Budget 2021-2022…Summing Up magistrale du ministre Renganaden Padayachy…



« Dans les épreuves difficiles, on ne franchit correctement l’obstacle que de face. » François Mitterrand

Allocution de Dr. l’Hon. Renganaden Padayachy, Ministre des Finances, de la Planification économique et du Développement

Lundi 21 juin, Port-Louis 

Monsieur le Président,

C’est pour la seconde fois, et avec toujours le même sens du devoir, que je me présente devant cette auguste Assemblée pour clôturer plus d’une semaine de débats autour de la présentation du Budget 2021-2022.

Avant toute chose, je souhaiterais adresser mes remerciements les plus sincères à l’ensemble des orateurs, et tout particulièrement au Premier Ministre ainsi qu’à mes collègues ministres, PPS et parlementaires.

Le soutien témoigné par les membres du Gouvernement atteste des valeurs que nous portons si fièrement de ce côté de la Chambre.

Dans le sillage de la vision de notre Premier Ministre pour le développement socio-économique inclusif de Maurice, ce Budget 2021-2022 constitue notre feuille de route pour une sortie de crise rapide et réussie.

Croissance économique, résilience sociale et développement durable sont au cœur de notre matrice budgétaire.

Nous sommes en effet rassemblés derrière un même objectif, celui de la relance économique, de la justice sociale et du verdissement de notre écosystème.

Monsieur le Président,

Le Budget 2021-2022 « Mieux Ensemble » est un Budget ambitieux qui ouvre la voie à des jours meilleurs.

À en juger par la réaction de la population, des opérateurs et des commentateurs, il ne fait aucun doute que nous avons su répondre à leurs attentes.

Qui nous le savons, sont nombreuses et pressantes.

Nous nous donnons les moyens de nos ambitions.

Et cela pour atteindre notre but, celui d’une reprise robuste et inclusive.

Nos concitoyens ont largement pris la mesure du défi auquel notre pays est confronté.

Ils ont, sans le moindre doute, saisi les enjeux et le caractère exceptionnel de la situation.           

Ce faisant, les mesures annoncées dans le Budget 2021-2022 ont été comprises et favorablement reçues.

Pour cela nous remercions les Mauriciens pour leur appui indéfectible.

Nous devons, maintenant et tous ensemble, travailler à l’implémentation de cette stratégie.

Il s’agit de continuer à soutenir la population, à protéger les vies, à préserver les moyens de subsistance et surtout à relancer la machine économique pour se remettre au plus vite du choc de la pandémie.

Monsieur le Président,

Ce sont les grandes périodes qui font les grands hommes.

Nous pouvons être fiers de nous tenir aux côtés du Premier Ministre pour traverser cette tempête et entrevoir la lumière au bout de ce long tunnel que nous avons parcouru ensemble.

Si le volontarisme du Gouvernement et le support de la population constituent l’assise du solide partenariat qui assurera notre réussite, il est regrettable d’observer comment l’opposition se renferme dans toujours plus de médiocrité.

S’opposer pour briser la chaine de confiance.

Contredire pour immiscer le doute.

Telle est leur projet démoniaque.

Ils s’enlisent dans un statu quo démagogique et destructeur.

Ce Gouvernement a fait des 3 « R » Redressement, Renaissance et Résilience son crédo pour restaurer la confiance.

Eux, ils se sont armés des 3 « D » Démoniaque, Démagogue et Destructeur pour installer la défiance.

Mais soyez rassurés, les Mauriciens ne sont pas dupes.

Face à une opposition capitularde soumise aux diktats de la Loi du plus fort, nous ne céderons jamais devant la politique de l’injuste.

N’en déplaise aux détracteurs de la patrie, nous, de ce côté de la Chambre, formons un Gouvernement progressiste, au service de l’intérêt de la population.

Il nous a été confié une grande responsabilité.

Celle de protéger les intérêts économiques et sociaux de tous nos concitoyens en veillant tout particulièrement à améliorer les conditions de vie des plus vulnérables.

Ce n’est pas pour rien que nous avons pris la décision d’étendre le Wage Assistance Scheme et le Self-Employed Assistance Scheme pour le secteur du tourisme et les PME.

Ou encore, que nous continuerons à prendre en charge la compensation salariale d’un montant mensuel de 375 roupies pour les PME.

Monsieur le Président,

L’équité est un combat de tous les jours que nous avons décidé de mener pour ceux qui n’en n’ont pas les moyens. 

Avec ce Budget, c’est précisément ce que nous faisons.

Et il ne s’agit pas seulement de ce que nous, en tant que Gouvernement, pensons être la bonne marche à suivre – mais aussi et surtout de donner corps aux aspirations de la population en apportant des solutions concrètes.

En effet, le Budget 2021-2022 a été préparé suite à la tenue d’amples consultations avec l’ensemble des parties prenantes.

S’en est dégagé un large consensus autour de l’importance d’un plan de sortie de crise et de la réouverture.

Il s’agissait de formuler les politiques publiques adéquates pour relancer les secteurs productifs de notre économie, créer de nouveaux axes de croissance et s’assurer d’une plus grande résilience dans notre économie, notre société et notre environnement.

Les trois R – Redressement, Renaissance et Résilience – constituent le trio gagnant qui empêchera notre pays de sombrer dans le marasme.

Ce marasme, c’est le chômage, les faillites et la misère économique et sociale.

Tels sont les écueils dans lesquels Maurice aurait pu tomber : 100 000 chômeurs et 30% des entreprises en faillite.

Nous ne pouvions pas rester les bras croisés et attendre que la tempête passe. 

Un Caring Governement se doit d’agir, d’être proactif et de se tenir prêt à toutes éventualités.

Le tout d’une manière juste et responsable.

