Loi pour le financement des partis politiques… L’Opposition n’en veut pas
C’était la même rengaine quand le gouvernement était venu de l’avant avec une législation pour une réforme électorale et l’histoire se répète aujourd’hui avec la loi sur le financement des partis politiques. L’Opposition n’en veut pas et a trouvé toutes sortes de prétextes mardi dernier à l’Assemblée nationale pour ne pas soutenir l’action gouvernementale. L’alliance Lepep a tenu ses engagements envers la population et le Premier ministre l’a bien fait ressortir lors de son intervention sur le Political Financing Bill mardi dernier mais c’était mal connaître les motivations et intentions réelles de l’Opposition qui démontre une fois de plus qu’elle est contre toute évolution des lois encadrant nos mœurs électorales.
Par ailleurs, que pouvons-nous attendre de mieux de la part de ceux qui ont dirigé le pays pendant tant d’années et qui n’ont jamais eu le courage d’initier des législations appropriées pour moderniser les élections à Maurice malgré le fait qu’ils avaient à maintes reprises inscrit de tels projets dans leurs programmes électoraux. Mais c’est ainsi que va la vie chez nous et comme nous le disons souvent ici certains politiciens pensent être en mesure de berner la population ‘at all times’.
Le MMM, le Parti Travailliste et le PMSD ont tous renié leurs engagements mardi dernier en trouvant des soi-disant ‘failles’ dans le projet de loi du gouvernement. Mais on sait que depuis sa création, le MMM en parle et que Navin Ramgoolam lui-même depuis son entrée en politique en 1990 a évoqué le sujet qui figurait même dans le programme gouvernemental de l’alliance Parti Travailliste/PMSD en 1991. Cet attelage avait perdu les élections cette année-là mais en 1995 en alliance avec le MMM, le Parti Travailliste avait remporté une victoire sans appel de 60-0 et le financement des partis politiques figurait en très bonne place dans leur manifeste.
Navin Ramgoolam et Paul Bérenger avaient obtenu plus que la majorité absolue et en face d’eux une opposition squelettique, insignifiante voire carrément inexistante. Mais que s’est-il passé ensuite? Les deux partenaires n’ont jamais entrepris la moindre démarche pour ne serait-ce qu’essayer de paraître sérieux sur ce sujet aux yeux de la population. Ils se sont querellés et chamaillés sur des sujets de moindre importance, des peccadilles touchant plutôt à leurs égos surdimensionnés et l’alliance PTr/MMM a fini par se crasher en 1997, deux ans à peine après les élections sans aucune réalisation digne de ce nom.
Ensuite, en 2000 l’alliance MMM/MSM a bien pris certaines initiatives que ce soit en matière de réforme électorale ou de financement des partis politiques mais là encore par la faute de certains faucons qui voulaient imposer leurs opinions, les projets qui avaient bien progressé n’ont jamais vu le jour. On en parle depuis une trentaine d’années et beaucoup a été dit et écrit sur le sujet mais personne n’a eu le courage d’aller jusqu’au bout avant Pravind Jugnauth.
C’est ce qu’il faut reconnaître aujourd’hui : le Premier ministre actuel ‘means business’ sur tous les sujets d’intérêt national et même si nous pouvons ne pas être d’accord sur toutes les sections du Political Financing Bill, il faut saluer le fait que sous la houlette de Pravind Jugnauth, cette loi est enfin arrivée à l’Assemblée nationale et qu’il y a eu débat. Si l’Opposition était vraiment honnête et sincère, l’ile Maurice aurait fait un bond immense en avant. Mais tel n’est pas le cas car nous avons à la tête des partis politiques de l’Opposition les mêmes personnes qui polluent l’atmosphère politique de ce pays depuis des décennies.
Pour ces derniers, faire de la politique se résume à faire de la démagogie à longueur de journée, du tam-tam pour égayer la galerie, faire les gros titres de la presse et prendre son salaire à la fin du mois sans se soucier du contribuable. Quelles sont les réalisations de Navin Ramgoolam, Xavier-Luc Duval ou Paul Bérenger en matière de renforcement de la démocratie à Maurice?
De 2005 à 2014, il y a eu un règne sans partage de l’alliance Parti Travailliste/PMSD dans notre pays. Tout comme la retransmission en direct des travaux de l’Assemblée nationale à la télévision, Navin Ramgoolam et son compère leader du PMSD n’ont jamais rien fait et aujourd’hui ils ont le toupet de venir dire que le gouvernement actuel est passé à côté de la plaque en ce qu’il s’agit du financement des partis politiques. Malgré toutes les critiques de l’Opposition et d’une section de la presse, le peuple mauricien sait désormais que s’il faut attendre de leur part un agrandissement de l’espace démocratique et le renforcement de nos institutions, il faudra beaucoup de patience et de bougies rouges.
Un lecteur nous faisait remarquer cette semaine que tous les projets infrastructurels que le gouvernement actuel a mis en chantier avaient été initiés par l’ancien régime. Nous le concédons mais nous lui avons déclaré qu’il y a une très grande différence entre la parole et l’action. Le Caudan fly-over, la route Coromandel/Sorèze, le Phoenix fly-over, le Metro Express dont Navin Ramgoolam et Anil Bachoo avaient parlé depuis belle lurette mais au niveau de l’action, zéro. Le gouvernement actuel souffre peut-être d’un déficit de communication mais au moins l’action reste le domaine de prédilection du Premier ministre et c’est ‘essentiel. Il ne prend pas son salaire pour ne rien foutre ou remplir son coffre comme certains.
Le gouvernement MSM/ML n’a aucune leçon à prendre de l’ancien régime et Pravind Jugnauth l’a bien dit encore cette semaine à Osman Mohamed sur le sujet de la gestion de la dette publique. Le gouvernement avance, porte l’île Maurice vers la modernité tout en se souciant des plus vulnérables. Il n’y a qu’à voir ce qui est fait en pour combattre le trafic de drogue dans notre pays. Aucun gouvernement n’avait fait autant pour venir à bout de ce fléau qui ronge notre société. C’est de l’action qu’il nous faut et rien d’autre.
Terra Del Fuego












