Echos d’ici et d’ailleurs… Jean-Claude de L’Estrac : « Il y a de fortes chances que Pravind Jugnauth soit innocenté dans l’affaire MedPoint… »
- « Navin Ramgoolam n’a qu’une seule intention : retrouver le pouvoir afin de se venger », fulmine l’ancien parlementaire et patron de presse
L’ancien ministre des Affaires étrangères et ancien patron de presse, Jean-
Claude de L’Estrac estime qu’il y a « de fortes chances que le Premier ministre,
Pravind Jugnauth, soit innocenté dans l’affaire MedPoint en 2019 ». Il indique aussi que sur le plan économique, les choses n’est pas si catastrophiques comme certains veulent le faire croire, car « de manière générale, les choses avancent dans la bonne direction ». Cependant, il dit craindre le pire si Navin Ramgoolam retrouve le pouvoir lors du prochain scrutin. C’était lors d’une émission-débat ayant pour thème ‘Performance et bilan’, sur les ondes de Radio Plus, le lundi 3 décembre dernier. Le Xournal a jugé utile de révéler quelques points forts de cette émission radiophonique.
« L’arrivée de Pravind Jugnauth comme Premier ministre a donné un nouvel élan, parceki li aparette comme ene Premier ministre ki focus, malgré le fait ki
lor ene certains nombres de chantiers li reste silencieux. Li ena so agenda et line
decide so bane priorités. Li parett en action ». C’est le constat de l’ancien secrétaire de la Commission de l’océan Indien (COI), Jean-Claude de l’Estrac qui commentait le bilan du gouvernement au cours de ces quatre années au pouvoir. L’ancien patron de presse précise toutefois qu’il serait souhaitable d’attendre la fin du mandat de l’actuel gouvernement pour juger sa performance.
Volonté politique pour enclencher des réformes
D’emblée, Jean-Claude de l’Estrac a donné un aperçu du bilan du gouvernement au cours de ces quatre dernières années. « Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, est à la fois actif et volontariste. Il n’est pas un Premier ministre vase-à-fleurs (…) Il semblerait que le PM a une volonté politique pour enclencher des réformes ». L’ancien patron de presse dit noter que le pays s’est transformé en chantier et qu’il y a un ensemble de progrès qui est en passe de se réaliser notamment sur le plan infrastructurel.
L’ancien parlementaire souligne au passage qu’actuellement, le gouvernement est en train de subir des inconvénients en raison de plusieurs travaux de développement en cours. Mais il indique toutefois, « qu’a un certain moment, ces travaux seront bénéfiques pour l’ensemble de la population ».
Jean-Claude de l’Estrac a, d’emblée, tenu à faire ressortir que malgré les perceptions de part et d’autre sur l’actuel gouvernement, « sur le plan économique, la situation n’est pas catastrophique ». Et d’ajouter que : « Le pays progresse. De manière générale, les choses avancent dans la bonne direction. »
« Ena forte sans ki Pravind Jugnauth gagne so zafer en 2019… »
L’ancien patron de presse estime qu’il y a « de fortes chances » que Pravind Jugnauth soit innocenté dans l’affaire MedPoint en janvier 2019. Si tel est le cas, dit-il, ce sera le « déclic » menant à un rapprochement entre le MMM et le
MSM. L’observateur politique dit constater que la plupart des mesures du gouvernement sont plus ou moins bien accueillies par le MMM qui fait partie de l’Opposition. « Li ariver zot [MMM] tire ene ti laye, mais zot dire ki bane mesures-là, ale dans ene bon direction », dit-il.
Alliances
La question d’alliance pré-électorale a également été abordée au cours de cette émission. D’après Jean Claude de l’Estrac, Paul Bérenger veut « finir sa carrière en beauté » et le MMM connaîtra une implosion s’il continue à dire que son parti ira seul aux prochaines élections générales. Il a rejeté les possibilités d’alliance PTr/MMM et PTr/MSM, et a ensuite souligné que : « Navin Ramgoolam n’a qu’une seule intention : retrouver le pouvoir afin de se venger. »
En ce qu’il s’agit du PMSD, Jean-Claude de l’Estrac a déclaré : « PMSD ene zoli tifi. Li capav fer défilé mais li pas pou ale plis loins ki sa. »
Déclaration des avoirs et la réforme électorale
Sur la question de la réforme électorale, l’observateur politique souhaite que le nombre de sièges attribué sous la dose proportionnelle soit de 20. Il confie que les normes concernant la déclaration des avoirs des élus et des hauts fonctionnaires, sont dans l’ensemble une démarche positive du gouvernement.
« Les avoirs ne doivent pas être un secret d’État car il ne faut pas oublier que la principale clé de cette loi, est d’assurer la transparence », a-t-il ajouté.












