Ivan Collendavelloo fustige la démagogie de l’Opposition et parle de situation injuste…
« Je suis en fait confronté à quatre contestations en ce qui concerne mon élection. Si cette situation n’est pas contrôlée, je vais me retrouver dans une situation extrêmement injuste où je vais devoir me battre contre quatre cas ». C’est ce que le Premier ministre adjoint, Ivan Collendavelloo, a déclaré dans un affidavit déposé dans la matinée du lundi 2 mars dernier en Cour Suprême, par son avocat Éric Ribot.
Le Deputy Prime Minister a, d’emblée, dans son affidavit fait une demande à la Cour Suprême de mettre en veilleuse, pour l’instant, la pétition électorale logée contre lui par Preetam Seewoochurn, candidat battu de la Reform Party dans la circonscription No. 19 (Stanley/Rose-Hill). En effet, Preetam Seewoochurn réclame l’invalidation de l’élection d’Ivan Collendavelloo dans la circonscription no 19 (Stanley/Rose Hill).
De ce fait, le No 2 du gouvernement propose à la Cour suprême d’accorder la priorité à la plainte constitutionnelle logée le 6 février par Dev Sunnasy et Ivor Axel Tan Yan, candidats battus du parti, 100 % citoyens, dans la circonscription No 19. Ces derniers demandent dans cette plainte, la tenue de nouvelles élections générales et l’invalidation des résultats des législatives du 7 novembre 2019.
Pour Ivan Collendavelloo, « une plainte constitutionnelle a toujours priorité ». Il est d’avis que si les allégations faites dans la plainte constitutionnelle sont fondées, alors le gouvernement en place après les élections générales de novembre 2019 serait dans « l’illégalité ». Il est donc pour lui, « dans l’intérêt public » que la Cour Suprême puisse se prononcer sur la question avant. Le Premier Ministre adjoint Ivan Collendavelloo, était en Cour Suprême dans la matinée du lundi 2 mars pour jurer un affidavit en relation à sa contestation de la pétition électorale soumise contre son élection dans la circonscription Stanley/ Rose-Hill (No 19).
Démagogie de l’Opposition
Commentant sur sa motion parlementaire qui a provoqué des vifs échanges entre l’opposition et la majorité parlementaire au sujet d’un potentiel impair de la part de l’huissier de la Cour Suprême aux abords de l’Assemblée nationale, le 2 décembre dernier, alors que la pétition électorale contre son élection lui a été servie, le Deputy Prime Minister a affirmé que l’Opposition ferait de la démagogie. « Je juge illégale la Notice de dénonciation qui m’a été servie au Parlement et j’ai tout mon droit. Mais je ne comprends pas la réaction de certains membres de l’Opposition », déclare Ivan Collendavelloo. Et d’ajouter que « li telman movais ki sa petition-la finn afekte et bizin mett dehors ».
Dans la même foulée, Ivan Collendavelloo balaie d’un revers de main les fabulations des membres de l’opposition à l’effet qu’il aurait recours à des ‘’delaying tactics’’ pour contrer la pétition électorale au No. 19. « Si je suis en train de faire des ‘delaying tactics’, cela veut dire que les quatre avocats les plus ‘senior’ à Maurice sont en train de comploter avec moi pour faire des choses illégales. Ne faites pas croire des choses comme cela aux gens», rétorque Ivan Collendavelloo. Le leader du Muvman Liberater a maintenu qu’il est en train d’agir dans le cadre de la loi. Il poursuit : « J’ai le plein droit de présenter une motion devant la cour et aussi au parlement. » avant d’exhorter ses adversaires de saisir la Cour suprême contre lui. « Vine devant la cour couma moi monn fer. Mwa mo pedir kifer mo ena raison », a-t-il poursuivi.
Cependant, le DPM dit qu’il constate qu’il y a une divergence entre le leader de l’Opposition, Arvin Boolell, et ceux du leader du MMM, Paul Bérenger.
« D’un côté, je trouve qu’Arvin Boolell est en train de respecter la Cour de par ses propos, tandis que de l’autre côté, Paul Berenger est en train d’utiliser des mots inacceptables », a-t-il déclaré. Pour le No 2 du gouvernement, Bérenger serait en fin de carrière et ne sait plus quoi faire. « Il faut laisser à la justice de se pencher sur qui a raison et qui a tort », conclut-il.
A noter que cette affaire sera de nouveau entendue en Cour Suprême le 23 mars prochain.