Monsieur le Président,

C’est exactement l’essence du Budget 2021-2022, et cela tout d’abord, au service de la relance économique.

Ainsi, permettez-moi de revenir sur les principaux axes de notre stratégie.

Bien entendu, nous œuvrons avec acharnement pour renouer avec une croissance positive.

Mais il ne s’agit pas seulement de revoir nos indicateurs économiques passés au vert. 

Plus que tout, ce dont Maurice a besoin, c’est d’une reprise économique qui :

  • crée des emplois qualifiés pour les jeunes ;
  • contribue durablement à la baisse du taux de chômage ;
  • augmente le revenu par habitant d’une manière significative et inclusive ;
  • améliore la compétitivité de notre économie ; et
  • diversifie encore davantage notre base économique en mettant l’accent sur une production qui se substitue aux importations, sur la promotion de l’économie verte et des nouvelles technologies.

Tels sont les principaux objectifs de notre plan de relance économique – une croissance oui, mais robuste et durable.

C’est aussi une reprise qui regarde au-delà de la Covid-19, pour préparer un meilleur avenir commun.

Monsieur le Président,

La reprise que nous façonnons s’appuie sur une nouvelle architecture économique.

Il est évident qu’une reprise rapide et solide exige que nous encouragions plus d’investissements dans l’économie.

Et plus précisément, que le coup de pouce donné à l’’investissement proviennent à la fois du secteur public et du secteur privé.

Alors, comment y parvenir ?

De façon très pragmatique, en s’appuyant sur les grands leviers de croissance suivants.

Nous prévoyons premièrement une augmentation substantielle des investissements du secteur public au cours des trois prochaines années. 

La plupart de ces investissements seront consacrés au développement des infrastructures, ce qui ouvrira de vastes possibilités de création d’emplois, notamment dans le secteur de la construction.  

Je m’attarde quelques instants sur le grand projet des 1 500 drains à travers l’île ainsi qu’à Rodrigues que nous allons lancer.

Afin de réaliser cet immense chantier dont les bénéfices sont autant économiques que sociaux, nous introduisons le National Flood Management Programme sous la supervision de la Land Drainage Authority.

Au regard des récents épisodes de crues soudaines, ce projet est d’une importance capitale pour le pays.

C’est pour cela que nous débourserons un montant de 11,7 milliards de roupies sur les trois prochaines années.

Nous débuterons les travaux par les zones à haut risque d’inondation.

Et personne ne sera oublié.

Ce n’est pas un exercice de Professeur de géographie comme certains s’amusent à le dire, mais un projet d’envergure qui permettra à des centaines de milliers de Mauriciens d’être mis à l’abris du danger. 

Nous, dans la majorité, nous pensons à tous les Mauriciens.

Et je le dis avec beaucoup de fierté, mieux vaut enseigner la géographie aux enfants plutôt que de leur ôter le pain de la bouche comme en ils l’ont fait en 2006.

Pourtant, en 2006, la croissance était une des plus fortes depuis l’indépendance.

5,6% de croissance économique.

Nous n’étions affectés par aucun choc externe.

Et malgré ça, avec froideur et mépris, tout a été retiré aux plus démunis par l’opposition qui était alors au pouvoir.

Imaginez donc quelle aurait été leur politique s’ils étaient aujourd’hui aux responsabilités ?

Le pays aurait été à feu et à sang.

Ils auraient sans nul doute :

  • enlevé la pension de retraite à 60 ans ;
  • remis en question la gratuité de l’accès aux services de santé ; ou encore
  • rendu l’école payante.

Nous, de ce côté de la Chambre, nous faisons ce que nous avons dit. Et nous n’enlevons rien.

Nous n’avons rien retiré de ces acquis sociaux et jamais nous ne le ferons.

Monsieur le Président,

En plus des 4 milliards de roupies de l’Economic Recovery Programme qui serviront à la modernisation des routes, des infrastructures d’éducation et de santé, des équipements communautaires ainsi que des réseaux d’égouts, l’approvisionnement régulier en eau est un engagement que nous avons pris pour le bénéfice de la population et de notre économie.

Pour ce faire, trois grands projets seront engagés.

Il s’agit premièrement de la construction du barrage de Rivière des Anguilles et de son usine de traitement des eaux.

Pour ce projet qui permettra d’assurer un approvisionnement fiable en eau dans la région du Sud, nous investirons quelque 9,4 milliards de roupies.

Deuxièmement, notre grand plan d’investissement public comprend le déboursement de pas moins de 3,2 milliards de roupies au cours des trois prochaines années pour mettre à niveau et étendre nos installations de stockage et de traitement de l’eau.

Enfin, et comme également annoncé dans le Budget 2021-2022 de Rodrigues, un projet d’approvisionnement en eau pour Rodrigues est en marche, pour un montant d’un milliard de roupies.

Ce projet sera mené par l’Assemblée Régionale de Rodrigues en partenariat avec la Mauritius Investment Corporation.

A ce propos, permettez-moi de rappeler aux honorables membres de l’opposition que s’opposer farouchement à ce projet comme ils le font pathétiquement équivaut à se positionner contre le développement de Rodrigues et l’amélioration des conditions de vie de nos frères et sœurs Rodriguais.

Si je suis leur raisonnement, j’en déduis qu’ils sont donc contre le fait d’investir dans notre économie locale pour assurer le futur de nos enfants.

Ils préfèreraient sans doute que ces milliards de roupies soient investies à l’étranger et ne rapportent strictement rien ni au pays ni aux Mauriciens.

Quel manque de vision ! Quel manque de patriotisme.

Et alors que j’entends un honorable membre, nouveau porte valise de l’opposition, se fendre d’être l’héritier de Sir Anerood Jugnauth, j’en tombe de ma chaise.

