Elections Free and Fair version Parti Travailliste …
Tempos au No 9, argent au No 20 et Macaroni lors des municipales de 2012…
Les Mauriciens se rappellent encore des frasques, irrégularités et pratiques illégales, irrégulières et douteuses commises sous le régime travailliste »
Les déclarations des membres de l’opposition en particulier ceux du Parti Travailliste (PTr), Parti Mauricien Social-Démocrate (PMSD) et Mouvement Militant Mauricien (MMM) à l’effet que les dernières générales qui se sont tenues le 7 novembre dernier n’ont pas été des ‘free and fair elections’ sont hallucinants. Des lecteurs nous ont rappelé qu’il n’y a rien de comparables avec ceux qui se déroulaient sous le régime PTr-PMSD ayant à la tête Navin Ramgoolam comme Premier Ministre.
Il faut dire que beaucoup de frasques et d’irrégularités ont été commis sous le régime Ramgoolam concernant les élections partielles et générales selon bon nombre d’observateurs politiques et des ‘extra-parlementaires’ du pays.
Il est bon de rafraîchir la mémoire des détracteurs et de ceux qui contestent les dernières élections générales de 2 019 que dans le passé, soit pendant la campagne électorale, plusieurs candidats ‘rouges’, auraient distribué des centaines des produits électro-ménagers, y compris des tempos, ‘rice cookers’ et réfrigérateurs, voire même des laptops et ont procédé à la distribution des nourritures à certains habitants dans certaines régions de l’île. Hormis l’asphaltage des routes, (même le soir), le gouvernement d’alors aurait même jugé utile de recruter des personnes dans des hôpitaux et organismes tel le Central Electricity Board (CEB) pour gagner les élections.
Election partielle de 1998 et de 1999
Pour gagner la partielle du 5 avril 1998, au No. 9 (Flacq/ Bon Accueil), le Parti Travailliste avait déployé l’artillerie lourde et pleinement utilisé l’appareil d’Etat pour faire élire Satish Faugoo. Or, en se basant sur la mobilisation sur le terrain, les derniers jours de campagne donnaient Sir Anerood Jugnauth largement comme le favori pour remporter l’élection partielle. À un meeting, tenu la veille du scrutin à Lallmatie, le MSM avait réuni deux fois plus de monde que les travaillistes qui avaient terminé leur campagne à Bon-Accueil.
Elections « tempos » au No 9 en avril 1998
Tout le monde attendait une victoire de SAJ, mais le Parti Travailliste, n’avait pas respecté l’esprit de ‘fair play’ lors de cette joute électorale. Conscient que son poulain, Satish Faugoo, avait un redoutable adversaire en face de lui en la personne de SAJ, le PTr aurait leurré des habitants du No 9 en termes d’argent, des fausses promesses et de recrutements, etc… pour remporter la victoire. Par exemple, des lettres sans valeurs légaux émanant du ministère du Logement et des Terres avaient été distribués à gogo aux squatters de Belle-Mare. Un gynécologue suspendu et sévèrement critiqué au Parlement dans des cas de négligences médicales ayant entraîné des pertes de plusieurs femmes à Maurice et à Rodrigues obtint sa réintégration en échange du support de sa famille. Des « tempos » et autres équipements électroménagers, et même des cartables avaient été offerts pour faire élire Satish Faugoo. Ce qui fut l’une des campagnes les plus sombres de notre histoire sans compter le langage communal et infecte des dirigeants rouges.
1999 : Distribution d’argent, asphaltge, recrutement et Stauffer au No 20
Un an plus tard, le 19 septembre 1999, Xavier-Luc Duval, candidat de l’alliance PTr-PMXD, à Beau-Bassin/Petite Rivière, se déjoue de Françoise Labelle, alignée par la défunte fédération MSM-MMM. Il faut dire que l’élection avait été provoquée par la démission de Joceline Minerve. Alors que cette circonscription a longtemps été fidèle au MMM et que les pronostics donnaient Labelle gagnante, le PTr-PMSD avait misé gros pour gagner l’élection partielle. Le cocktail était explosif : utilisation de l’image de Mireille Martin pour présenter les infos, abus de la MBC, asphaltage des routes et une série de projets de développements, recrutements et nominations intempestifs, distribution d’argents, de kit, de cahiers etc.
Comme en 1998, de nombreux observateurs politiques ainsi que l’électorat de Beau-Bassin/Petite Rivière étaient perplexes en apprenant la victoire de Xavier-Luc Duval. Dans les deux cas, il y avait eu beaucoup de critiques de la part des uns des autres. On avait fait état des irrégularités commises lors de ces élections à tel point que Françoise Labelle et l’équipe MSM/MMM avaient contesté l’élection de Xavier Duval par le biais d’une pétition électorale. D’autant plus qu’Eric Stauffer avait effectué une sortie en règle contre Xavier Duval avec des photos où il distribuait de l’argent a des habitants du No 20. Malheureusement avec les élections générales de septembre 2000 et l’entrée de Françoise Labelle par la grande porte, la pétition électorale ne connut pas de suite devant la Cour Suprême.
