Communique de DIS-MOI (Maurice)…



DIS-MOI MAURICE DEMANDE LA DÉMISSION DU COMMISSAIRE DES PRISONS ET LA MISE SUR PIED D’UNE COMMISSION D’ENQUETE SUR LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS EN MILIEU CARCÉRAL.

DIS-MOI (Maurice) a pris connaissance du décès en prison de détenu Caël Permes ainsi que les rapports d’autopsie rédigés par les médecins légistes. Les images du cadavre circulant sur les réseaux sociaux prêtent à penser que le détenu Caël aurait été victime de torture alors qu’il était en détention et sous la responsabilité du Commissaire des Prisons.
DIS-MOI (Maurice) trouve inacceptable qu’un détenu trouve la mort dans des circonstances aussi tragiques et violentes alors que les autorités pénitentiaires étaient sensées de remédier à la sécurité de sa personne.
DIS-MOI (Maurice) rappelle toutefois que notre pays est régi par un système de droit comme il est mentionné dans :
I. LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS HUMAINS

Article5 Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
II. LA CONVENTION CONTRE LA TORTURE ET AUTRES PEINES OU TRAITEMENTS CRUELS, INHUMAINS OU DÉGRADANTS
Article 2

  1. Tout État partie prend des mesures législatives, administratives, judiciaires et autres mesures efficaces pour empêcher que des actes de torture soient commis dans tout territoire sous sa juridiction.

(iii) Article 7. Protection from inhuman treatment
No person shall be subjected to torture or to inhuman or degrading punishment or other such treatment.
ET
(iv) Sous notre CODE PENAL:
Section 78. Torture by public official
(1) Any person who is a public official, or is otherwise acting in official capacity; or

(b) (ii) to punish that other person for an act which that other person or anyother person has committed, or is suspected of having committed;

(iv) for any reason based on discrimination of any kind, he shall commit the offence of torture and shall, on conviction, be liable to a fine exceeding 150,000 rupees and to imprisonment for a term not exceeding 10 years.
DIS-MOI (Maurice) est convaincu que de ce fait rien ne justifie la torture par les agents de l’État. Qui plus est, il constitue un délit condamnable par nos lois.
DIS-MOI (Maurice) rappelle que seuls nos cours de loi peuvent décider de la culpabilité d’une personne et que toute punition en dehors du cadre légal constitue une punition extra judiciaire.
DIS-MOI (Maurice) considère ainsi que les auteurs de torture sont des hors la loi qui agissent dans la lâcheté et trouvent leur refuge dans l’impunité et la loi du silence.
DIS-MOI (Maurice) considère que ceux-là nuisent à l’image que veut bâtir notre pays en matière de bonne gouvernance, de respect de droit humains et de solidarité nationale en cette période de crise sanitaire.
DIS-MOI (Maurice) insiste qu’il est primordial que la confiance du public soit maintenue pour le respect et la bonne marche de nos institutions.
DIS-MOI (Maurice) rappelle que la torture laisse des traces physiques et psychologiques non seulement sur les victimes, mais sur leurs familles et la société́ toute entière.
DIS-MOI (Maurice) rappelle que ce n’est pas la première fois que des détenus sont victimes de très graves violations de leur droit à la vie ainsi que leurs droits les plus fondamentaux. Le précèdent épisode est celui du détenu Louis Michaël Louise décédé dans des circonstances qui demandent toujours à être élucidés.

DIS-MOI (Maurice) regrette que malgré le fait d’avoir maintes fois attiré l’attention des autorités face aux méthodes fascistes de l’administration pénitentiaire, les conditions de détention extrêmement précaires et les abus allégués sur les détenus, ses plaidoyers n’ont pas été pris avec diligence par le gouvernement en place.

DIS-MOI (Maurice) demande la suspension immédiate des membres de la Correctional Emergency Response Team (CERT) qui ont travaillé le jour ou le détenu Caël a été torturé en attendant que les auteurs de ces actes de torture soient traduits devant une cour de justice afin qu’ils soient jugés pour leurs actes.

DIS-MOI (Maurice) exige la démission sans délai du Commissaire des prisons pour avoir failli dans sa tâche :

(i) de protéger la vie du détenu Caël ainsi que d’autres détenus, (ii) de réhabiliter les détenus ; (iii) d’enquêter sur les violences alléguées en milieu carcéral et de prendre les sanctions
adéquates ; et (iv) de maintenir et de faire respecter les droits humains des détenus.

De ce fait DIS-MOI (Maurice) réclame la mise sur pied d’une commission d’enquête qui viserait à établir les responsabilités individuelles quant à la gestion des prisons et les graves violations des droits humains allégués depuis juillet 2016.

Erickson Mooneapillay
Responsable de DIS-MOI (MAURICE)
Ce vendredi 08 mai 2020

Posted by on May 9 2020. Filed under Faits Divers, Société. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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