Viol allégué…après trois ans en prison…



Les 18 ans de réclusions criminelles infligés à Gerard Mungar annulées

  • La cour suprême estime qu’on ne peut faire confiance aux dépositions antinomiques d’une adolescente de 14 ans 
  • Elle statue que les deux magistrats, qui ont jugé cette affaire, ont « materially misdirected themselves »
  • Plaidoirie magistrale de Me Alwin Juwaheer, avocat commis d’office

On est tous unanime pour punir les violeurs et autres agresseurs sexuels dans notre société. Néanmoins, il faut être sûr que des innocents ne se retrouvent pas derrière les barreaux uniquement sur la base des allégations. Le principe fondamental de la justice demeure que l’accusation doit être prouvée au-delà de toute doute. 

En premier lieu, la cour intermédiaire avait infligé une peine de 18 ans de réclusions criminelles à Gérard Mungar, trouvant ce coupable de viol sur une adolescente de 14 ans. Ce dernier avait pourtant insisté sur son innocence durant toute la tenue du procès en cour intermédiaire, mais le verdict fut : 18 ans de prison ferme.

Mungar sans moyens de se payer les services d’un avocat de son choix a eu comme avocat commis d’office, Me Alwin Jawaheer. Et les arguments de ce dernier lors du procès en appel ont sauvé Gérard Mungar de la prison. Quand même, il a déjà perdu trois ans de sa vie en taule.

Dans leur jugement en cour suprême, les juges Nicolas Ohsan-Bellepeau et Renuka Devi Dabee ont, par conséquent, cassé le verdict de culpabilité, prononcé par la Cour criminelle Intermédiaire et ont donc annulé les 18 ans de servitude pénale infligés à Mungar. Les juges Ohsan-Bellepeau et Renuka Dabee sont d’accord avec l’avocat de Mungar que la plaignante s’est contredite à maintes reprises et elle a, au cours du procès, ajouté de nouveaux détails à sa version originale. Ils sont aussi d’accord que les deux magistrats, qui ont jugé cette affaire, ont « materially misdirected themselves ». Sur la question de corroboration, les juges notent que l’avocate de la poursuite a, elle-même, admis, que la version du témoin M ne pouvait constituer une corroboration en droit.  Pour eux, les magistrats de la cour intermédiaire n’auraient pas dû conclure aussi facilement, en se basant sur le témoignage non-corrobore de la plaignante, que la charge avait été prouvée « beyond reasonable doubt ». Le témoin M est la belle-mère de la plaignante.

En effet, rien corroborer dans cette histoire de viol. Tout était contradictoire. La plaignante a eu une amnésie sélective lors du procès, ne pouvant se souvenir si c’était au mois de novembre ou décembre qu’elle se serait fait abuser sexuellement. Au début, c’était dans une chambrette et sur un matelas que l’accusé l’aurait forcée à avoir des relations sexuelles puis le délit aurait été commis sur une véranda.

Sa déposition à la police et sa version en cour possèdent des lacunes majeures

A la police, elle avait affirmé que l’accusé lui serait sauté dessus, retiré ses vêtements et écarté les jambes pour la pénétrer avec son doigt pendant cinq minutes avant de passer à l’acte. Mais en cour, elle devait omettre de dire tout cela et se contredisant en affirmant qu’elle avait, elle-même, retiré ses vêtements et sous-vêtements sous les ordres de l’accusé. Puis au lieu d’un viol, elle devait dire en cour que l’accusé a eu des relations sans consentement avec elle en trois occasions.  Les juges ont trouvé bizarre que les magistrats de la cour intermédiaire n’étaient pas concernés par le fait que la jouvencelle qui aurait été violée et qu’elle n’a rien fait après le viol. Elle serait restée sur son lit après que l’accusé ait quitté les lieux et elle est allée prendre une douche quelques instants après alors que sa vie aurait été brisée par un tel acte. Elle n’a informé personne de ce qui s’était passé et a pris du temps avant de porter plainte à la police. Rien ne tient dans son histoire son les juges qui égratignent au passage les magistrats de la cour inférieure qui ont fait confiance uniquement aux dires d’une adolescente de 14 ans pour condamner un homme sans vraiment établir l’acte d’accusation.

L. Denning

Posted by on Jul 9 2020. Filed under Faits Divers. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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