Au lieu de prétendre être ce qu’il n’est pas, et ne sera jamais, je lui recommande vivement de se remémorer avec quelle force et patriotisme SAJ a toujours défendu les intérêts du pays.

Souvenons-nous de sa détermination lorsqu’il il avait tenu tête aux organisations internationales alors qu’elles voulaient nous imposer des mesures anti-sociales telles que la remise en question de la gratuité de l’accès à l’éducation et à la santé ou encore le retrait des subsides sur les biens de nécessité.

Si le pays avait obtempéré sans prendre en considération l’intérêt premier de la population mauricienne, nous aurions plongé dans les méandres d’une société en panne et aux inégalités croissantes.

Monsieur le Président,

Ce Gouvernement est convaincu que notre reprise économique passe par un rebond de l’investissement privé.

C’est bien pour cela que le Budget 2021-2022 fait la part belle aux opportunités dans le secteur de la construction.

L’accès à la propriété pour tous les Mauriciens est l’une des priorités de nos priorités.

Nous voulons que l’immobilier soit le secteur annonciateur de la réussite de notre relance économique. Une stratégie de « gagnant-gagnant » qui portera ses fruits dès les prochains mois.

Pour y parvenir, nous avons alloué un montant de 2 milliards de roupies.

Le Gouvernement s’engage ainsi à rembourser 5% du coût d’acquisition d’une propriété́ ou d’un terrain résidentiel ainsi que du coût de la construction d’une résidence dans le pays.

Jusqu’à un montant maximum de 500 000 roupies.

Avec pareille mesure, nous nous attendons à un véritable boom du secteur de la construction.

Monsieur le Président,

En plus de notre plan historique d’investissement public et des facilités mises en place pour encourager l’investissement privé, nous créons également les conditions favorables au développement de nouveaux pôles de croissance. 

Il s’agit premièrement de l’industrie des énergies renouvelables.

Elle générera des milliards de roupies de nouveaux investissements au cours des dix prochaines années.

Ce budget transcende la poursuite du seul essor économique en l’accent sur la croissance verte comme pilier de la relance. 

Les mesures que nous prenons dans le cadre de ce Budget respectent le concept de durabilité environnementale telle qu’il est défini par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement des Nations unies.

Je cite, « la durabilité consiste à agir de manière à garantir que les générations futures disposent des ressources naturelles nécessaires pour bénéficier d’un mode de vie égal, voire meilleur, comparativement à la génération actuelle ».

Le présent Budget 2021-2022 adhère pleinement à ce point de vue et va même au-delà.

Alors que la principale source d’énergie utilisée pour la production d’électricité à Maurice provient du fioul et du charbon, le Gouvernement s’est engagé à inverser la tendance.

Nous revoyons complétement notre mix énergétique pour atteindre un objectif de 60 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, au lieu des 40 % fixés précédemment. 

L’utilisation du charbon sera elle progressivement remplacée jusqu’à son élimination complète dans moins de 10 ans. C’est à dire avant 2030.

En tenant compte du potentiel déjà existant de l’énergie solaire, de l’éolien et de la biomasse, cet objectif est, je le maintiens, réaliste et réalisable.

Le principal catalyseur de cette stratégie est la rémunération de la bagasse à 3,50 roupies par KWh.

C’est un progrès très concret qui résulte à la fois des convictions environnementales de ce Gouvernement ainsi que des nombreuses consultations que nous avons eues à ce sujet avec les opérateurs de l’industrie cannière.

En effet, la valeur majorée de la bagasse, associée au National Biomass Framework qui sera mis prochainement en place, favorisera fortement le développement de cette matière en tant que source fiable d’énergie renouvelable.

Monsieur le Président,

Une fois que le CEB aura finalisé sa tarification concernant les différentes sources d’énergies renouvelables, les entreprises et les particuliers seront autorisés à fournir de l’énergie renouvelable directement au CEB si le prix est inférieur au tarif maximum fixé.
C’est une avancée majeure.

Ce Budget prévoit également un certain nombre de mesures pour faciliter l’intégration de projets d’énergie verte, combinant l’utilisation de l’énergie éolienne, de l’énergie solaire et de la biomasse.

Ainsi, le CEB investira dans l’augmentation de la capacité d’absorption des énergies renouvelables intermittentes en augmentant la capacité des batteries et en modernisant les sous-stations pour améliorer la fiabilité et augmenter la part des énergies renouvelables.

Grace à l’ensemble des mesures annoncées dans le Budget 2021-2022 au profit de l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans notre mix énergétique, ce nouveau secteur d’activités aura un impact MAJEUR sur l’architecture même de notre économie.

L’industrie des énergies renouvelables permettra en effet de :

  • Relancer les investissements privés dont la plupart seront locaux ;
  • Rendre Maurice plus indépendant énergétiquement ;
  • Permettre à notre pays d’économiser des milliards de roupies chaque année en termes de devises étrangères tout en améliorant la balance de notre compte courant ;
  • Créer de nouvelles opportunités d’emplois qualifiés pour nos jeunes diplômés ;
  • Dynamiser notre secteur manufacturier ; et enfin
  • D’obtenir une source de revenus supplémentaires pour les entreprises et particuliers participant à la fourniture d’électricité.

Monsieur le Président,

L’industrie du savoir et de la digitalisation sont un autre pôle de croissance sur lequel nous misons avec raison.

Les mesures et projets annoncés dans le Discours du Budget 2021-2022 pour ce nouveau secteur d’activité visent à :

  • D’une part, guider la transition du pays vers une « Smart Nation » axée sur l’innovation en s’appuyant sur la recherche et l’adoption de technologies émergentes ; et
  • D’autre part, accélérer la transformation numérique du Secteur Public pour améliorer les services rendus aux citoyens et aux entreprises ;

Pour parvenir à remplir ce double objectif, le Mauritius Research and Innovation Council (MRIC) aura des mandats plus larges pour encourager la recherche et l’innovation.

