Renganaden Padayachy : « Nous avons choisi la voie de la solidarité et de la réforme, vous aviez choisi l’égoïsme et l’attentisme »



La Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition de ce vendredi 12 juin était axée sur la “Contribution Sociale Généralisée” (CSG). Arvin Boolell a sollicité le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, pour connaître s’il y a eu des consultations pré-budgétaires avec les parties concernées. Il s’intéressait aussi de savoir si un état des lieux a été effectué au National Pensions Fund avant d’imposer une telle réforme de notre système de pension. 

Dans sa réponse, le Grand argentier, très convaincante et en verve, a déclaré que la philosophie du gouvernement est de placer l’humain au cœur de notre développement socio-économique. « Le Budget 2020-21 vient ainsi consolider notre action en faveur d’une meilleure répartition de la richesse nationale. La volonté affichée par le gouvernement en matière d’inclusion sociale tranche singulièrement avec la politique prônée pendant de trop nombreuses années par le gouvernement travailliste », dira-t-il.

Par ailleurs, le ministre des Finances a laissé entendre que les défenseurs de la théorie du ruissellement ont mené en bateau la population en lui faisant croire que la solution aux inégalités sociales résidait dans un mirage.  « Celui d’une création de richesse au sommet de la pyramide qui ruissellerait vers les couches inférieures. Rien de tel n’a cependant été observé alors que l’opposition avait les commandes du pays. Bien au contraire, les inégalités se sont creusées, a-t-il précisé. 

Il a aussi déclaré que la population qui nous a donné sa confiance pleine et entière lors de la plus grande consultation démocratique de notre pays, celle des élections générales de novembre 2019. « Nous avons choisi la voie de la solidarité et de la réforme, vous aviez choisi l’égoïsme et l’attentisme », dira-t-il.  

Dans la même foulée, il a déclaré que le ministère de l’Intégration sociale, de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale que le ministère a, en mai 2018 et faisant suite à un appel d’offre, nommé la société RisCura Solutions (Mauritius) Ltd pour procéder à l’évaluation actuarielle du NPF pour la période 2014-2017. « Cela étant dit, une analyse préliminaire a déjà été réalisée », a-t-il ajouté

Soutenant que le gouvernement a pris les devants pour réformer le système actuel, Renganaden Padayachy a affirmé qu’en premier lieu, « nous abolissions les contributions au NPF sans pour autant mettre fin au Fonds en lui-même » 

Il a ainsi rassuré la population sur le fait que toutes les contributions accumulées dans le NPF restent dans le Fonds. « Chaque roupie cotisée au NPF par les employeurs et les employés restera. Ceux qui en sont bénéficiaires continueront de percevoir leurs bénéfices. Ceux qui ont cotisé continueront à recevoir leurs prestations de pension à l’âge de la retraite », dit-il.

Le ministre des Finances, a, d’autre part, maintenu que la réforme de notre système de pension n’est pas un débat qui date d’hier. « Cela fait plusieurs décennies que le sujet est sur la table. C’est alors d’autant plus surprenant que le leader de l’opposition semble découvrir cette problématique en juin 2 020 », a-t-il précisé.

Renganaden Padayachy a aussi parlé l’engagement du gouvernement envers ce qui ont le moins est inébranlable. « Pourtant, en 2006, dans un contexte économique plus que favorable, où la croissance mondiale affichait +4%, le Gouvernement de cette époque n’avait pas hésité à faire des reformes très dures envers les plus vulnérables, et tout cela pour favoriser les plus aisés. Ils avaient ôté :  le pain de la bouche des écoliers, aboli les subsides sur le riz et sur la farine, aboli les subventions sur les frais d’examen au SC et HSC, introduit une taxe foncière résidentielle et supprimé la consultation tripartite sur la compensation salariale, entre autres. Ils avaient fait tout cela, et en même temps avait réduit la taxe pour les plus favorisés », dit-il. 

Le ministre des Finances a laissé entendre que le gouvernement maintient le BRP à 9 000 roupies par mois, soit plus de 20% du seuil de pauvreté relative. « Jamais, nous ne laisserons sur le bas-côté ce qui ont le plus besoin de notre support. Si aujourd’hui nous avons choisi la voie de la solidarité et de la réforme, vous aviez choisi l’égoïsme et l’attentisme », a-t-il expliqué

Renganaden Padayachy a aussi fait comprendre à Arvin Boolell  que : “Nous abolissons les contributions au NPF sans pour autant mettre fin au NPF lui-même. Les contributions accumulées restent dans le fonds. Les contributions des employés et des employeurs demeurent dans le fonds. Ceux qui contribuent auront leur argent à l’âge de la retraite”

Le ministre des Finances a précisé que la CSG remplacera le NPF. Par ailleurs, il a précisé que : « Ceux qui contribuent au NPF recevront leurs allocations du NPF. A partir de 2023, la CSG entrera en opération et commencera à payer un minimum supplémentaire de la CSG. Ce n’est qu’à partir de 2024 que nous allons pouvoir sortir de cette situation”, 

Posted by on Jun 12 2020. Filed under Actualités, Economie, Politique. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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