«Selon moi, Paul Bérenger est ‘secoué’,troublé et abattu par les renseignements concernant l’affaire BWSC »



 Alan Ganoo, ministre du Transport et du ‘Light Rail’ :

« Le MSM c’était une bouée de sauvetage pour les militants »

  •  « Depuis 2 014, le déclin a déjà commencé pour le MMM », soutient-il
  • « L’opposition a souhaité que le Covid-19 dure aussi longtemps que possible afin que le gouvernement continue à faire face à des difficultés », dit-il 
  • « Le gouvernement continue à prôner une politique révolutionnaire socialiste dans le pays, et ce, sans tambour ni trompette » 

C’est une véritable opération démolition des arguments mis en avant par Paul Bérenger sur une chaîne qu’il a longtemps diabolisée jeudi dernier. Alan Ganoo n’a pas fait dans la dentelle lors de l’instant Politique. Lors d’une émission politique, animée par Jimmy Jean Louis sur Waaza FM, le ministre du Transport et du ‘Light Rail », a fait une sortie en règle contre le leader du MMM… Des révélations édifiantes.

Q : Vous avez fait une longue carrière en politique et vous avez beaucoup d’expérience. Comment vivez cette situation politique inédite dans le pays après le Covid-19 ?

R :  C’est vrai que je suis dans la scène politique depuis plusieurs décennies. Je me sens à l’aise au sein d’un gouvernement fraîchement’ élu. Il y avait une lutte à trois comme en1976. La bataille était âpre car la campagne électorale était courte. Nous avons présenté un bon bilan et Pravind Jugnauth « to be the Prime Minister ». Dans une démocratie, le peuple a le droit de choisir ses dirigeants politiques. Or, le peuple a porté son choix sur Pravind Jugnauth, le MSM et ses alliés politiques. 

Malheureusement, presque tous nos projets sont restés bloqués et subissent un retard en raison du Covid-19.  De ce fait, la vision du gouvernement a accusé un coup dur. Et actuellement, la situation politique est différente dans le pays. Cependant, je vous dirais que nous sommes optimistes. Avant la prochaine échéance, nous réussirons, je n’ai aucun doute. Le gouvernement, qui a un bon bilan, a la même vision pour faire avancer les choses. 

Le gouvernement de l’Alliance Morisien est sérieux. Nous avons beaucoup de projets à réaliser sans rentrer dans des ‘palabres’.  Nous réussirons à atteindre notre vision. 

Q : Paul Bérenger a aussi laissé entendre que le but du gouvernement, c’est de casser l’unité qui existe au sein de l’opposition et que cela a ‘back fire’. QuelleQ : Le leader du MMM, Paul Bérenger, a mené une série d’attaques contre vous en disant que vous êtes plus MSM que le MSM, etc… Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : Mais je vous dirais qu’idéologiquement et philosophiquement, je me sens à l’aise au sein du gouvernement et avec Pravind Jugnauth. Il ne faut pas oublier que dans le passé le MSM avec Pravind Jugnauth a déjà travaillé ensemble avec le MMM. Et dans ce gouvernement j’ai occupé le poste du ministre de la Justice et du « Public Utilities ». 

Je ne comprends pas ce que veut vraiment Paul Bérenger. Je ne porte aucune attention de ce qu’il dit encore moins ses leçons.  

Q : Et comment réagissez-vous quand Paul Bérenger dans le passé vous étiez plus Ramgoolamiste que Ramgoolam et maintenant plus MSM que MSM ?

R : Est-ce que Paul Bérenger a oublié qu’après la ratification de l’alliance PTr/MMM au Square Guy Rozemont à Port-Louis, il avait dit que : « Mo envie pleurer parce qui Parti Travailliste est d’accord de concrétiser une alliance le MMM ». Aussi, dans l’affaire Med Point, Paul Bérenger était le plus grand défenseur de Pravind Jugnauth.  