Ainsi, le MRIC, en plus de son rôle actuel de promotion de la recherche appliquée, entreprendra des recherches sur les domaines prioritaires nationaux identifiés.

A cet effet, je rappelle qu’ :

  • Un pool de 300 chercheurs sera mobilisé au niveau du MRIC ;
  • Une somme de 125 millions de roupies sera affectée au financement de projets de recherche pour les ministères et les départements ; et
  • Un montant supplémentaire de 50 millions de roupies sera injecté dans le National Research and Innovation Fund au cours du prochain exercice financier pour contribuer au financement de projets, de programmes et d’événements au bénéfice du secteur privé et notamment des start-ups.

Par ailleurs, la mise en place de l’Emerging Technologies Council contribuera aussi à la consolidation du paysage de la recherche, en particulier dans les nouvelles technologies telles que le Blockchain, l’Intelligence Artificielle et l’Internet of Things.

Monsieur le Président,

Le secteur pharmaceutique ne sera pas en reste.

UN MILLIARD DE ROUPIES comme capital de départ !

C’est le montant que nous avons alloué pour faire de la production de médicaments et vaccins sur notre territoire une réalité.  

Sur le plan mondial, cette activité génère plus de 1 000 milliards de dollars annuellement. C’est dire le potentiel de cette industrie.

À travers le Budget 2021-2022, le pays se donne les moyens de ses ambitions afin de capter une partie du marché.

À l’instar du textile à l’époque, nous allons déployer toutes les facilités nécessaires pour attirer les leaders mondiaux du domaine.

Non seulement nous offrons à ceux qui viendront s’installer chez nous des conditions EXTREMEMENT avantageuses mais nous permettons aussi aux Mauriciens de saisir d’excellentes opportunités professionnelles dans une industrie pharmaceutique en pleine expansion.

Nous avançons rapidement et je suis fier de pouvoir annoncer que l’Economic Development Board a déjà lancé un appel à manifestation d’intérêt auprès des fabricants internationaux de vaccins, notamment ceux contre la Covid-19.

Monsieur le Président,

Le Budget 2021-2022 présente également une feuille de route très claire pour maximiser les opportunités que les récents accords commerciaux signés avec la Chine, l’Inde et l’Afrique apportent à notre économie en termes d’extension et de diversification de nos exportations.

A cet effet, et comme je l’ai annoncé, une Trade Development and Intelligence Cell sera mise en place au niveau de l’Economic Development Board.

Elle fonctionnera comme un guichet unique pour toutes les questions liées au commerce.

Pour améliorer la préparation et l’implémentation de la stratégie d’export des entreprises mauriciennes, l’Export Development Programme va prochainement être introduit tout comme le e-Export Directory de l’EDB qui permettra aux opérateurs locaux de présenter au reste du monde les produits qu’ils fabriquent.

Enfin, et c’est important de le rappeler, le Freight Rebate Scheme est prolongé jusqu’en juin 2022.

L’ensemble de ces mesures permettra sans nul doute de profiter pleinement de l’accès à plus de 5 milliards de consommateurs à travers le monde.

L’ambition est grande, les opportunités sont là.

Il revient maintenant aux entreprises mauriciennes, avec notre soutien, de les saisir !

Monsieur le Président,

Pour assurer notre relance économique et faire face aux défis démographiques, notre pays doit maintenir et accélérer sa politique d’ouverture sur le monde.

Dans cette perspective, le Budget s’attaque à l’une des contraintes les plus sévères à l’investissement, à savoir la pénurie de certaines compétences sur le marché du travail.

Nous avons l’ambition d’attirer des investisseurs de renom ainsi que les compétences et les talents nécessaires pour transformer notre économie.

Dans ce contexte, nous avons revu les critères pour l’octroi des Occupation Permits.

Ainsi, la durée de validité de l’Occupation Permit pour les professionnels passera de 3 à 10 ans.

Les épouses des détenteurs d’un Occupation Permit qui souhaitent investir ou travailler à Maurice n’auront plus à faire une demande d’un Occupation Permit ou d’un Work Permit.

Il est certain que cette politique d’ouverture nous permettra d’attirer plus d’investisseurs étrangers, de professionnels et de talents.

Cela ne fera que booster l’activité économique, créer des emplois et contribuer à la richesse de notre pays. Nous en avons besoin.

Monsieur le Président,

Le Budget 2021-2022 apporte également les ajustements nécessaires pour continuer à améliorer notre climat des affaires, qui est déjà reconnu internationalement.  

Notre ambition est de faire prochainement partie du Top 10 du classement Ease of Doing Business de la Banque Mondiale.

Dans cette perspective, un Regulatory Impact Assessment Bill va prochainement être porté devant l’Assemblée.

Avec cette législation, il sera nécessaire de soumettre un rapport d’impact lorsque des règlements concernant l’environnement des affaires seront introduits. 

Dans la même lignée, nous sommes en train de rationaliser plus d’une quinzaine de programmes incitatifs pour les regrouper sous trois catégories, à savoir l’Investment Certificate, l’Export Development Certificate et le Premium Investment Certificate.

Monsieur le Président,

Enfin et surtout, ce Budget apporte un soutien considérable aux entreprises mauriciennes, pour les aider à surmonter la crise et leur permettre d’envisager l’avenir avec optimisme et envie.

Nous voulons que nos entreprises se modernisent et se transforment.

C’est dans cet esprit que nous avons annoncé la création du Modernisation and Transformation Fund.

