Diffamation… Le Groupe Mauricien perd son appel contre la Clinique du Nord



  • Le groupe de presse de la rue St Georges devra finalement payer Rs 300 000 à ladite clinique

  • The award made by the Judge was justified
  • There was a hasty, factually incorrect, misreporting of the essence of what was said at the National Assembly
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Le Groupe Mauricien, qui avait été condamné de payer des dommages de l’ordre de Rs 300 000 avec intérêt aux taux légal depuis décembre 2011 au Jyoti’s Clinic Ltd, a perdu son appel devant la Cour.

Le Dr Mukesh Sooknundun directeur de la Clinique du Nord

En effet, Jyoti’s Clinic Ltd qui opère sous le nom de Clinique du Nord du Dr Mukesh Sooknundun, avait expliqué que l’article paru dans Le Mauricien, il y a environ dix ans, lui avait causé beaucoup de préjudices. A travers de ses hommes de loi, le plaignant avait expliqué ceci : “The plaintiff is suing the defendants in defamation in respect of an article which appeared in the edition of the 17 November 2011 of ‘Le Mauricien’ at page 1 of which the following caption appears in big bold characters: ‘PNQ: Le mercantilisme medical mis à l’index..’ together with a photograph of the plaintiff’s “Clinique du Nord” with the following caption underneath the photograph ‘La clinique du Nord où Mme N. V. est décédé le 29 Octobre 2010’, and at pages 6 and 7. Another photograph of the plaintiff’s clinic was published at page 7 with the following footage: ‘La Clinique du Nord au centre de la controverse sur la liposuccion avec deux décès en 2006 et en 2010’ which is alleged to have tarnished its honour and reputation and affected its business adversely”.

D’où la décision de la Jyoti’s Clinic Ltd  de réclamer des dommages de Rs 100, 000, 000 au groupe de presse de la rue St Georges. Mais la Cour suprême avait condamné le Groupe Mauricien de payer des dommages de Rs 300 000 à ladite clinique. Mais il avait décidé de faire appel contre ce jugement. Ainsi, le groupe de presse de la rue St Georges  avait contesté le jugement en soutenant que :

1) Le  juge a omis d’examiner et de décider si les défendeurs (maintenant appelants) ont fidèlement reproduit les débats à l’Assemblée nationale ;

 (2) Le juge a eu tort ‘to hold that inclusion of one or two inaccurate facts rendred on the whole article defamatory’;

 (3) Le juge a eu tort de considérer que le contenu de l’article qui se référait uniquement au ‘respondent’ et non à d’autres personnes et/ou entités ou cliniques ;

(4) Le juge a eu tort de tirer des conclusions défavorables à l’encontre des ‘appellants’ sur le  fait que l’article a été publié à la date même des débats de l’Assemblée nationale :

(5) Le juge a eu tort de conclure que les ‘appelants’ avaient occulté l’observation du chef de l’opposition d’alors selon laquelle il était difficile d’établir un ‘nexus’  entre la liposuccion et la cause des décès ;

(6) Le juge a eu tort de ‘award’ un montant de Rs 300 000 à titre de dommages-intérêts après s’être déclaré que la prétendue diminution du nombre de patients pendant une période limitée n’était pas “tout à fait manifestement probable” eu égard à la publication des articles et aussi parce que la demande de dommages-intérêts n’a pas été spécifiquement prouvée par le demandeur (maintenant Défendeur).

(7) Le juge a eu tort de ‘award interest at the legal rate’ à compter de la date du ‘lodging’ of the plaint’ de la requête, soit le 23 décembre 2011.

Or, en se basant sur les points avancés par les hommes de loi du Groupe Mauricien, la Cour a finalement conclu ceci : « We find therefore that there is no merit in grounds (3) and (4). Grounds (6) and (7) challenge the award of Rs 300,000 as damages and the award of interest as from the date of the lodging of the plaint. In his assessment of the quantum, the learned Judge took into consideration that the headlines and unverified statements were highly defamatory; that there was a hasty, factually incorrect, misreporting of the essence of what was said at the National Assembly, that a ‘mise au point’ was published five days later in very small characters that there was a decrease in the number of inpatients and outpatients following the publication for the period December 2011 to June 2012. He concluded that although it had not been totally and clearly established, it most probably resulted from the publication. We find that on the whole, having regard to the evidence of the respondent representative and the circumstances of the case, the award made by the Judge was justified. Learned Counsel for the appellants submitted that in the absence of evidence of prejudice, one can only conclude that the award made by the Judge was for moral damages and not material damages and that interest as awarded was not due. Bearing in mind that the respondent is a company, we find this argument to be unfounded in the light of the reasons given by the Judge, as highlighted above. We therefore also find no merit in grounds (6) and (7). The appeal is accordingly dismissed with costs”.

Posted by on Jun 21 2021. Filed under Actualités, En Direct, Faits Divers, Featured, Santé. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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