“Gilets jaunes” : après quatre heures d’affrontements, le face à face continue sur les Champs-Elysées



Après la mobilisation du 17 novembre, les “gilets jaunes” se retrouvent cette-fois dans les rues de la capitale.

A la mi-journée, ils étaient 23 000 “gilets jaunes” mobilisés en France, selon Christophe Castaner. Le ministre de l’Intérieur précise qu’à Paris, 8 000 personnes se sont retrouvées pour manifester. Une semaine après une première mobilisation qui a rassemblé plus de 280 000 personnes voulant dénoncer, entre autres, la hausse des prix des carburants, de nouveaux rassemblements de “gilets jaunes” sont organisés samedi 24 novembre, notamment à Paris. Alors que les pouvoirs publics ont réitéré leurs mises en garde contre tout débordement, les échanges sont très tendus sur les Champs-Elysées.

Sur les Champs-Elysées, les forces de l’ordre ont du faire l’usage de gazs lacrymogène et de lanceur d’eau pour faire reculer les manifestants. Elles ont également procédé à huit interpellations, dont au moins six pour “jets de projectiles”, a annoncé la préfecture de police de Paris.

Des blocages en cours. Samedi matin, des barrages, des opérations de péage gratuit ou encore divers rassemblements se formaient dans de nombreuses régions. D’après des journalistes sur place, les départements de la Seine-Maritime, l’Eure, le Calvados, la Somme, le Nord, la Gironde, la Haute-Garonne, l’Ariège ou encore le Lot sont concernés.

Champ-de-Mars ou Concorde ? Certains porte-parole des manifestants refusaient que ce rassemblement soit cantonné au Champ-de-Mars, comme le demande le gouvernement, pour se rassembler place de la Concorde ou encore place de la Bastille, où ils comptaient se rendre initialement.

Les forces de l’ordre mobilisées. Le préfet de police de Paris a annoncé qu’un dispositif de protection serait mis en place et qu’il “ne permettra aucun passage sur le bas des Champs-Elysées” pour empêcher les manifestants d’accéder à la place de la Concorde et de s’approcher du palais présidentiel ou de l’Assemblée. Quelque 5 000 membres des forces de l’ordre sont chargés de sécuriser l’Elysée, la Concorde, les ministères, l’Assemblée ou encore le Sénat.

Une autre manifestation à proximité. La journée de samedi s’annonce tendue pour les forces de l’ordre. Car un autre rassemblement, contre les violences sexistes et sexuelles, est prévu ce jour-là. Il doit s’élancer de la place de l’Opéra à 14 heures. Les deux cortèges ne devraient pas se croiser : plus de trois kilomètres séparent les deux lieux.

Posted by on Nov 24 2018. Filed under Actualités, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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