Avec un capital d’investissement de 5 milliards de roupies, il sera géré par une nouvelle entité, l’Industrial Financial Institution, et sera essentiel pour relancer le développement industriel dans notre pays.

Je pense en particulier au secteur manufacturier, à l’agriculture ou encore à l’industrie de la pêche.

Grace à la mise en place de ce Fonds, les projets éligibles bénéficieront de facilités de crédit à un taux préférentiel de 2,5 % par an sur une période prolongée allant jusqu’à 9 ans.

Et cela en parallèle de la révision à la baisse des taux d’intérêt annuels sous l’actuel Leasing Equipment Modernisation Scheme (LEMS).

Cet ensemble de mesures va, j’en suis convaincu, permettre à notre structure économique de se renouveler, rendant notre appareil de production davantage compétitif.

Monsieur le Président,

Les PME font l’objet d’une attention particulière car elles jouent un rôle essentiel dans la création d’emplois et la résilience sociale.

C’est pour les accompagner dans ces temps difficiles, que nous avons introduit un corpus de mesures d’assistance.

Je parle ici :

  • de la prolongation du paiement de la compensation salariale de 375 roupies par mois pour l’ensemble de l’exercice financier 2021-2022,
  • de l’exemption des frais commerciaux pour 5 ans, ainsi que
  • de l’amnistie accordée sur les frais commerciaux et les pénalités et intérêts y afférents.

En plus de ces programmes de soutien aux PME, la DBM accordera également une remise de 30 % sur les frais de location aux PME du secteur manufacturier pour les 3 années à venir.

Nous voulons enfin que les PME qui produisent localement intègrent pleinement la chaîne de valeur. C’est dans ce but que nous avons mis en place des incitations ciblées pour que les grandes entreprises s’approvisionnent auprès des PME.

Monsieur le Président,

L’ensemble de ces mesures va se déployer parallèlement à la réouverture de nos frontières par phase, à partir du 15 juillet prochain.

C’est un élément déterminant pour transformer l’essai.

Nous connaissons les attentes à ce sujet et avons mis en place l’écosystème et les protocoles nécessaires pour assurer la reprise du secteur touristique alors que le programme de vaccination se poursuit. 

Au fur et à mesure que les investissements croissent et que nous procédons à l’ouverture de nos frontières, je ne doute pas que l’économie puisse atteindre un taux de croissance du PIB de 9 % au cours de l’exercice 2021-2022, comme nous l’avons annoncé dans le Budget.

Monsieur le Président,

Certains s’inquiètent d’une estimation des recettes de TVA à 39,5 milliards de roupies qui serait trop élevée.

Permettez-moi de rassurer l’Assemblée : ce n’est pas le cas.

Nous prévoyons que le PIB nominal pour l’année fiscale 2021-2022 s’élèvera à environ 499,8 milliards de roupies et que les dépenses de consommation totales dans l’économie atteindront environ 466,3 milliards de roupies. 

L’estimation des recettes de TVA sera en fait égale à environ 8,5 % des dépenses totales de consommation dans l’économie. 

C’est un objectif tout à fait réalisable.

Monsieur le Président,

Pour terminer sur le volet économique, laissez-moi ajouter que le Budget 2021-2022 nous permettra d’atteindre des objectifs multiples et ambitieux sans mettre à mal la soutenabilité de nos finances publiques.

L’approche que ce Gouvernement a toujours adoptée en matière budgétaire est celle de la responsabilité et de l’équité, envers les contribuables mais aussi entre les générations.

Je me dois ici de réitérer notre objectif de mettre le niveau du déficit budgétaire et de la dette du secteur public sur une trajectoire descendante.

Notre but, du point de vue de la consolidation fiscale, est d’améliorer la soutenabilité de notre dette à mesure que nous avançons sur le chemin de la reprise économique.

Je souligne également que malgré ce qui a été faussement soutenu par les membres de l’opposition, notre dette est en, TRÈS, grande majorité domestique. A hauteur de 79% pour être très précis. 

Il est donc tout à fait erroné de dire que nous sommes dépendants de l’étranger pour le financement de nos dépenses et projets.

Bien au contraire, les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Le Leader de l’opposition nous accuse de manipuler les chiffres.

Comment le croire alors que selon ses propres calculs les 28 milliards de contribution de la Banque de Maurice au Gouvernement correspondraient à 30% de notre PIB.

Venant d’un expert-comptable, une telle incompétence dans le maniement des chiffres interloque !

Nous comprenons maintenant pourquoi son LEADER, qui est tout le temps derrière lui, le traite de pire ministre des Finances.

Monsieur le Président,

Notre objectif est de ramener le niveau de la dette publique en deçà̀ de 80 pour cent du PIB d’ici fin juin 2025 et à 70 pour cent d’ici fin juin 2030.

La dette de notre secteur public a en effet augmenté pour faire face à la hausse des dépenses liées à la Covid-19 alors que nos revenus ont EUX diminué.

Cela étant dit, je tiens à rappeler que la récente mission du FMI au titre de l’article IV considère que la dette de notre secteur public est viable compte tenu de sa structure, de son profil et de sa composition.

Plus encore, le FMI soutient la stratégie entreprise par Maurice pour limiter l’impact de la crise sur notre économie et sur notre société. 

Permettez-moi à cet effet de citer un extrait du Communiqué de presse émis par le FMI suite à l’Article IV conduit en avril et mai 2021 auprès des autorités mauriciennes :

“The authorities have successfully implemented a large and comprehensive set of stimulus measures to mitigate the impact of the pandemic on the economy, including a wage subsidy and income support for the self- employed, to support firms and households while preserving FINANCIAL STABILITY.”

“The mission supported the authorities’ overall fiscal policy response and advised them to continue the accommodative fiscal stance during the reopening phase with prioritized and targeted expenditures to set the stage for resilient growth.

