Décès suspect de trois détenus en prison: Le DPP annonce l’institution d’une enquête judiciaire…



Après avoir mené un combat intense à travers nos colonnes, Le Xournal a accueilli cette nouvelle décision du DPP avec beaucoup de soulagement. Condamnant ardemment toute forme de violence ou de brutalité policière, nous avions fait de ces cas des trois détenus morts en prisons dans des circonstances atroces notre cheval de bataille. Les dossiers et articles parus dans nos éditions du 9 au 15 mai, du 16 au 22 mai, du 23 au 29 mai et bien plus peuvent démontrer notre attachement à cette affaire et aujourd’hui notre satisfaction face à cette résolution ne peut être mesurée. Notre dévotion pour défendre ce genre d’affaire s’est étendu également jusqu’à l’étranger comme illustre nos attentions vis-à-vis de George Floyd ou de Breonna Taylor.

Le bureau des directeurs de poursuite publique, a affirmé dans une correspondance, adressée à Me Erickson Mooneapillay, de l’association des droits humains de l’océan Indien (DIS-MOI), qu’une enquête judiciaire sera instituée pour faire la lumière sur les circonstances ayant mené au décès de trois détenus en milieu carcéral. En l’occurrence Michael Louise, Jean Alain Auguste et Caël Permes, mort de façon suspecte durant les deux mois de confinement. Une réponse qui intervient à la suite d’une demande de l’association en ce sens

Pour rappel, Michael Louise avait été retrouvé mort dans sa cellule à la prison de Beau-Bassin le 20 mars. Cet incident serait lié à une mutinerie qui a eu lieu la veille où des détenus s’en sont pris aux gardiens de la prison à la suite de l’annonce des trois cas du Covid-19. Condamné à trois ans d’emprisonnement pour trafic de drogue, Jean Alain Auguste purgeait, lui, sa peine à la prison de Melrose mais son corps inerte avait été découvert dans sa cellule le 29 avril.

Idem pour Caël Permes, le dernier en date, qui est mort le 5 mai à la prison de Beau-Bassin. Selon ses proches, il avait été victime de torture et de brutalités de la part de la police et c’est ce qui aurait mené à sa mort. Des images du cadavre ont d’ailleurs été circulées sur les réseaux sociaux et portent à croire que ce détenu aurait été victime de torture. Dans le sillage de cette enquête, pas moins de dix gardiens de prison ont été arrêtés par les officiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT).

Depuis toute cette affaire, Me Erickson Mooneapillay avait adressé une correspondance au bureau du DPP, le 11 mai, pour réclamer la mise sur pied d’une enquête judiciaire. «Le DPP a le pouvoir, selon l’article 111 de la District and Intermediate Courts Act, de réclamer une enquête judiciaire dans des cas de mort d’homme suspicieuse ou violente», avait-il déclaré. De demander également la mise sur pied d’une commission d’enquête sur les violations des droits humains en milieu carcéral.

«Police are currently investigating the deaths in custody for the persons mentioned and a judicial enquiry will be instituted in due course», peut-on lire dans le document du DPP.

Posted by on Jun 24 2020. Filed under Actualités, Faits Divers, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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