil de communication pour salir la réputation des autres. On a voté cette loi pour empêcher des abus. Ceux qui utilisent les réseaux à bon escient et qui font des commentaires objectifs et constructifs n’ont rien à craindre. Par contre, ceux qui ont tendance à discréditer les autres ont peur de cette loi.
J’ajouterais que l’Attorney General, Maneesh Gobin, qui est un légiste expérimenté, fait un travail formidable pour protéger les citoyens contre les abus et essaie de mettre fin à des commentaires défavorables, injustes, diffamatoires et blessants.
Q : Pourquoi y a-t-il autant de polémiques de ceux qui disent que le gouvernement veut museler la liberté d’expression et que d’autres parlent de censure ?
R : Le gouvernement ne prône pas une politique de censure. Or, tous ceux qui écrivent ou publient des critiques injustes et inacceptables pour nuire à la réputation des autres ou pour critiquer à tort et à travers le gouvernement doivent assumer leur part de responsabilité. « The comments should be proportionally reasonable and respectable ».
On ne doit pas dépasser les limites ou les bornes. De plus, il faut respecter la dignité des autres et de soi-même. On ne peut aussi prendre des photos pour faire des commentaires néfastes. Il est important de souligner aussi que le gouvernement n’a aucune intention de museler la presse ou d’empêcher la presse écrite ou parlée d’opérer librement. Toutefois, elle doit respecter les lois qui sont en vigueur dans le pays et agir de façon respectable. On ne peut tirer un capital politique en détruisant la réputation ou la dignité d’un individu, politicien ou autre.
Q : La publication de ‘fake news’ cause beaucoup de préjudices à des personnalités et au citoyen lambda. Comment jugez-vous l’attitude des auteurs des publications de fausses nouvelles ?
R : Je ne comprends pas comment certains internautes utilisent Facebook pour faire passer des ‘fake news’. Ce genre d’action qui est méprisable et qui porte atteinte à la dignité d’autrui est condamnable. Il ne faut pas oublier que les dénigrements et les faussetés démoralisent les gens innocents, qui deviennent stressés.
Je demanderais aux internautes de reconnaître la valeur des autres et de se servir de Facebook pour faire des critiques constructives en ne blessant pas la dignité des gens.
Q : Plusieurs associations hindoues ont fustigé la MSDTF et son président qu’ils accusent d’agir comme agents politiques de Navin Ramgoolam ?
R : Selon moi, toutes les associations hindoues doivent garder leur neutralité et leur indépendance. Les dirigeants de ces mouvements ne doivent pas faire de la politique au détriment des autres.
On doit respecter la hiérarchie. Si le Premier ministre a répondu qu’il est pris, la MSDTF aurait dû inviter le DPM, ou VPM ou même un ‘Senior Minister’ comme invité d’honneur.
La MSDTF ne peut brûler les étapes pour finalement décider d’inviter un adversaire direct du chef du gouvernement. Le moins que je puisse dire c’est que l’attitude ou la démarche de la MSDTF qui a choisi Navin Ramgoolam comme invité d’honneur est très mal perçue aux yeux de la population.
Q : Quelle est votre appréciation sur le fonctionnement de l’Electoral Supervisory Commission et de l’Electoral Boundaries Commission ?
R : Les deux commissions sont des institutions respectables et reconnues sur les plans régional et international. Tout politicien ou autre a le droit de faire des propositions et les deux commissions peuvent les étudier. Or, on ne peut aller à l’encontre de l’ESC et de l’EBC, dont les responsables ont une grande expérience et ont fait leurs preuves depuis des années.
On ne peut faire de la politique ou faire pression en critiquant et dénigrant ces institutions. On doit critiquer de façon constructive pour l’épanouissement de ces deux commissions.
Q : Quels seront les futurs projets réalisés au cours des prochains mois dans les circonscriptions que vous représentez ?
R : Il y a beaucoup de projets en chantier dans les circonscriptions No 15 (La Caverne/Phoenix) et No 18 (Belle Rose/ Quatre-Bornes) et ce contrairement à l’ancien régime. Ces projets concernent l’asphaltage des routes, le tout-à-l’égout, le décongestionnement des routes, l’aménagement des piscines, des jardins de loisirs, la construction de nouvelles infrastructures sportives qui permettront aux jeunes d’utiliser des terrains synthétiques et des complexes sportifs pour pratiquer le football, notamment à Parisot, Phoenix, Closel, La Caverne et Cinq Arpents.
Bref, je dirais que le gouvernement est en train d’investir une somme de Rs 600 millions aux Nos 15 et 18 pour améliorer la qualité la vie des habitants de ces circonscriptions.
Q : Que répondez-vous à ceux qui disent que les PPS « assizé, baise casse gouvernement » ?
R : Les PPS effectuent un travail remarquable pour le bien-être des Mauriciens y compris leurs mandants. Bien que notre ‘travail’ sont très ‘challenging and demanding,’ nous sommes très actifs sur le terrain. Les PPS apportent des développements à la portée des Mauriciens.
Nous effectuons des ‘site visits’ et faisons le lien de communication entre la population, le gouvernement et les autorités concernées. D’autre part, nous supervisons les projets. Nous agissons comme facilitateurs, malgré nos limites.
D’ailleurs, le DPM, Ivan Collendavelloo, a salué notre contribution à l’Assemblée nationale car nous participons au processus du développement du pays.
Q : Le gouvernement MSM-ML a dirigé le pays pendant quatre ans. Comment jugez-vous sa performance ?
R : Le gouvernement ne s’épargne aucun effort pour faire progresser, développer et transformer le pays contrairement à l’ancien régime.
Et la population apprécie nos œuvres à savoir l’amélioration de la qualité de vie des gens dont ceux qui se trouvent au bas de l’échelle et ce malgré les critiques de certains.
Q : Quid du rôle de Pravind Jugnauth en tant que Premier ministre ?
R : Le Premier ministre, Pravind Jugnauth est un vrai bosseur. Il fait des sacrifices et aime travailler pour l’avancement du pays et pour changer la vie des gens.
Pravind Jugnauth n’est pas seulement un PM à titre honorifique. Il veut relever les défis afin que Maurice devienne un pays phare dans la région.
Je pense que Maurice qui se trouve 20e au niveau du classement de « Ease of Doing Business » peut davantage progresser sous le leadership de notre Premier ministre.
Pravind Jugnauth s’inspire des œuvres de son père, sir Anerood Jugnauth, qui comme tout le monde le sait a énormément œuvré pour le bien-être de la population et du pays. Il veut insuffler un nouveau dynamisme pour le bien de tous.
Q : Et des ‘back benchers’ remuants au sein de la majorité ?
R : Ils sont libres d’exprimer leurs opinions à l’Assemblée nationale. Or, les ‘back benchers’ ne doivent pas prôner une politique de démagogie et faire du sensationnalisme. Comme les travaux sont retransmis en direct à la télévision, certains membres de l’opposition essaient tant bien que mal d’impressionner les téléspectateurs. Ils font du spectacle en ne respectant pas la Speaker de l’AN et en critiquant les députés de la majorité. Mais la population n’est pas dupe. Les ‘back benchers’ doivent assumer leur part de responsabilité.
Q : Avez-vous un vœu ou souhait en tant que politicien ?
R : Je dirais que tout conseiller municipal, député, PPS, ministre ou autre doit, d’une façon ou d’une autre, contribuer au développement du pays. Ils doivent être impliqués dans le développement de l’île et laisser leurs empreintes pour que la génération future puisse emboîter leurs pas afin que Maurice puisse se transformer en pays où il fasse bon vivre dans une société meilleure.












