J.M.GIRAUD : ‘‘DANS LE MEILLEUR DES CAS, LA SAISON DÉMARRERA LE 17 AVRIL’’



Le MTCSL, mené par son Président Jean Michel Giraud, a tenu une conférence de presse peu avant la mi-journée, ce mercredi 24 mars, dans le respect des protocoles sanitaires en raison de la pandémie de Covid-19. Cela a été principalement une séance interactive, très animée d’ailleurs, avec la présence de représentants des principaux groupes de presse du pays.

Le Président était flanqué de ses collègues Administrateurs Nicolas Carosin, Denis Doger de Spéville, Anoop Madhow et Paul France Tennant, de même que le le Directeur Financier Jérôme Tuckmansing, le Communication Manager Shan Ip, le CEO Mike Rishworth et le Chief Stipe Stéphane de Chalain. Ces deux derniers ont aussi répondu à quelques questions les concernant par intermittence.

“Les Administrateurs ont désormais la responsabilité

d’au moins ne pas encourir de pertes”

D’entrée, Jean Michel Giraud devait parler de la probable date de début de la saison 2021, sujet probablement le plus attendu. Il dira que, sous condition que le MTCSL obtienne sa licence et suite à des discussions avec ses collaborateurs, le coup d’envoi sera donné au plus tôt le 17 avril ou peu après. Cela dit, le MTCSL ne lancera pas la nouvelle saison à n’importe quel prix : les Administrateurs ont désormais la responsabilité d’au moins ne pas encourir de pertes, comme l’an dernier lors des premières journées disputées à huis clos.

Dans cette optique, les différents ‘‘stakeholders’’ seront mis à contribution afin de s’assurer d’un ‘‘break-even’’ au minimum. Le MTCSL demandera aussi que la Police des Jeux se mobilise mieux que l’année dernière pour s’assurer que le moins d’argent possible ne se perde sur le marché noir. Le Président est d’avis que même les journées à huis clos pourraient être profitables au MTCSL, à condition qu’il y ait un contrôle serré sur les paris clandestins.

La reprise des galops poussés prévue pour très bientôt

‘‘Ce matin, en arrivant ici, j’ai vu qu’on m’a servi une mise en demeure. Apparemment, certains bookmakers se sont sentis blessés par mes propos à la radio la dernière fois et ils réclament plusieurs millions de roupies au MTCSL et à moi-même personnellement. Je vais être clair dessus : en tant que Président, j’ai des responsabilités, tout comme les autres Administrateurs, envers nos members, actionnaires et le public turfiste en tant qu’autorité hippique et nous allons exercer notre responsabilité jusqu’au bout. Personne ne me fera taire, ni moi, ni les autres Administrateurs. C’est notre responsabilité de porter à l’opinion publique ce que nous considérons comme des manquements dans la régulation de cette industrie. Entre vous et moi, en regardant la plainte déposée, ce n’est pas ça qui m’empêchera de dormir. S’ils croient qu’ils vont faire taire le Président du MTCSL, il peuvent oublier, ou ils devront employer d’autres moyens…le pire dans tout cela, c’est que je n’ai nommé aucun bookmaker à la radio. J’ai seulement mentionné 5 bookmakers. Leur action est venue les auto-dénoncer’’, devait poursuivre Jean Michel Giraud.

Répondant à une question de L’Express-Turf quant à la reprise des galops poussés, le CEO Mike Rishworth devait dire que le MTCSL est dans l’attente d’une réponse du Commissaire de Police, ce qui ne devrait pas trop tarder. Suite à cela, une demande sera faite à la GRA. Le CEO espère qu’au plus tard les galops reprendront ce lundi, mais il est d’avis qu’il se peut que cela soit le cas dès cette semaine-ci.

“Le Club n’a rien à cacher, on accepte tous les débats, toutes les questions”

En réponse à Turf Magazine concernant l’émission radiophonique en question, le Président du Club déclarera : ‘‘C’est une bonne chose qu’il y ait eu un débat. Dès la constitution du nouveau Board du MTC , nous avions demandé une rencontre avec la GRA en vue d’établir un calendrier de travail et pour faire que les choses avancent d’une manière apaisée, mais on a eu un refus. Puis, à la requête d’une radio de faire un débat avec un membre de la GRA, j’ai accepté. Le Club a peut-être donné la perception dans le passé qu’il a des choses à cacher, mais ce n’est pas le cas. Le Club n’a rien à cacher, on accepte tous les débats, toutes les questions. Vous n’avez qu’à voir mes récentes déclarations. A la radio, j’ai eu l’occasion de dire certaines choses, mais le temps alloué à l’émission était trop court. C’est pourquoi je suis content de vous voir aujourd’hui pour continuer la discussion.’’

