Flashback 20 décembre 1995 -20 décembre 2020… 25 ans déjà depuis que la population avala la première couleuvre PTr-MMM



  • Promesses, monts et merveilles, haute trahison, : le rêve de la population s’est vite tourné au cauchemar
  • Aujourd’hui, on veut nous servir une alliance galimatias (PTr-MMM-PMSD-Reform Party )
  • Pourtant dès 1996, le cri de détresse : « Mille fois JUGNAUTH » avait résonné dans le pays…
  • Navin Ramgoolam en 1997 : « Paul Bérenger ne peut à la fois être vice-Premier ministre et leader de l’opposition. »
  • Paul Bérenger : « L’incompétence de Ramgoolam, sa lenteur intolérable et l’absence de leadership comme les véritables raisons »

Alors qu’on s’attendait à une transformation radicale de la société mauricienne, la victoire de l’alliance PTr-MMM, lors des élections du 20 décembre 1995, avait conduit la population a une réelle désillusion. Jugnauth était fini. Certains apparatchiks rouges en ont profité pour l’humilier. Qui ne se souvient pas de ses images de Sir Anerood et Lady Sarojinee assis a l’arrière des salles où se tenaient des fonctions gouvernementales. Souvent par des nouveaux élus qui n’ont jamais fait long feu au parlement. Retour sur ce triste souvenir des élections générales.

25 ans de cela lorsqu’il a eu la proclamation des résultats des élections générales, un des quotidiens avait même titré ceci : « Irrésistible vague rouge et mauve ».

En effet, l’alliance PTr-MMM, menée par Navin Ramgoolam et Paul Bérenger, avait réalisé une performance remarquable. Elle recueille 65,2% des suffrages contre l’Alliance Mouvement Socialiste Militant-Renouveau Militant Mauricien (MSM-RMM). Celle-ci, dirigée par le Premier ministre sortant Sir Anerood Jugnauth et son adjoint Prem Nababsing ne parvient qu’à réunir que 19,7 % des voix exprimées.

L’Alliance PTr-MMM remporte aussi tous les sièges à pourvoir à Maurice. C’est le deuxième 60-0 de l’histoire politique du pays. La victoire des Rouges-Mauves permet à Navin Ramgoolam d’accéder, pour la première fois, aux fonctions de Premier ministre.

Le MSM garde toujours 18 à 20% de l’électorat

Pour comprendre l’ampleur de la victoire l’écart entre le dernier candidat élu et le premier battu oscilla entre 9 000 voix et 18 000 voix dans certaines circonscriptions. Seul No 17, Motee Ramdass a tremblé face à Sir Gaëtan Duval avec un écart de 4500 votes pour un parti que l’illustre leader des bleus a créé 24heures après avoir été trahi par Navin Ramgoolam. Ce dernier l’ayant refusé deux tickets à Maurice Allet et Allan Driver. Le Parti Gaëtan Duval, nouvellement créé a réussi un joli score dans certaines circonscriptions. Malgré tous, le MSM garda au moins 18-20% de l’électorat. Digne dans la défaite, le premier ministre sortant, Sir Anerood Jugnauth, accepte le verdict de l’électorat avec philosophie. « À chacun son moment de gloire» déclare-t-il, tout en félicitant le vainqueur.

Le ver était dans le fruit

Il est un secret de Polichinelle que pendant la période de campagne électorale, certains partis politiques ont l’habitude de promettre monts et merveille à la population, faire des fausses promesses, leurrer la population pour gagner leurs sympathies afin de pouvoir obtenir les votes de l’électorat. Le Parti Travailliste (PTr) de Navin Ramgoolam et le Mouvement Militant Mauricien (MMM) de Paul Bérenger avaient promis qu’ils vont introduire le concept de Sénat à l’instar des autres pays, revoir les financements des partis politiques, élargir les espaces démocratiques, amender des lois contre des transfuges, présenter des nouvelles lois pour la réforme électorale et protéger les travailleurs, redresser le niveau du law & order et combattre la fraude et la corruption dans le pays, entre autres. Or, les dirigeants ont, malheureusement, failli sur tous les plans.

Les dirigeants travaillistes avaient passé la plupart de leurs temps à rédiger des contrats en béton armé pour leurs petits copains et copines. Des contrats défiant les règles de bonnes gouvernances ou encore contourner des décisions du Central Tender Board en faveur de leurs petits amis. Ils ont donné une nouvelle dimension à la fraude et à la corruption et au festival de la terre. Le père Jauffret avait affirmé que la drogue se vendait comme des petits pains. Sans compter que le parti travailliste, une fois le MMM révoqué, a outrancièrement torpillé la démocratie lors des élections partielles. Des tempos à l’achat des votes en passant par la réintégration de médecin suspendu pour fautes graves. Voila ce quoi on était servi. Sans compter la mort mystérieuse de l’agent travailliste Rajeshwur Indur qui n’a jamais été résolu.

