Classement des Marchés Financiers Africains (Absa Africa Financial Markets Index)



Les cinq marchés financiers les mieux placés dans le classement 2018 sont les suivants : l’Afrique du Sud, qui reste en tête du classement ; le Botswana, qui est passé de la troisième place l’année dernière à la deuxième place ; le Kenya, qui a progressé de deux points sur un meilleur accès aux devises ; l’Île Maurice, qui est descendue de la deuxième place l’année dernière à la quatrième place ; et enfin le Nigeria, en raison d’améliorations en matière d’efficacité administrative et d’incitations fiscales qui ont renforcé le contexte réglementaire du pays.

Dans sa deuxième année, le classement est un indicateur de premier plan de l’attrait des marchés financiers africains, à l’usage des gouvernements, des investisseurs et des administrateurs de biens dans le monde. « La deuxième édition du classement des marchés financiers africains Absa attire l’attention sur les possibilités d’investissement considérables et le potentiel de marché inexploité des pays sur tout le continent », affirme Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, dans l’introduction du rapport.

« Le développement de marchés financiers bien réglementés, profonds et liquides est une priorité essentielle qui devrait figurer en première ligne du programme de développement de l’Afrique. Le classement ouvre la voie à un débat constructif sur la maturité et l’accessibilité des marchés financiers africains. Il s’agit d’une contribution importante qui aide les décideurs, les investisseurs, les organismes de réglementation et d’autres acteurs du marché à identifier les domaines et les initiatives qui permettront d’apporter les améliorations les plus significatives », affirme Maria Ramos, présidente-directrice générale du groupe Absa.

« Il est encourageant de constater les progrès réalisés par les pays africains, dans de nombreux domaines, pour améliorer l’efficacité des marchés des capitaux », a déclaré David Marsh, président de l’OMFIF. « Toutefois, il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne la solidité des infrastructures de marché et des cadres réglementaires dans toute l’Afrique et nous sommes impatients de suivre les progrès annuels. »

L’édition de cette année étend la couverture à trois autres pays (l’Angola, le Cameroun et le Sénégal) et accorde une attention particulière aux politiques visant à améliorer la croissance du marché, y compris l’intégration financière et l’éducation des investisseurs. Les pays progressent avec des politiques qui soutiennent le développement des marchés financiers sur tout le continent. La stratégie « Twin peaks » de l’Afrique du Sud pour l’amélioration de la réglementation financière et la stratégie de développement du secteur financier du Mozambique s’inscrivent dans les cadres mis en place au cours de l’année écoulée. De telles initiatives ont stimulé les performances du classement dans son ensemble.

Le point qui exige le plus d’amélioration sur tout le continent reste la « capacité des investisseurs locaux ». À l’exclusion des cinq premières économies, les pays restants atteignent en moyenne un score de 22 sur 100 pour ce pilier. Les personnes interrogées ont souligné que le manque de connaissances et d’expertise des administrateurs de fonds de pension et autres propriétaires de biens entrave le développement de nouveaux produits financiers en réduisant leur demande d’actifs et de stratégies plus sophistiqués pour diversifier les rendements. Le classement montre également que l’amélioration des infrastructures de marché et des cadres réglementaires pourrait stimuler les performances des pays au milieu du classement au cours des prochaines années.

Les 20 économies faisant l’objet de l’étude sont les suivantes : l’Angola, le Botswana, le Cameroun, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Kenya, l’Île Maurice, le Maroc, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, les Seychelles, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. Le classement fournit un instrument aux pays désireux de construire une infrastructure financière en effectuant un suivi annuel des progrès réalisés à travers six piliers qui sont : la profondeur du marché ; l’accès aux devises ; le contexte fiscal et réglementaire et la transparence du marché ; la capacité des investisseurs locaux ; l’opportunité macroéconomique ; et la force exécutoire des contrats financiers, des positions relatives aux garanties et des cadres d’insolvabilité.

Posted by on Nov 24 2018. Filed under Economie, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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