The mission recommended prioritizing programs that are consistent with medium-term development needs and broader social and environmental goals, such as digitalization, inclusion, and climate change mitigation during the recovery phase.”

Par ailleurs, je tiens à souligner que le niveau d’endettement de Maurice post-Covid se compare encore favorablement à celui d’un certain nombre d’économies développées, et cela malgré la crise.

La dette publique à la fin décembre 2019 – c’est-à-dire avant le début de la crise – d’un grand nombre de pays que nous considérons comme des références était déjà à un niveau bien supérieur au niveau de la dette mauricienne.

Et cela en pleine crise de la Covid-19.

Pour faire taire les contradicteurs de la Nation, je prendrai ici deux exemples précis :

  • Celui de Singapour dont la dette publique s’élevait à 111% du PIB à la fin de l’année 2019, avant la pandémie ; et
  • Celui du Japon, dont la dette publique s’est établie à 238% du PIB pour la même période.

Monsieur le Président,

Pour en venir à l’approche à adopter quant au niveau de notre endettement, je recommande aux membres de l’opposition, en particulier à son Leader, de lire les travaux d’Olivier Blanchard, Professeur d’économie à Harvard, à la Massachusetts Institute of Technology et Chef Économiste du FMI entre 2008 et 2015.

Olivier Blanchard a expliqué de manière irréfutable qu’être obnubilé par la seule réduction de la dette publique est une erreur.

Il a fait la démonstration qu’il est contre-productif de se focaliser sur le ratio de la dette par rapport au PIB, plutôt que sur sa soutenabilité, c’est-à-dire in fine, sur le cout de la dette.

Il expose, je cite, que : « Les taux d’intérêt bas, plus bas que le taux de croissance dans la plupart des pays, changent complètement la problématique.

Le coût budgétaire de la dette devient quasiment nul.

Supposez qu’un gouvernement émette de la dette et décide de ne pas augmenter les impôts.

La dette augmentera au rythme du taux d’intérêt, mais la production augmentera au rythme du taux de croissance.

Si le taux de croissance excède le taux d’intérêt, le rapport dette sur PIB diminuera au cours du temps, sans avoir jamais besoin d’augmenter les impôts.

La dette a cependant un coût en termes de réduction du capital disponible pour les entreprises.

Mais, là encore, les taux d’intérêt très bas indiquent que le rendement du capital, ajusté pour le risque, est faible, et donc que la réduction n’est pas très coûteuse.

D’où ma conclusion : la dette est coûteuse, mais pas catastrophique. Être obnubilé par sa réduction, au prix de dépenses d’infrastructures réduites ou de chômage plus élevé, est une erreur. ». Fin de citation.

Dans le sillage de ces propos, et quoi qu’en disent les détracteurs siégeant dans l’opposition, nous avons choisis la voie de la responsabilité et celle de l’efficacité.

Ensemble, nous, nous avançons.

Ensemble, nous, nous nous relevons.

Ensemble, nous, nous renouons avec la croissance.  

Monsieur le Président,

L’implémentation des mesures budgétaires annoncées nous permettra d’atteindre une croissance économique de 9% pour l’année fiscale 2021-2022.

Cela signifie que notre PIB atteindra le seuil de 500 milliards de roupies.

Pourtant, depuis plus d’un an, une crise d’une magnitude jamais observée nous a frappé de plein fouet.

Dois-je rappeler que nous avons subi une contraction de l’économie de 14,9% ?

Cette crise nous a poussé dans l’abime de l’inconnu.

Et malgré les circonstances, au prix d’efforts partagés et sacrifices consentis, nous sommes, aujourd’hui, en passe de réussir notre sortie de crise.

Au « business as usual » qui nous aurait conduit tout droit à la catastrophe, nous avons choisi des mesures certes non-conventionnelles mais incontestablement efficientes.

A L’ETROITESSE DOGMATIQUE D’UN CONVENTIONNALISME D’ANTAN, NOUS AVONS TOUT SIMPLEMENT CHOISI LE PRAGMATISME.

Monsieur le Président,

L’autre grand axe du Budget 2021-2022 concerne la cohésion sociale.

Les politiques publiques que nous prônons et qui visent à améliorer notre RESILIENCE SOCIALE témoignent de l’engagement puissant et intact de ce Gouvernement à préserver l’harmonie de la société mauricienne et à réduire les inégalités parmi ses membres CONSTITUTIFS.

La Covid-19 a mis en lumière l’impératif de renforcer les mailles de notre tissu social.

Les mesures sociales introduites au travers du Budget 2021-2022 sont fondées sur les valeurs et les principes que nous partageons tous en tant que Nation d’espoir et d’avenir.

Notre engagement envers la population est clair et limpide.

Sous le leadership de notre Premier ministre, nous agissions de sorte à ce que chaque voix soit entendue.

Concrètement, cela signifie que nous prenons des actions tangibles pour répondre aux préoccupations légitimes de la population.

Car lorsque chaque Mauricien est pris en considération à sa juste valeur, NOUS construisons une société plus solidaire, plus juste, plus inclusive.

En un mot, meilleure.

 Monsieur le Président,

Personne ne doit être laissé pour compte.

Personne ne doit être oublié ni dénié d’opportunités.

A ce titre, le Budget introduit des mesures progressistes dans tous les domaines qui façonnent le parcours de nos citoyens et déterminent leur qualité de vie.

L’éducation est la clé d’une meilleure qualité de vie. 

C’est pourquoi nous avons mis l’accent sur l’accès, la qualité et l’inclusion dans notre politique d’éducation, non seulement à court et moyen terme, mais aussi à long terme.

Nous veillons à ce que notre système éducatif corresponde à notre vision à long terme. Il en va de même pour la formation et les compétences. 

