Déroute remarquable du MMM aux dernières élections
Les vérités ou les faits qui émergent des dernières élections sont vraiment étonnants. Certains peuvent bien avoir la tendance de cacher ces vérités et faits mais les changements intervenus sont révélateurs de la nouvelle manière de penser du peuple de notre pays.
Chez le MMM, on note que le parti qui pendant des décennies faisait élire tous ses douze candidats dans la capitale n’y a fait élire que deux de ses représentants. Cela est incroyable pour ce parti dont le leader prévoyait la victoire dans le pays avant les élections. Autre fait de ces élections qui doit interpeller le MMM c’est que ce parti a pour la première fois de son histoire perdu la caution dans une certaine région.
On n’a pas le droit d’être méchant vis-à-vis du MMM mais avec ses neuf députés au Parlement, le parti n’aura pas encore une fois le poste de leader de l’opposition. Donc, la décadence du MMM est une vérité qu’on ne peut cacher aujourd’hui. Les dirigeants disaient haut et fort qu’il y avait un retour des militants vers le parti, ce qui n’a pas été le cas. C’est le contraire qui a été constaté.
Les faits démontrent aujourd’hui que le MMM n’a pratiquement pas d’assise dans les régions rurales, ce qui est devenu un fait irréfutable. Même dans les régions urbaines, le MMM a fait élire moins de députés que le MSM et le PTr. Il est donc évident que ce parti a perdu son pouvoir de chantage vis-à-vis de ses éventuels partenaires lors des prochaines élections. En même temps, il sera difficile voire même impossible pour ce parti d’affronter les élections seul à l’avenir risquant de disparaître complètement de la scène politique.
Paul Bérenger a déclaré que Navin Ramgoolam n’a pu se faire élire au No 10 et qu’il a eu tort d’abandonner le No 5 mais il semble oublier les défaites des dirigeants de son parti tels que Gunness, Navarre etc. La déroute du MMM était prévisible aux dernières élections et a d’ailleurs était annoncée par plusieurs dirigeants et observateurs politiques du pays.
Au moins Paul Bérenger a eu le mérite de reconnaître le fait que le départ des dirigeants de son parti a cette fois profité aux adversaires du MMM. En fait, les dirigeants comme Alan Ganoo, Steve Obeegadoo ont profité de leurs départs du MMM pour se faire élire en tète de liste dans leurs circonscriptions respectives, chose peut-être jamais vue dans le passé.
Le leader du MMM a aussi fait état des 37 pour cent des voix recueillis par le gouvernement et son analyse a été prise par certains dans la presse le lendemain même de sa conférence de presse. Ce que le MMM oublie de dire quand il parle de ce chiffre c’est le fait qu’il y a eu trois blocs pour affronter les élections. Et surtout le MMM s’est abstenu de faire la comparaison avec les élections de 1976 où son pourcentage de voix avoisinait les 46 pour cent ou plus.
Paul Bérenger s’est aussi dit prêt à remettre son leadership en question dans son parti et qu’il comptait réunir les instances du MMM pour prendre la décision qui s’impose à ce sujet. Ce n’est pas la première fois qu’il adopte cette stratégie. Quand il parle de cela, on sait que l’assemblée qui sera appelée pour prendre la décision ne sera qu’une mascarade et qu’il y aura une manipulation éhontée pour assurer la survie du leadership du parti.
Espérons que le MMM changera de stratégie et qu’il osera reconnaître la vérité pour assurer sa survie dans le pays. Autrement, ce parti risque de connaître le sort d’autres partis de notre pays qui ont disparu malgré leurs luttes et existence pendant plusieurs décennies.












