Édito-La compassion sera le « maître-mot » en 2021 … les mécanismes politiques et non les mécanismes de marché!



Les hôtels ont largement bénéficié de la démarche de la Mauritius Tourism Promotion Authority et de la Tourism Authority récemment avec des foires promotionnelles. Pour une fois, on n’a pas vu des gorilles de sécurité insultés des mauriciens qui sont venus remplir leurs établissements et sauver des emplois.  Ou encore ces ‘bonhommes’ propriétaires de campements à Rivière Noire et Pointe d’Esny lâchés leurs molosses sur les plages où se promènent des mauriciens.

Certes, le rapport qualité prix était de bonne augure toute proportion gardée. Depuis mars 2020, il y a eu un élan qui s’est dégagé dans le pays. La Covid 19 a sévit sans crier gare affectant toutes les couches sociales et économique à Maurice comme dans le monde. Une leçon que beaucoup à Maurice ne semblent pas avoir compris ou qui ne veulent pas comprendre. Cet élan s’appelle la compassion. Un élément que les anciens esclavagistes ou les disciples de l’oligarchie ne pourront jamais comprendre.

Comme ces pontifes du secteur privé qui appellent honteusement à réduire les aides de l’État en faveur des plus démunis comme la compensation salariale à Rs 375 ou encore à diminuer la pension de nos aînés alors qu’ils baignent dans l’opulence et l’abondance.

C’est une puissance divine qui aide ce gouvernement à nous diriger et à nous guider pour sortir de la crise sanitaire. Il nous arrive à avoir du mal à croire qu’on vit dans un pays libre. Si bien tant que certains personnes disent qu’il faut aveuglement ouvrir les frontières pour qu’ils ne mangent leurs « margozes ». Ils ont essayé de s’attaquer au socle de la démocratie en soutenant des forces réactionnaires pour tenter de virer par la rue ce que la voix du peuple a élu par les urnes. Pourtant, le reconfinement de la zone 4 à Londres et en Afrique du Sud cette semaine doit faire doublement réfléchir.

Le profit ne sera jamais l’ami du peuple ou du gouvernement. Si on laisse le pays à l’oligarchie traditionnelle, des squelettes marcheront dans ce pays. Car cela est la cadet des soucis des « captains of the private sector ».  Aujourd’hui alors que l’année 2020 tire à sa fin, nous voulons une nouvelle fois faire notre acte de foi dans la politique gouvernementale et économique prôné par Pravind Jugnauth surtout en faveur des plus démunis.

L’économiste Milton Friedman explique : « C’est la raison fondamentale pour laquelle la doctrine de la ‘responsabilité sociale’ implique l’acceptation du point de vue socialiste selon lequel les mécanismes politiques, et non les mécanismes de marché, sont le moyen approprié pour déterminer l’allocation de ressources rares à des utilisations alternatives. »

Pour mieux comprendre, on peut vous citer l’exemple d’un patron qui avait décidé de payer des salaires au-dessus du prix de marché de son secteur. Au début, tout le monde est content. Jusqu’à ce que le chef comptable débarque avec des calculs montrant que vu le niveau des salaires, l’acquisition d’une certaine machine couplée à quelques licenciements devenait très rentable…

C’est ce que nous refusons. L’année prochaine, nous nous attaquerons à la concentration économique. L’entreprise étant une « personne artificielle ». Sa responsabilité consiste à dégager le plus d’argent possible dans le cadre de la loi en vigueur. Malgré les discours des entrepreneurs économiques prétendant que la responsabilité sociale des entreprises est au moins aussi importante que le profit, la vérité c’est qu’ils s’en foutent royalement de l’être humain, du petit peuple et des ti-dimounes.

Ils sont à des années lumières du mot « compassion ». C’est pourtant ce qui a sauvé notre pays cette année, grâce au leadership authentique de Pravind Kumar Jugnauth comme Premier ministre. Libre au secteur privé et à leurs sbires dans une section de la presse de mener un combat contre le gouvernement actuel, la population a choisi son camp. Il faut nous libérer du joug dictatoriale du secteur privé et des grands patrons.

L’économie ne doit pas être au service des conglomérats ou de multinationaux. Le facteur humain nécessite également de l’attention.

Vivement 2021!

Jimmy Jean-Louis

CEO LE XOURNAL

& LE XOURNAL DIMANS

Posted by on Dec 28 2020. Filed under Actualités, Economie, Edito, En Direct, Featured, Opinion. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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