Pour le développement personnel de nos jeunes, j’ai eu le plaisir d’annoncer que le Gouvernement donnera à chaque enfant âgés de 15 à 18 ans un bon de 500 roupies pour qu’il puisse découvrir ou renforcer son goût pour la lecture.

Monsieur le Président,

Dans le domaine de la santé aussi, le Budget reste fidèle à nos valeurs.

Nous voulons que chaque citoyen puisse bénéficier des meilleurs soins, traitements et équipements auxquels nous pouvons lui donner accès.  

A cette fin, plusieurs centres de soins de santé spécialisés seront édifiés au cours des prochaines années.

Je pense notamment au nouveau centre de cardiologie qui sera prochainement construit pour fournir des traitements de pointe aux malades.

En termes d’équipements et d’offre de services, ce Gouvernement est déterminé à poursuivre son effort de modernisation et de diversification.

Nous allons donc pourvoir nos hôpitaux d’équipements médicaux modernes et de haute technologie, tels que le CT Scan, le système de radio-chirurgie robotique Cyberknife pour traiter le cancer, et des dispositifs d’hémodialyse.

Pour améliorer le quotidien et la prise en charge de l’autisme, des services de soins de jour vont être mis en place dans tous les hôpitaux régionaux afin de faciliter la réhabilitation des enfants autistes.

Cela permettra à de nombreuses enfants et à leurs familles de vivre moins difficilement avec la maladie.

Et c’est bien pour cela que nous sommes aux responsabilités, pour faciliter le quotidien de ceux qui souffrent, quelque que soit les difficultés.

Monsieur le Président,

Un plus grand nombre de patients pourront désormais bénéficier des aides du Gouvernement dans le cadre de l’Overseas Treatment Scheme puisque le critère d’éligibilité du revenu du ménage passe de 50 000 roupies à 100 000 roupies.

C’est une avancée sociale majeure pour les Mauriciens.

Grace au relèvement du seuil, ce sont désormais 83% des ménages mauriciens qui deviennent éligibles à ce programme d’aide. 

Les patients pourront également bénéficier de traitements adéquats dans les établissements privés si ces derniers ne sont disponibles dans les hôpitaux publics.

Le Gouvernement œuvre enfin pour faciliter la venue de médecins étrangers à Maurice pour prodiguer les soins nécessaires.

Monsieur le Président,

Notre politique envers les plus vulnérables est ce qui guide l’action de ce Gouvernement.   

L’Humain est la pierre angulaire de toutes nos prises de décision.

Je l’ai dit et je le répète.

Sous le Leadership de notre Premier Ministre, NOUS NOUS ASSURONS QU’AUCUN MAURICIEN NE SOIT LAISSÉ POUR COMPTE.

Chacun d’entre nous doit avoir la possibilité des se réaliser en tant que personne, professionnel et citoyen.

C’est dans cette optique que nous apportons tout notre soutien aux enfants issus de familles inscrites au Social Register of Mauritius :

  • En les exemptant du paiement des frais d’examen du MITD pour l’année financière 2021-2022 ;
  • En mettant gratuitement à la disposition des jeunes filles des grades 6 à 13 des serviettes hygiéniques ; et
  • En fournissant sans frais des lunettes de vue pour les enfants âgés jusqu’à 18 ans.

Nous sommes convaincus que de telles mesures ont le potentiel de changer la vie et les perspectives futures de nombreux de nos jeunes.

Ces jeunes, vulnérables, ont besoin d’être protégés et épaulés pour grandir et s’épanouir.

Nous croyons en eux, nous voulons les voir réussir.

Jamais, nous ne les ABANDONNERONS.

Et je suis fier de pouvoir rappeler que, malgré les dires de l’opposition, les inégalités se sont réduites de façon remarquable dans le pays.

Et cela depuis que le Gouvernement a pris les rênes du pays.

En effet, je tiens à souligner que sous l’ère Travailliste/PMSD, le Coefficient de Gini était passé de 0,388 en 2006 à 0,42 en 2015, impliquant une hausse conséquente des inégalités.

Grâce aux mesures implémentées par ce Gouvernement, nous avons pu inverser la tendance pour aller vers plus d’égalité, et de justice sociale.

Ainsi, le coefficient de Gini est passé de 0,42 début 2015 à 0,342 en 2020, en pleine crise planétaire.

C’est la résultante, en particulier, de la mise en place du salaire minimum et de la hausse de la pension vieillesse de 3623 roupies, en 2014, à 9000 roupies, en 2020.

Grâce, à la volonté du PREMIER MINISTRE.

Permettez-moi d’illustrer ces faits à la lumière du Country Economic Memorandum de mai 2021 de la Banque Mondiale :

« Social protection in Mauritius plays an important role in mitigating poverty and income inequality and maintaining social cohesion.  Overall, the system is effective in mitigating poverty. In 2017, the poverty headcount ratio (…) would have been 15.1 percent, but thanks to social transfers declined to 9.2 percent.

The Gini index of pre-fiscal income was 40.0 and declined to 34.2 after direct and indirect taxes and transfers and subsidies are accounted for. »

Monsieur le Président,

Cette résilience sociale n’est pas fortuite.

Elle est le résultat des efforts constants et cohérents entrepris par ce Gouvernement depuis son élection en décembre 2014 pour combattre la pauvreté et améliorer les conditions de vie des plus vulnérables – que ce soit par le biais du Negative Income Tax, du salaire minimum, du réhaussement du Basic Retirement Pension, des subventions sur les biens de nécessité et de la gratuité de l’éducation tertiaire, entre autres.

La cohésion sociale est essentielle à la croissance.

Sans progrès social, il n’y a pas de progrès économique.

La réciproque étant tout aussi vraie.

