Financement des partis politiques… Rajen Bablee (Transparency International -Mauritius) : « Nous notons des points positifs »
Le directeur de Transparency International (Mauritius), Rajen Bablee, affirme que le projet du gouvernement pour la mise en œuvre d’une loi-cadre pour réguler le financement des partis politiques reprend, dans les grandes lignes, les propositions formulées par Transparency Mauritius depuis quelques années.
Selon lui, on peut parler d’un début de mouvement dans la bonne direction mais il y aura sans doute des ajustements à faire pour rendre cette loi éventuelle plus efficace dans le combat contre le blanchiment et la corruption. « L’absence de réglementation dans ce domaine pendant des années aura permis une quasi-économie occulte de fausser le jeu de la transparence. On note les points positifs suivants : d’abord des pouvoirs étendus pour l’Electoral Supervisory Commission auprès de qui les partis politiques seront enregistrés et qui aura les ressources nécessaires pour enquêter, l’interdiction de se cacher derrière l’anonymat pour faire des dons ainsi que celle de recevoir des dons de pays étrangers et des associations socio-culturelles ainsi que le fait que les partis politiques soient dans l’obligation de tenir des comptes audités », dit-il.
D’autre part, le directeur de cet organisme a souligné qu’il faudra définir les dons en nature car cela peut se traduire en sommes conséquentes ainsi que prévoir des situations où un don est fait à un politicien et non à un parti politique. « Nous n’avons pas de problème avec un financement de l’état du moment que les fonds soient utilisés pour les besoins nobles de la démocratie et que, à la fin du jour, les politiques, tout comme le citoyen ou une association ordinaire soit ‘accountable’. On dit que mieux vaut tard que jamais pour initier un pas positif dans la bonne direction. Faite plus tôt, cette démarche aurait sans doute eu un effet positif sur l’indice de perception de la corruption de cette année », soutient-il.