Distribution de macaroni, du riz et de la farine par Arvin Boolell
Par ailleurs, comment peut-on oublier que sous le régime travailliste l’incident impliquant l’ancien ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, qui aurait distribué du macaroni, du riz et de la farine en sachets à Cité Malherbes, Curepipe dans la nuit précédant les élections municipales de 2 012. Ce dernier n’avait pas nié cette distribution mais il avait démenti qu’il s’agissait d’une corruption électorale.
Arvin Boolell nous avait fait rire lorsqu’il avait dit ceci : « Pas bribe sa. Ban agents ti pe distribye diri ek macaroni 10 heures aswar. Ban activist MMM-MSM ine konné ki pe fer distribisyon et zotte ine vine fer desordre ». Il a même été photographié par des activistes de l’opposition d’alors en train de distribuer de la nourriture aux habitants de Cité Malherbes vers une heure du matin, soit quelques heures avant l’ouverture des bureaux de vote pour des élections municipales.
On avait même vu un véhicule qui transportait des vives qui ont été distribuées aux habitants. A cette époque, le président du comité régional du Mouvement Socialiste Militant (MSM) d’alors Stéphane Toussaint (actuellement ministre de la Jeunesse et des Sports) avait alerté à haute voix les agents et s’est retrouvé nez-à-nez avec Arvin Boolell.
La scène avait provoqué un moment de tension dans le quartier. Des agents du Remake 2 000 avaient immobilisé le véhicule, une 4 x 4 blanche chargée de pâtes, de riz et de farine en sachets. Les forces de l’ordre ont ensuite été mandées sur les lieux.
Sous le régime travailliste, les municipalités avaient même recrutaient des employés. Il y a eu des nombreux travaux d’asphaltage des rues. Il y a aussi eu des menaces envers l’électorat s’il ne votait pas pour le gouvernement central d’alors. On avait promis que la National Development Unit (NDU) gérée par le gouvernement d’alors allait continuer à financer des projets de développement dans les villes si l’électorat votait pour l’alliance PTr-PMSD. De plus, des travaux d’asphaltage ont même eu lieu à la veille du jour du scrutin.
Infraction à l’article 45 (1) (c) de la REprentation of People Act
Pour bon nombre des observateurs politiques, le régime travailliste aurait commis une infraction à l’article 45 (1) (c) de la Representation of People Act en voulant convaincre les Mauriciens de voter pour un candidat ‘rouge’ et ce de manière illégale.
Le moins que l’on puisse dire que dans le passé, le Parti Travailliste, sous le leadership de Navin Ramgoolam aurait non seulement procédé à des pratiques illégales, irrégulières et douteuses, mais avait aussi influencer injustement les électeurs de voter pour le PTr pour gagner des élections générales et partielles.
Les élections générales de 2 019 n’étaient pas des ‘free and fair elections’ ? Tu parles…
Hors texte
Election partielle de 1999
Françoise Labelle : « Le PTr a bafoué la notion de « free and fair elections »
Après les résultats de l’élection partielle de 1999, qui s’était tenu dans la circonscription No 20 (Beau-Bassin/Petite Rivière), la candidate du MMM, Françoise Labelle n’avait pas mâché ses mots à l’égard des dirigeants de l’époque. Elle avait laissé entendre que la notion de « free and fait Elections » a été bafouée par le Parti Travailliste.
Françoise Labelle avait aussi soutenu que le PTr n’a pas voulu qu’il y ait des émissions politiques à la télévision, mais il s’en sert abusivement pour faire la campagne de son poulain, Xavier-Luc Duval. « De plus, le PTr et son allié exercent un chantage honteux sur l’électorat avec des promesses mirobolantes. Il fait miroiter des permis, contrats pour l’ameublement de nouvelles salles de classe ou pour les travaux de métal. Tout cela est inacceptable », avait estimé la candidate des ‘mauves’.
De plus, Françoise Labelle avait affirmé que l’alliance PTr/PMSD a développé une culture de rode boutte au détriment de l’intérêt supérieur du pays et de la méritocratie. « Les électeurs de Beau-Bassin/Petite Rivière ne pardonneront pas à Ramgoolam et Duval fils leur tentative de piétiner la dignité humaine. L’alliance PTr/PMSD a mené une campagne mensongère », avait-elle ajouté.