Quand on entend certaines personnes parler de fraude ou corruption ou d’autres fléaux, on a envie de vomir.

C’est pourquoi dès janvier 1996, la population a réalisé ses erreurs. Le cri de détresse : « Mille fois JUGNAUTH » avait résonné dans le pays… Toutefois, l’Alliance PTr-MMM ne dure pas longtemps. Moins d’un an après, en 1997, le vice Premier ministre Paul Bérenger est révoqué. Alors, le MMM quitte le gouvernement pour faire de l’opposition.  Le PTr gouverne le pays sans son allié mauve jusqu’en 2000 quand il est battu aux élections générales par une alliance MSM-MMM. La suite est inscrite en lettres d’or dans les livres d’histoire.

Pas de volonté réelle pour le PTr-MMM

Il faut aussi faire ressortir que malgré l’éclatante victoire du PTr-MMM en 1995, rien de concret n’a eu lieu comme tel. Or, le rêve de la population s’est tourné au cauchemar car le PTr-MMM n’ont pu honorer leur engagement ainsi que leurs promesses sur le plan national. Le PTr-MMM n’a jamais été capable ou n’a pas eu une volonté réelle pour non seulement honorer leurs promesses mais aussi de répondre aux attentes et aspirations de la population durant son mandat.

Les désaccords entre les deux formations, malgré cette adhésion populaire massive, allaient se faire assez rapidement entendre avec le premier exercice financier de ce gouvernement PTr-MMM marqué par le budget Bheenick, qui visait à lever Rs 3 milliards à travers une offensive fiscale : doublement de la Sales Tax, augmentation de la taxe sur la restauration et imposition à hauteur de Rs 300 millions de Windfall Tax sur la bonne récolte sucrière de 1996 et son fameux “trou Bheenick” de Rs 700 millions, qui entraîna son remplacement par Vasant Bunwaree. D’autres escarmouches avaient marqué la première année de cette alliance au pouvoir, l’affaire Macarena, mais c’est en juin 1997 que la situation se détériora brutalement.

Expulsion de Paul Bérenger et cassure de l’Alliance

Deux foyers de différends allaient irrémédiablement pourrir la situation : l’affaire Ramdoyal et l’affaire du budget du judiciaire passé “par erreur” sous l’Attorney General. Malgré des tentatives de minimiser ces craquelures, Navin Ramgoolam devait convoquer Paul Bérenger dans son bureau à 18h55 le 20 juin 1997 en pleine séance parlementaire pour lui annoncer sa révocation et signer la fin du gouvernement PTr-MMM après 18 mois de vie commune uniquement. À l’époque, les deux allaient se renvoyer la balle concernant la responsabilité de cet échec. Navin Ramgoolam devait dire que « Paul Bérenger ne peut à la fois être vice-Premier ministre et leader de l’opposition. » Quant à Paul Bérenger, il avançait « l’incompétence de Ramgoolam, sa lenteur intolérable et l’absence de leadership » comme « les véritables raisons ».

Les Mauriciens sont restés sur leur faim. Ils se sentent toujours blessés et portent toujours des vilaines cicatrices. Comme les Mauriciens ne croient plus en eux, ils n’ont pas hésité à sanctionner le PTr-MMM lors de deux dernières élections générales car ils ne font plus confiance aux deux leaders de ces partis. La route de 2014 est encore plus cinglante avec le projet d’un partage de pouvoir entre deux hommes avec une deuxième république rejetée massivement par la population qui a soutenu l’alliance Lepep. Bérenger aurait été Premier ministre pendant 5 ans et Navin Ramgoolam président pendant 7 ans avec immunité et la possibilité de diriger le conseil des ministres.

De lourdes défaites et des cicatrices

C’est pourquoi, le PTr et le MMM continuent à accumuler des défaites après défaites eut égard aux élections générales, municipales et villageoises. En 2014, Bérenger a frôlé la correctionnelle au No 19 tandis que Ramgoolam goûta à sa première défaite au No 5. Les deux circonscriptions étant leurs fiefs respectifs. Il a tenté l’aventure au No 10 sans plus de succès. Il est toujours dans « karro Kannes ». Et comme a chaque fois, il parle de tricherie (voir les commentaires de Lalit plus loin).

Le MMM, qui devra bientôt boire « lysol » de Bhagwan a perdu ses cadors notamment Ahmad Jeewah, Jai Prakash Meenowa, Sanjeeven Permal, Alan Ganoo, Tania Diolle, Kavi Ramano et Steve Obeegadoo entre autres.

Chez les rouges, la bataille pour le leadership est le feu qui couve sous les cendres. Tandis que les démarches de Shakeel Mohamed semblent avoir un effet opposé dans le « core base » du Parti Travailliste. Un peu normal, puisque l’avocat parlementaire n’est pas un travailliste né. Il était l’un des candidats battus du MSM au temps où il fréquentait le Sun Trust en 1995 face au PTR-MMM.