Il n’y a aucun problème lorsque vous êtes parti du MMM. « Li encense ou et passe la bougie », surtout quand ce parti concrétise une alliance avec un autre parti. Mais quand vous quittez le MMM pour joindre un autre parti politique, Paul Bérenger vous traite de tous les noms. Par exemple : pourriture, intellectuellement limité, imbécile et corrompu. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’histoire de Paul Bérenger parle de lui-même. 

Q : En ce qui concerne l’affaire BWSC, le leader du MMM, Paul Bérenger a déclaré que le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a présenté un faux document et qu’on devait le rendre public. Que dites-vous ?

R : Je ne peux pas habiliter pour dire qui est coupable ou qui n’est pas coupable. Or, je peux vous dire que le Premier ministre a dit la vérité sur le rapport. Il a déjà expliqué dans quelle circonstance, il a rendu les noms de deux personnes. Il a ainsi mentionné les noms de l’ancien Deputy Prime Minister, Ivan Collendavelloo et du leader du MMM, Paul Bérenger.   C’est un document officiel de la BAD et l’enquête était menée par des personnes qualifiées et professionnelles. 

Pravind Jugnauth avait demandé à Ivan Collendavelloo de ‘step down’. Contrairement à ce qu’a dit Paul Bérenger, le Premier ministre n’a jamais fabriqué quoi ce soit. Il a le document officiel. Et l’institution concernée fera son enquête. 

 … est votre opinion ?

R : Paul Bérenger a le droit de dire ce qu’il veut. Mais je peux vous dire que le document existe bel et bien. Il n’y a eu aucune fabrication de documents.  Au contraire, pour moi, l’opposition a un ‘hidden ‘motive/ agenda’. 

Q : Comment jugez-vous le ‘body language’ du leader du MMM, Paul Bérenger, surtout à votre égard ?

R : Je n’ai jamais demandé quoi ce soit à Paul Bérenger, qui m’avait nommé Chairman du PAC. J’ai même occupé des portefeuilles ministériels avec le MMM de Paul Bérenger. Quand ce dernier était malade, il m’avait demandé de lui remplacer en disant que je suis plus apte pour lui succéder et à occuper le poste du leader de l’opposition. Et j’ai démontré que j’étais performant en remplaçant le leader de l’opposition au Parlement. 

Q : Et quid quand Paul Bérenger dit qu’il est toujours serein ?

R : Selon moi, Paul Bérenger est ‘secoué’, troublé et abattu par les renseignements concernant l’affaire BWSC. Paul Bérenger a déjà joué son rôle. Il a connu un passé glorieux. « He has been ». Il était un ‘mythe’. Mais maintenant, il n’est plus le même Paul Bérenger. Mais aujourd’hui, il n’accepte pas les choses tels qui sont. 

Paul Bérenger doit cesser d’insulter les gens et se ressaisir. On doit laisser le gouvernement travailler et pour le pays.  « Train pé roulé, laisse train-là roulé ».  

Par rapport aux autres, Pravind Jugnauth sera là pour des années encore. Le travail continue et le peuple reconnaît ce que le gouvernement a fait au cours de ses dernières années. 

Q : Et quelle est votre réaction quand Paul Bérenger dit que personne ne peut lui pointer du doigt concernant l’affaire BWSC ?

 R : Nous devons laisser l’enquête de suivre son cours. Toutefois, il est bon de rappeler que Paul Bérenger avait fait une campagne politique et cet ensemble avec Duval et Ramgoolam pour déloger le gouvernement. L’opposition a souhaité que le Covid-19 dure aussi longtemps que possible afin que le gouvernement continue à faire face à des difficultés. 

Je lance appel aux têtes brûlées et aux membres de l’opposition d’œuvrer comme des vrais patriotes et d’aider le pays dans ces moments difficiles auquel fait face le pays et la population.  Et de ne pas faire des palabres. 

Q : Malgré les critiques, le MMM a décidé d’aller ensemble avec le Parti Travailliste de Navin Ramgoolam et le PMSD de Xavier-Luc Duval. Pouvez-vous prononcer sur ce sujet ?

