Cinéma: Défenseur des ‘ti-dimounes’ : et l’oscar du meilleur acteur revient à Navinchandra Ramgoolam !



On n’aurait jamais pensé qu’il allait exceller autant dans un autre domaine que la politicaillerie mais le leader des rouges nous a montré qu’il a plusieurs cordes à son arc. D’ailleurs on aurait dû s’en douter et ne jamais le sous-estimer quand on retrace les nombreuses casseroles, ‘tempo’ et ‘dekshi briyani’ qu’il traîne depuis qu’il est sous les feux des projecteurs. Raison pour laquelle pour l’année 2019, l’Oscar du meilleur acteur dans la catégorie ‘bon dimoune’ et ‘sympathisant’ ne peut être décerné à nul autre que (roulement de tambours)

Navinchandra Ramgoolam (applaudissements). Le candidat battu dans son propre fief aux dernières élections mérite ce sacre en vertu de sa capacité à interpréter un rôle spécifique dans chaque circonstance. Les failles étaient visibles dans son jeu d’acteur dans ses derniers films, notamment ‘la victime de la grande dame’, ‘la victime de vendetta politique’, ‘le renouveau’ et tout récemment sa nouvelle série ‘l’attentionné et proche du peuple’ diffusée sur les réseaux qui a eu de nombreuses critiques car le rôle ne lui collait toujours pas à la peau. Mais voilà que l’ancien Premier ministre, connu dans le milieu Disney comme ‘le roi lion’, s’est surpassé au deuxième épisode de ‘dépossession des terres’ en faveur du porte-parole de l’Association Justice, Réparation et Restitution, Clency Harmon, qui plaide pour la création d’un tribunal foncier qui traitera des cas de dépossession des terres.

Navin Ramgoolam s’est démarqué surtout par l’abstraction qu’il a faite de son personnage et de ses frasques précédentes pour se présenter comme un saint devant les dépossédés. Et alors que le leader des rouges s’est montré cette fois- ci comme une personne sensible aux difficultés que rencontrent ces personnes qui entament une grève de la faim à l’arrière de l’église Immaculée à Port-Louis depuis une semaine, on ne peut s’empêcher de se remémorer l’époque ‘lev paké aller’ de l’ancien PM. Ou encore ‘to pas conné si to fer la grève de la faim to pou crévé’ quand les rênes du pays étaient entre ses mains. A l’heure d’aujourd’hui, bien que ce dernier tente de montrer tant bien que mal qu’il sympathise avec les grévistes ou les ‘ti-dimounes’, cela saute aux yeux que ce n’est qu’un rôle d’hypocrite qu’il maîtrise de plus en plus. D’ailleurs cela a été osé de sa part de dire qu’une solution par rapport à la demande de la mise sur pied d’une Land Court sera trouvée seulement si le PTr revient au pouvoir. «Fode nou vini mem pou gagne sa solution la », avait-il déclaré lors d’une rencontre avec Clency Harmon pendant sa première grève. Et pour cela, il mérite clairement un oscar.

Rappelons que pendant qu’il était au pouvoir en 2006, Navin Ramgoolam avait aussi déclaré « pou bez dekouyone ar mwa. Je ne vais tolérer aucun chantage », estimant que les demandes de certains anciens employés étaient déraisonnables alors que ces derniers voulaient uniquement retrouver de l’emploi après avoir été licenciés. Le PM de l’époque avait aussi ajouté : « Ces gens-là se complaisent à faire du chantage. Quand je regarde ces gens qui font la grève de la faim, bel bel zom me pe plaignier. Faites la grève c’est votre choix mais je ne céderai pas.

Cela pourra également s’ajouter à de nombreux scénarios qui se sont déroulés dans le passé comme la grève de Mohammad Moustapha connu comme Gandhi, Jeff Lingaya et autres. Des personnes qui ont entamé des grèves de la faim pour défendre leurs droits mais qui ont dû finir à l’hôpital pour dégradation de leur état de santé et malgré cela, Navin Ramgoolam a maintenu son indifférence. « Zordi na pas vine couillonne dimoune… »

Posted by on Oct 6 2019. Filed under Featured, Politique. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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