Et en se basant sur le taux de réussite et la victoire du MSM lors de deux dernières élections générales, les élections municipales et villageoises, on peut facilement déduire que les dirigeants des autres partis politiques se méfient toujours le parti de Pravind Jugnauth, surtout à l’approche des élections. Car depuis sa création, le MSM représente toujours un danger potentiel pour les autres formations politiques du pays. Les adversaires politiques du gouvernement savent aussi très bien que le MSM n’a rien à envier au Parti Travailliste et au MMM, qui continuent à couler à pic sous le leadership de Navin Ramgoolam et Paul Bérenger respectivement et ce depuis 2 014.

L’alliance PTr-MMM-PMSD-Reform Party n’inspire pas confiance

Maintenant, l’alliance PTr-MMM-PMSD-Reform Party de Roshi Bhadain essaye de faire la même chose. C’est de critiquer sans cesse les actions/mesures gouvernementales, de convaincre la population qu’ils sont les sauveurs, que la fraude et la corruption bat son plein dans le pays, que le niveau de law & order s’est dégradé et que le pays n’est pas dans des bonnes mains. Or, tout cela n’est guère convaincant si on compare la performance de l’actuel gouvernement par rapport à l’ancien régime PTr- MMM ou PTr-PMSD qui n’ont pas donné des résultats escomptés. Les dirigeants de cette nouvelle alliance font tout pour leurrer la population pour pouvoir conquérir ou reconquérir le pouvoir à tout prix, ce qui, selon des observateurs politiques, reste dans le domaine de l’impossible à moins que…

Pour certains qui croient que l’alliance PTr-MMM-PMSD-Reform Party ne fera pas long feu, les dirigeants de ces partis politiques devront, une bonne fois pour toute, cesser d’obliger les Mauriciens d’avaler des couleuvres ou les anacondas comme ils l’ont fait dans le passé.

Peuple intelligent

Le peuple intelligent que nous sommes, n’a pas encore oublié les campagnes des faussetés de l’alliance PTr-MMM. Les adversaires politiques de l’équipe de l’Alliance Morisien, dont le PTr-MMM-PMSD-Reform Party, qui n’inspire pas confiance, tentent par tous les moyens pour faire croire à la population que rien n’est bon dans le pays depuis que le MSM dirige le pays et qu’ils (adversaires politiques du gouvernement) sont capables de sortir le pays du précipice. Même avec l’aide des pseudos activistes sociaux, partis de renouvellements des idées, une section de la presse haineuse et du gros capital.

Mais la population n’est pas dupe car elle ne croit pas d’un iota que l’opposition galimatias, composée de PTr-MMM-PMSD-Reform Party, pourra faire mieux que le gouvernement MSM et Pravind Jugnauth. Or, les dirigeants de cette alliance se sont lourdement trompés car les Mauriciens savent bien séparer le bon grain de l’ivraie.

Alors MM. Ramgoolam, Bérenger, Duval et Bhadain : « Arrête prend le peuple pou couyon avec zotte l’opposition galimatias qui pas vaut naryen et qui pas inspire confiance…». 

L’alternative : Pravind Kumar Jugnauth

Sa force c’est son calme et sa détermination. Pas besoin de se ruer dans les médias matin, midi et soir. Mais il possède une force avec la bénédiction divine contre ses adversaires. C’est Pravind Kumar Jugnauth qui est le Premier ministre sans conteste du pays. Il dirige Maurice d’une main de fer ne cédant aucun pouce de terrain à la mafia. Le leader du MSM a une grosse volonté de mettre le pays sur les chantiers du développement comme avec le Métro Express, la nouvelle Cour Suprême, l’Hôpital ENT, le rond-point de Phoenix, la route Coromandel-Sorèze etc.  

C’est avec le leadership authentique du Premier ministre, Pravind Jugnauth, que les plus grosses mafias de la drogue ont été démantelées.  Compatissant, il a amélioré le sort de nos aînés avec une pension à Rs 9000 qui passera à Rs 13 400 en 2024. Cela bien que des pontifes du secteur privé appellent à réduire ce chiffre pour ne pas avoir à payer la Contribution Sociale Généralisé.

 Cette semaine encore, il était à Baie du Tombeau pour l’inauguration des complexes NHDC. Le contraste est saisissant. Abandonné sous Ramgoolam, alors député et Premier ministre de la région, l’endroit connait un développement fulgurant avec l’inauguration l’année dernière d’un centre de santé communautaire. La différence est visible.

De plus, Pravin Jugnauth reste un homme simple. Malgré ce Track record impressionnant, il n’a jamais obtenu, ni chercher à avoir, ni accepter une décoration de l’Etat. Pravind Kumar Jugnauth really means business. Ce qu’il dit, il le fait. C’est un des traits de son caractère. Le choix est clair !

Terra del Fuego

Posted by on Dec 21 2020. Filed under Actualités, Economie, En Direct, Featured, Opinion. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply

Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.