Pour en revenir à ce débat à la radio, un journaliste a demandé des éclaircissements au Président du MTCSL qui y avait déclaré qu’il n’est pas d’accord que les bookmakers opèrent en tant que compagnie privée. Sa réponse : ‘‘On nous a demandé de fonctionner comme une compagnie publique, avec tout ce que cela comporte comme complication administrative. Sur le principe, nous ne sommes pas contre, mais la raison qu’on nous a donnée est pour être conforme à la loi sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Cependant, s’il y a une compagnie à Maurice qui ne peut pas y être impliqué, c’est bien le MTC. L’essentiel de nos revenus proviennent des opérateurs de paris. Le pourcentage que nous percevons sur leur chiffre d’affaires est défini par le GRA et leur chiffre d’affaires est déclaré à la MRA. Ainsi, l’essentiel de nos revenus est connu des autorités gouvernementales au départ même, avant que nous-mêmes nous n’en prenions connaissance. Une compagnie publique implique la mise sur pied des comités tels celui du Good Governance, Risk, Audit, et autres que le MTC a effectivement mis en place. Par contre, les bookmakers, eux, peuvent opérer comme une compagnie privée, à l’opposé des deux Totes qui sont eux aussi des compagnies publiques. Les bookmakers auraient dû eux aussi opérer comme une compagnie publique. Le Club ne peut pas faire du money laundering, tandis que les bookmakers pourraient le faire en tant que compagnie privée. Ils sont engagés directement dans le betting et ils devraient eux aussi opérer comme une compagnie publique, avec tous les contrôles qui vont avec. Pourquoi faire une différence entre les bookmakers et le MTC? Ce n’est pas juste.’’

Public Limited Company ou compagnie privée? : “Pourquoi

faire une différence entre les bookmakers et le MTC?”

Autre directive des autorités qui fait débat : le pre-race testing. Interrogé à ce propos, Jean Michel Giraud devait passer le micro au Chief Stipe Stéphane de Chalain qui expliquera à l’assistance : ‘‘Les tests sont faits les vendredis matins. Les chevaux ont travaillé juste avant et ils sont donc plus relaxe. Les palefreniers les emmènent ensuite au sampling area. Or, depuis début 2020, la GRA nous impose de prendre le sampling des chevaux une heure après la parution du programme, soit un jeudi après-midi. Les chevaux sont des créatures d’habitude, et ils n’ont pas l’habitude d’être déplacés pour le sampling dans l’après-midi. A cette heure-là, généralement, il y a beaucoup de chevaux à la marche dans les écuries puisqu’ils sont fresh, en condition de course et sous nourriture protéinée. Nous avons fait des représentations à la GRA l’an dernier par rapport au bien-être des chevaux et des palefreniers, car il y a plus de chance qu’ils se blessent à cette heure-là. Malgré cela, la GRA insiste qu’on prenne le sang les jeudis après-midis. On travaille dessus avec le département de sécurité et les vétérinaires afin de trouver un moyen qui mitigerait les risques d’accident. Cela dit, tout cela engendrera un coût excessif (ndlr : environ Rs 2.5M selon J.M.Giraud) pour le Club qui n’a pas ce budget-là.’’

“Mon élection ne fait pas plaisir à tout le monde”

Une des dernières questions de cette conférence de presse portait sur le ‘‘political exposure’’ allégué de Jean Michel Giraud. Une question du DefiMedia Group auquelle le Président répondra : ‘‘Je crois que la GRA a été mal conseillé dans ce cas-là. Our lawyer has addressed the GRA regarding my supposed political exposure. Everybody knows that I am not a PEP, but I am not sure everybody at the GRA is not a PEP also. Laissez-moi vous dire quelque chose : Giraud a été patron d’une grosse compagnie dans ce pays-là pendant 30 ans et il a rencontré tous les premiers ministres, et bon nombre de politiciens et autres ministres. Oui, j’ai de bonnes relations avec eux, mais est-ce que cela fait de moi un PEP? Comment peut-on diriger une grosse compagnie à Maurice sans avoir des connections? Et puis, mes opinions politiques me concernent, comme les vôtres vous concernent, mais ça ne regarde pas non plus la GRA. Je comprends que mon élection ne fait pas plaisir à tout le monde et ils essayent par tous les moyens, comme la mise en demeure de dizaines de millions de roupies de ce matin, de me faire taire. Je ne vais pas me taire!’’

Posted by on Mar 25 2021. Filed under Economie, En Direct, Featured, Hippisme. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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