Elle avait aussi soutenu que Ramgoolam avait bien mijoté son coup. « Il utilise la MBC comme bon lui semble. Le PTr fait sa campagne tous les jours à la Télévision. Donc, le gouvernement n’a pas besoin de telle émission politique. Pour le gouvernement, les électeurs ne doivent pas avoir accès au message de la fédération. Le gouvernement veut endormir le peuple avec des promesses qu’il ne tiendra pas », avait-elle souligné.
Hors texte
LALIT, entre autres, avait prévu la défaite de PTr/PMSD
On ne doit aussi oublier que plusieurs observateurs politiques tel ceux de LALIT, avaient prédit la défaite du Parti Travailliste/PMSD concernant les élections générales de 2019.
Nul ne peut contredire que des candidats du PTr tels Anil Bachoo, Satish Faugoo, Rajesh Jeetah et Lormus Bundhoo et Devanand Rittoo et Ashock Jugnauth, entre autres étaient dépassés. Ce dernier avait été même accusé de corruption électorale après le recrutement des habitants de sa circonscription (Moka/Quartier Militaire) comme Health Care Assistants alors qu’il était ministre de la Santé. Cette affaire, qui remonte à 2005, a même été débattue en Cour suprême et par la suite devant le Privy Council.
Après les élections générales de 2005 remportées par l’Alliance Sociale menée par Navin Ramgoolam, Ashok Jugnauth, alors candidat de l’alliance MSM-MMM, a alors perdu sa place de député car il avait été trouvé coupable de corruption. Or, la décision de Navin Ramgoolam de porter son choix sur Ashok Jugnauth au No 8 avait rendu les Mauriciens, voire même les ‘rouges’. « Ashock Jugnauth finne condamné par la Cour et Privy Council. Comment Ramgoolam finne oser donne li ene ticket », se demandait-on.
Hors texte
Navin Ramgoolam peut imputer sa défaite personnelle et celle de son parti à plusieurs facteurs
Navin Ramgoolam doit s’en prendre à lui-même pour ses défaites. Concernant les dernières élections générales, beaucoup de die hard travaillistes qui avaient labouré le terrain ont été privé d’investiture à l’instar de Raj Pentiah. Puis, son départ du no 5 (Pamplemousses/Triolet) au no 10 (Montagne-Blanche/Grande-Rivière-Sud-Est) a aussi été vu comme un signe de faiblesse. On avait aussi noté son absence totale sur le terrain durant la semaine précédant le Nomination Day alors que Pravind Jugnauth, lui, était constamment en pèlerinage aux quatre coins de l’île… Navin Ramgoolam doit aussi se mordre les doigts pour sa communication approximative et parsemée de bourdes.
Mais, il y a surtout eu cette phrase, lancée à Plaine-Verte, qui a été exploitée à fond par l’Alliance Morisien et les sociétés hindoues de l’île : « Bann hindou kone ene zafer. Dans la campagne quand ene dimoune bien content cash, quand li pe mort, li pas mort, li râler. Lerla zotte pou prend ene billet mette dans ene katori, roule li, mouille li, lerla donne li boire. Lerla k iso nam aller”. Cette phrase a eu l’effet d’une bombe au sein de la communauté hindoue qui n’a pas hésité à lui sanctionner lors du scrutin de 2019.
La belle vie de Navin Ramgoolam et les répercussions
Il faut également souligner que les déclarations et la belle vie de Navin Ramgoolam lui ont coûter très chère. Les Mauriciens ne sont pas prêts à oublier une de ses déclarations – « Bisin ena la classe pour faire ça ». Aussi, lorsqu’il occupait le poste du Premier Ministre, ce dernier avait déboursé la coquette somme de Rs 1.2 million pour un seul jour passé « Au Printemps », un hôtel de luxe parisien. Il paie la somme de Rs 690 000 pour un passage rapide à l’hôtel George V, Paris. Le même jour, il claque Rs 856,780.16 dans le magasin Chanel à Paris. Il avait mème acheté des chaussures, qui se chiffrait à Rs 400 000 et fumait des cigares qui se vendait à Rs 200 000 chez Desmond Sutter. Ce sont là que quelques exemples qui sautent aux yeux. Le peuple n’avait jamais apprécié ce genre de vie que menait l’ancien Premier Ministre d’où la décision des Mauriciens de sanctionner Navin Ramgoolam et le Parti Travailliste à deux reprises.
Le MMM est aussi responsable de sa propre défaite car ce parti avait également présenté des candidats comme Madan Dulloo et Veda Baloomoody qui sont aussi dépassés. Il faut aussi souligner que l’électorat ne voulait plus de Jean Claude Barbier .
L’électorat avait rejeté le PTr/PMSD, MMM et MP en se basant sur le passé des candidats qui ne faisaient pas l’unanimité et le poids face à l’Alliance Morisien, qui avait présenté une équipe, jeune, dynamique, compétente et propre.