R : C’est le choix politique du MMM. Je lui souhaite bonne chance. Cependant, je peux vous dire que les militants se retrouvent en difficultés. Ils savent bien ce que le MMM de Paul Bérenger est devenu. Or, lors des dernières élections générales très peu de militants ont été élus. Les militants se sentent marginalisés. Dans chaque élection générale, Paul Bérenger a toujours voulu sauvegarder son intérêt personnel. 

 On ne peut oublier que ce que Paul Bérenger avait dit à l’encontre de Navin Ramgoolam et de Xavier-Luc Duval. Aujourd’hui, ils veulent faire campagne pour déloger le gouvernement et faire croire qu’après eux c’est le déluge. Ils sont prêts à faire n’importe quoi dans le pays, voire même à mettre le pays à feu. 

Paul Bérenger doit s’expliquer aux militants sa décision de faire partenaire avec le PTr et le PMSD. Je pense que Paul Bérenger devait songer à reconstruire le MMM au lieu de faire une alliance avec le PTr et le PMSD. La décision du MMM de faire partenariat avec le PTr et le PMSD démontre que la base du MMM s’est effondrée.  

Aussi, il est dommage que l’opposition ait dévalué la commission électorale et le commissaire électoral. Pourtant, cette même opposition disait qu’on ne peut toucher ces derniers qui sont crédibles. C’est malheureux de constater que l’opposition est en train de jeter la boue sur eux. 

Paul Bérenger est incapable de sacrifier son intérêt personnel au profit de bien collectif de son parti. Il a toujours misé sur une stratégie politique pour faire partie du gouvernement.  

Je dois aussi dire que le leader du MMM n’a rien accompli pour ses mandants, si ce n’est que des beaux discours des rassemblements. Je peux aussi vous dire que la volatilité électorale du MMM a joué au détriment de ses adhérents qui ont suivi le parti au long des années. Les militants qui ont bossé sont sans l’ombre et tombés dans des promesses non tenues. 

 Le gouvernement n’épargne aucun effort pour transformer la vie des gens. L’électorat y compris les militants ont bien compris le message de l’Alliance Morisien et a rejeté l’alliance ‘rouge et bleue’ et le MMM. On ne peut abuser et violer le respect vis-à-vis des autres.  

C’est ainsi que l’équipe de l’alliance Morisien a ratissé large et nous continuons à respecter notre programme gouvernemental et le peuple est satisfait de nos actions. 

Q : Le MMM n’a pu élire ses candidats dans plusieurs circonscriptions de l’île, plus particulièrement dans le No 1 (Port-Louis Ouest/ Grande Rivière Nord-Ouest et No 4 (Port-Louis Nord/Montagne Longue). Vos commentaires ?

R : C’est vrai de dire que le MMM n’a pas pu élire ses candidats, plus particulièrement dans la circonscription No 1 et No 4 qui étaient considérés comme le bastion du MMM. C’est aussi grave que le secrétaire général du MMM, Ajay Gunness, n’a pas été élu. 

Les militants ont préféré voter l’alliance au pouvoir compte tenu de son programme, ses réalisations, ses mesures et son message. Au No 4, l’électorat a préféré faire confiance à Joe Lesjongard, Johanne Tour et Subashnee Luchmun Roy par rapport aux autres de l’opposition. 

Valeur du jour, nous vivons dans un nouveau éco système politique. Or, la nouvelle génération des militants se retrouve en difficultés. 

D’ailleurs, le MMM ne peut traiter les gens comme de pourritures. Le MMM voulait concrétiser une alliance avec le MSM avec certaines conditions. Or, il a exagéré dans ces conditions. Il était gourmand. Le résultat, on le connaît.

Q : Parlez-nous du recul du MMM où ses candidats n’arrivent même pas à sauver leurs cautions électorales ?

