Affaire Manan Fakoo : Le CP monte au créneau pour rassurer la population



« Il n’y a rien de communal. Se enn zafer entre la victime ek enn dimoune».

Les limiers sont déjà sur une piste sérieuse

« J’étais aux commandes de la Special Mobile Force (SMF) lors du fâcheux épisode de 1999 (émeute Kaya). C’était la période la plus triste de ma carrière comme officier de police et c’était un des moments les plus sombre que Maurice ait connu. Mais avec mon équipe, on s’est tenu debout comme un seul homme et on a fait en sorte de rétablir les choses avant que cela s’aggrave davantage. Aujourd’hui en tant que Commissaire de Police, je ne permettrai pas que la situation dégénère et qu’il y a une situation pareille dans le pays. Et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour préserver la stabilité et la paix au sein du pays » c’est ce qu’a affirmé Khemrak Servansingh, ce vendredi matin lors d’une conférence de presse au caserne central. Le CP évoquait le décès du gros bras, Manan Fakoo, mort par balle dans la soirée du jeudi au vendredi 22 janvier 2021.

Le Commissaire de Police s’est voulu rassurant spécialement pour empêcher que la population sombre dans un climat de terreur, qui affirme-t-il n’a pas lieu d’être. Selon lui, il n’y a que des rumeurs insignifiantes qui circule car il y a certains pyromanes qui essaient de mettre le pays à sang. Il a mentionné notamment des personnes qui créer plusieurs profils sur les réseaux sociaux pour y mettre des propos incendiaires à élan communal mais également certaine presse qui, dit-il, donne une perception néfaste de ce qui se passe dans le pays à travers des articles à sensation.

Khemrak Servansingh affirme ainsi qu’il n’y a rien de « communal » dans l’affaire de coups de feu ayant coûté la vie à Manan Fakoo. « Se enn zafer entre la victime ek enn dimoune » a déclaré le CP. D’ailleurs, il a fait ressortir que la police a immédiatement initié une enquête dès l’incidents. Il a souligné que c’est l’équipe de la Western Division, qui vient d’élucider cinq cas de braquages, assistée de la MCIT, qui enquête dans cette affaire. Et que les limiers sont déjà sur des pistes sérieuses, affirmant qu’il y aura des arrestations très prochainement.

Les coups de feu

Revenant sur l’incident, le patron des Casernes centrales a expliqué que « la victime au moment li finn rant dan so loto, dé malfrat lor moto finn apross li et zot in tire trois cout bal a bout portant a traver pare-brise. deux bals fine touche li, premier bal fine touche so la joue et sa finn affecte so la machoire et deuxieme lor so la nuque. Nou balistique expert et membres soco finn pran  vehicule fine amene station et fine examine vehicule. Noune gagne trois empty cartridges. Bal la fini tiré ek enn bal dans loto de la victime ». Il a aussi indiqué que c’est un pistolet de calibre 25 mm qui a été utilisé lors des coups de feu à Beau-Bassin mercredi soir. 

Le commissaire a aussi partager sa stupéfaction car après les coups de feu, Manan Fakoo, qui était au volant de sa voiture, s’est rendu dans un premier temps au poste de police de Beau-Bassin pour signaler son agression. Puis, il s’est lui-même rendu à l’hôpital Victoria, au volant de sa propre voiture, refusant l’aide des officiers et d’attendre le SAMU. Mais a rendu l’ame un jour après « on a aussi été intriguer par cela mais ce sont les faits et on n’a pas d’explication. Par ailleus, on ne peut nier que c’était une personne solide avec une forte corpulence. C’est au département de la santé de venir de l’avant avec des explications » dit-il.

Situation en main

Khemraj Servansingh affirme toutefois que la police a la situation bien en main. « Un cas de coup de feu est un cas de trop. Nous n’allons permettre aucun dérapage. Et nous irons au bout de notre mission qui est de protéger la population » a-t-il dit. Il a assuré aussi qu’il y a un contrôle très strict en ce qu’il s’agit des armes à feu à Maurice. D’affirmer que des crack down operations ont lieu à travers le pays pour surveiller cela. Il a souligné que durant les dernières 24 heures, qui ont précédé ce vendredi matin, pas moins de 5 375 véhicules ont été contrôlés de manière rigoureuse pour s’assurer que tout est carré.

Pour conclure, le Commissaire de Police a donné l’assurance qu’il n’y a pas un climat de terreur dans le pays, encore moins un « escadron de la mort ». Dans cette lancé, il a fait un appel à la population, aux chefs religieux, aux organisations socioculturelles et ONG leur demandant d’aider la police dans sa tâche car « le tissu social est fragile » surtout avec ces posts qui sont publiés sur Facebook.

Pour rappel, Manan Fakoo, âgé de 56 ans, a était admis aux soins intensifs après avoir réçu deux coup de balle, dont une à la nuque et une à la mâchoire. L’incident s’est déroulé vers 19 hrs 45, alors que la victime était dans sa voiture à Beau-Bassin. Le quinquagénaire a dû subir une intervention chirurgicale mais a rendu l’âme dans la soirée du jeudi au vendredi 22 janvier. L’autopsie pratiquée dans la matinée du vendredi à l’hôpital Victoria a attribué le décès due à un “gunshot wound to the neck”

Hors-texte

Meurtre de Manan Fakoo : Deux suspect arrêté et interrogé 

Deux hommes ont été arrêtés dans le sillage du meurtre de Manan Fakoo, dans l’après-midi de ce vendredi 22 janvier. Les suspects sont des habitants du Nord, connus des services de police. Ces derniers avaient eu une altercation avec la victime la semaine dernière. Les individus ont été interpellés par les limiers de la MCIT à leur domicile. Ils ont été interrogés aux Casernes centrales jusqu’à tard dans la soirée du vendredi. Pour l’instant, ils nient leur implication dans cette affaire.

A savoir que ce n’est pas la première que Manan Fakoo est victime de tentative de meurtre. Il est même réputé pour ses démêlés avec des gangs ou la police. Celui qui s’est fait connaître la première fois lors d’un meeting public, animé par le Dr Dinesh Ramjuttun, à Flacq/Bon Accueil, pour avoir intimé l’ordre à l’ancien ministre de la Sécurité Sociale et de la Solidarité Nationale muni d’une arme à feu, a enchainé les histoires plus folles que les autres durant sa vie.

En février 2006, il avait été la cible de gros bras, assurant la sécurité d’un casino à Quatre-Bornes. Il était souligné, à l’époque, qu’il n’aurait pas voulu déplacer sa voiture qui aurait été mal garée. Il avait ainsi été poignardé alors que plusieurs individus s’étaient massés devant son domicile dans l’optique de lui faire la peau. Ces derniers avaient même saccagé sa maison et sa voiture. L’enquête policière a d’abord mené à l’arrestation du responsable de la sécurité d’une maison de jeux et de trois autres membres de son équipe. Mais dans leur déposition, les présumés agresseurs de Fakoo avancent qu’ils ne l’ont jamais volé, ni agressé, allèguent qu’ils ont été victimes d’un règlement de comptes et que Fakoo les aurait menacés de mort. Ils avaient même consigné des dépositions à la police dans ce sens.

Posted by on Jan 23 2021. Filed under Actualités, Edito, Faits Divers, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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