Politique…l’Opposition de plus en plus démagogue…
« Après avoir envisagé de se retirer de l’échiquier, voilà que Paul Bérenger et Navin Ramgoolam tirent les ficelles dans l’ombre pour tenter d’exister politiquement »
A quoi faut-il s’attendre de la part de cette opposition qui a été laminée lors des dernières élections générales ? Au train où vont les choses il semblerait que nous soyons bien partis pour cinq années de pure démagogie et d’enfantillages.
A quelques jours de la fête de Noël, n’avons-nous pas entendu les deux tristement célèbres voisins de River Walk affirmer par la voix de l’un d’eux qu’il envisageait de se retirer de la politique et qu’il en avait parlé avec son homologue du Parti Travailliste.
Aujourd’hui , après les fêtes de fin d’année et à quelques semaines de la rentrée parlementaire alors que le gouvernement a déjà prévu la lecture du discours-programme par le président de la République, voilà que nous entendons dire que l’Opposition envisage de boycotter cette session. Selon les informations qui circulent, les trois partis politiques qui composent l’Opposition parlementaire ont accordé leurs violons pour être absents de l’Assemblée nationale le 24 janvier prochain.
Donc après avoir envisagé de se retirer de l’échiquier, voilà que Paul Bérenger et Navin Ramgoolam tirent les ficelles dans l’ombre pour tenter d’exister politiquement.
Les résultats des dernières élections sont sans appel car l’électorat a rejeté les deux leaders même si pour Paul Bérenger c’est à un degré moindre du fait qu’il soit arrivé à se faire élire malgré la déroute du MMM. En ce qu’il s’agit de Navin Ramgoolam, les choses sont encore plus compliqués car justement il ne sera pas présent au parlement pour un deuxième mandat consécutif et cela malgré le fait qu’il a changé de circonscription dans une énième tentative de faire oublier ses déboires juridico-politiques.
Au lieu de retirer les leçons de leurs échecs respectifs, Paul Bérenger et Navin Ramgoolam semblent n’avoir rien compris des vœux de l’électorat car au lieu de conclure leurs carrières politiques et de passer à autre chose, ils tentent de repousser leurs dates d’expiration sans aucun plan ni objectif précis qui irait dans l’intérêt national.
C’est un fait que plus personne ne prend ces deux leaders au sérieux et déjà leur démarche visant à boycotter la rentrée parlementaire et la lecture du discours-programme soulève une vague d’indignation dans le pays et sur les réseaux sociaux. Que ce soit dans les rangs de leurs propres partis ou dans le pays en général, les Mauriciens voient ce ‘Move’ d’un très mauvais œil estimant que ceux qui ont été élus pour siéger au sein de l’Assemblée nationale que ce soit dans les rangs du gouvernement ou de l’Opposition ne doivent en aucun cas jouer aux abonnés absents le moment venu et aspirer à leurs salaires sans aucune gêne à chaque fin de mois.
«Le Dr Arvin Boolell ne semble pas être sur la même longueur d’onde que le leader de son parti »
C’est de l’irresponsabilité pure et simple. C’est aussi clair et limpide comme de l’eau de roche que les Mauriciens n’aiment pas ce genre de comportement de la part des politiciens. Les mères et pères de familles qui triment pour joindre les deux bouts à chaque fin de mois et qui font face aux pires difficultés du monde pour réaliser leurs rêves et ceux de leurs enfants, n’aiment pas qu’on se fiche d’eux.
Depuis les dernières élections, nous avons souligné en maintes occasions que l’Opposition n’a aucune crédibilité et aucun sujet important sur lequel surfer en vue d’espérer l’adhésion de la population. L’alliance politique dirigée par le Premier ministre sortant, Pravind Jugnauth a remporté une grande victoire et au lendemain des élections, il était évident que l’Opposition ferait face aux pires difficultés pour attirer l’attention.
Certains individus et autres groupuscules proches du Parti Travailliste et du MMM ont tenté de faire monter la mayonnaise sur le thème des élections truquées mais ils ont essuyé un revers cinglant n’ayant pas réussi à galvaniser les foules autour de ce projet. Le leader du Parti Travailliste étant lui doublement handicapé de par sa non élection a multiplié les déclarations visant à faire croire qu’il tient le bon bout, que le gouvernement va tomber bientôt, que de nouvelles élections seront organisées, que le Parti Travailliste les remportera haut la main et que lui Navin Ramgoolam redeviendra Premier ministre dans un laps de temps de six à huit mois.
Nous notons cependant que le leader de l’Opposition, le Dr Arvin Boolell ne semble pas être sur la même longueur d’onde que le leader de son parti sur cette question de pétition électorale visant à contester les résultats des élections. Même s’il ne le dit pas haut et fort, nous savons tous pertinemment qu’il n’est pas dans l’intérêt du bon docteur Boolell de suivre aveuglément Navin Ramgoolam sur ce terrain et qu’il vaut mieux pour lui d’attendre patiemment son heure parce qu’il est tout à fait normal de prévoir que le leader des rouges poursuivra sa descente aux enfers dans les mois qui suivent.
De par la posture adoptée par Navin Ramgoolam sur cette question des élections, le PTr perd de plus en plus de sympathisants chaque jour qui passe parce qu’aucune personne sensée ne croit aux arguments avancés par le leader rouge. Il n’y qu’à voir le dégoût et les commentaires négatifs qu’il suscite à chaque fois qu’il ouvre sa bouche. Il n’y a que quelques individus très proches de Navin Ramgoolam qui ont participé avec lui au pillage des fonds publics quand il était Premier ministre, qui le soutiennent à l’heure actuelle. Le salut du Parti Travailliste ne peut venir que du Dr Boolell et nous ne pouvons qu’espérer que son heure arrive le plus tôt possible.
Quant au MMM et Paul Bérenger, il n’y a plus rien de positif à espérer de ce parti. Dans quelques mois, les mauves devront affronter les élections municipales et concernant les résultats des élections générales dans les circonscriptions 1, 2, 3, 4,15, 16, 17 et 18 il va sans dire que la déroute sera une fois de plus au rendez-vous. De par ses conversations avec son voisin, Paul Bérenger tenterait donc de dégager une de ces stratégies politiques fumeuses dont lui seul a le secret en vue de berner les derniers militants qui lui accordent encore une certaine attention.
Du côté du gouvernement, il n’y a donc rien à craindre pour l’instant car plusieurs ministres ont déjà trouvé leurs marques et n’attendent plus que la confrontation à l’Assemblée nationale.
Terra Del Fuego