R : Le MMM a l’habitude de leurrer les gens. Or, il ne peut toujours continuer à embêter les gens. Le MMM a toujours prôné une politique de meilleure qualité de vie et d’aide aux gens qui sont en difficulté. Mais en réalité le MMM pratiquait le contraire. Il a choisi de rester au sein de l’opposition. 

Aussi, je dois vous rappeler que le MMM a fait élire que huit députés. Aujourd’hui, Paul Bérenger doit venir s’expliquer son partenariat avec les autres partis de l’opposition.  

Quant à nous, nous continuerons à jouer notre rôle au sein du gouvernement. Le rôle d’un politicien est de travailler pour le bien-être de ses mandants. 

Les jeunes ont eu autre perception plus particulièrement en ce qui concerne la technologie. Le gouvernement attache beaucoup de l’importance à la technologie. C’est pourquoi les jeunes ont préféré l’Alliance Morisien.

Q : Paul Bérenger a affirmé que la démocratie est en danger, le croyez-vous ?

R : Non, pas du tout. La démocratie existe dans le pays. On a même débattu une motion de l’opposition contre le Speaker de l’Assemblée nationale. La population a suivi les débats au Parlement. C’est une preuve que la démocratie existe dans le pays.

Q : Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a invité le leader de l’Opposition, Arvin Boolell, de prendre connaissance du rapport du BAD. Or, il a refusé. L’observateur politique et journaliste, Lindsay Rivière, a même dit qu’Arvin Boolell a fait un mauvais calcul. Que dites-vous ?

 R : Arvin Boolell aurait dû consulter le Premier ministre pour prendre connaissance du rapport de la BAD. Moi, à la place de Boolell, je n’aurais pas décliné l’invitation du chef du gouvernement. C’était une occasion pour Arvin Boolell d’aller voir le rapport de la BAD au bureau du Premier ministre. Et après, de discuter le rapport avec ses collègues. 

Pour moi, Arvin Boolell a fauté en déclinant l’invitation du chef du gouvernement. 

Q : Parlez-nous de l’agissement et le comportement des membres de l’opposition envers le Speaker de l’Assemblée nationale…

R : D’abord, je vous dirais que la tâche du speaker de l’assemblée nationale est ingrate. Dans le passé, j’ai occupé ce poste et je connais de quoi je parle. 

Le Parlement est le temple de la démocratie et tous les parlementaires, dont ceux du gouvernement et de l’opposition et le Speaker doivent assumer pleinement leur rôle pour que la démocratie puisse fonctionner comme il se doit. 

Les parlementaires, qui ont certaine passion et conviction, doivent se comporter avec honneur au sein de l’Assemblée nationale. Ils doivent respecter, les paramètres, les lois et les ‘standing orders’ du Parlement 

On ne peut provoquer le Speaker. On n’a pas le droit d’emmener des pancartes et autres objets au sein du Parlement. Si on le fait, ou quand on provoque ou quand on fait des fausses allégations, le Speaker n’a d’autres choix que de réagir et ‘order you out’ ou de suspendre le Parlement. 

Q : Vous êtes connu comme un des meilleurs Speakers de l’Assemblée nationale…?

R : Je ne peux vous dire que j’étais un des meilleurs Speaker de l’Assemblée nationale.  C’est un compliment pour moi.  Dans le passé, il y avait des bons Speakers. 

Cependant, je peux vous dire que les parlementaires et le Speaker doivent tous assumer leur part de responsabilité. Au Parlement, certains parlementaires n’aiment pas écouter les autres. Ils aiment attaquer et provoquer en faisant des fausses allégations au détriment des autres. Et ils deviennent intolérants ‘from a sitting position. A ce moment-là, il devient difficile pour le speaker de l’Assemblée nationale de contrôler la Chambre et le speaker n’a pas d’autre choix que de suspendre le Parlement ou de sanctionner les députés qui provoquent les autres à l’Assemblée nationale. 

Posted by on Jul 21 2020. Filed under Politique. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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