Monsieur le Président,

Le Budget 2021-2022 est également un plaidoyer de la République de Maurice en faveur du développement des îles éparses et du bien-être de nos frères et sœurs qui y vivent.

Il envoie un message fort : Maurice ne relâchera jamais ses efforts pour finaliser le processus de décolonisation.

Nous devons mener à bien l’entreprise entamée par Sir Anerood Jugnauth pour l’archipel des Chagos.

Ni le temps ni les difficultés ne pourront entacher cette grande mission sacrée que nous sommes déterminés à poursuivre avec succès.

Monsieur le Président,

Le Budget 2021-2022 s’est rangé du côté de ceux qui sont dans le besoin.

Ensemble, nous faisons mieux.

A la lumière de la période que nous traversons, il y a tant de leçons que nous pouvons retenir des Grands Hommes qui ont fait l’Histoire.

Avec pugnacité et créativité, ils n’ont jamais cédé face à l’adversité.

Le Président français, François Mitterrand, avait si justement dit « dans les épreuves difficiles, on ne franchit correctement l’obstacle que de face. »

C’est dans cet esprit que le Budget 2021-22 a été composé pour saisir les opportunités de la reprise.

Cette vision, elle est aujourd’hui incarnée par notre Premier Ministre.

Monsieur le Président,

Nous de ce côté de la Chambre, nous parlons le langage de la vérité.

Parole donnée, parole sacrée.

Nous avons été portés aux responsabilités pour défendre ceux qui ont le moins et ceux qui ont besoin.

Telle a été et restera notre ligne de ligne de conduite.

Car à la démagogie, nous choisissons le parler vrai.

A la noirceur, nous choisissons la lumière.

Au défaitisme, nous choisissons l’espoir.

A la paralysie, nous choisissons l’action.

A l’impasse de la crise, nous choisissons la voie de la reprise.

De l’autre côté de la Chambre, ils n’ont jamais hésité à appliquer une politique punitive et antisociale envers les plus faibles.

Dois-je rappeler que sous l’ancien régime travailliste – dont le trio de la décadence et du désespoir dont les honorables Duval, Boolel et Mohamed faisait partie – , le Gouvernement d’alors n’avait eu aucun scrupule à :

  • Arrancher le pain de la bouche des enfants ;
  • Introduire la National Residential Property Tax ;
  • Abolir le mécanisme des tripartites pour le paiement de la compensation salariale ;
  • Faciliter les licenciements ;
  • Retirer les subsides sur le riz et la farine ;
  • Ôter les subsides sur les frais d’examens de SC et HSC ;
  • Retirer les exemptions fiscales pour les contribuables sur les prêts logements et les personnes à charge ;
  • Réduire le seuil d’exemption de la TVA de 3 millions de roupies à 2 millions de roupies pour les PMEs ;
  • Introduire un impôt sur l’épargne ; et cerise sur le gâteau 
  • Tailler sur-mesure un Stimulus Package pour le gros capital et les petits copains du régime travailliste/PMSD.

Monsieur le Président,

Ils n’ont eu de cesse que d’abreuver les riches et d’essorer les pauvres.

Nous, nous prenons soin de nos compatriotes. De tous nos compatriotes.

Les membres de l’opposition parlent de gaspillage des fonds publics !

Rendez-vous compte ?

Mais de quoi parlent-ils vraiment ?

D’un côté, l’opposition critique avec véhémence la mise en place de réformes fiscales nécessaires et courageuses permettant de consolider notre trajectoire fiscale et d’assurer plus de justice sociale dans le pays.

De l’autre côté, ils affirment que les mesures déployées pour protéger les entreprises, les travailleurs et ménages mauriciens en réponse à la crise de la Covid-19 ne sont que du gaspillage.

Et qu’elles ont inutilement entrainé la hausse du niveau de dette.

Laissez-moi rappeler quelques faits essentiels :

  • 23,5 milliards de roupies pour le paiement du Wage Assistance Scheme, du Self-Employed Assistance Scheme et du One-Off grant ;
    • 11,3 milliards de roupies pour l’augmentation du Basic Retirement Pension de 6 210 à 9 000 roupies depuis décembre 2019 ;
    • 8,8 milliards de roupies déboursés dans le cadre de quelque 43 programmes de soutien aux entreprises en difficulté ;
    • 3,7 milliards de roupies pour les dépenses de santé et la fourniture de colis alimentaires aux personnes dans le besoin ; et
    • 395 millions de roupies déboursées pour les frontliners.

Peut-on décemment appeler cela du gaspillage ?

Non.

Ces dépenses ont été effectuées dans le but de protéger les moyens de subsistance de notre force vive, de sauvegarder les emplois et de maintenir la continuité des activités.

Monsieur le Président,

Notre considération pour tous les Mauriciens n’est à l’évidence pas du gout de tout le monde.

Il y en a même un qui a affirmé que ce Budget lui a donné envie de vomir.

Soutenir les plus vulnérables, lui donne envie de vomir.

Une telle violence envers les plus faibles n’a pas sa place, ici, dans le temple de notre démocratie.

Et ce n’est pas tout.

Après avoir piétiné les plus démunis, le Leader de l’opposition et son prédécesseur, s’en sont également pris au Secrétaire Financier et aux fonctionnaires de mon Ministère en les accusant de manipuler les chiffres.

Le Premier a pourtant été ministre des Finances lui-même.

Il connait parfaitement le professionnalisme et la valeur des officiers du Ministère.

C’est une insulte qui leur est faite.

Jamais, je ne dis bien jamais, je ne laisserai les équipes du Ministère des Finances qui ont travaillé d’arrache-pied sur ce Budget se faire manquer de respect.

Monsieur le Président,

Pour conclure, mon mot de la fin sera : Confiance.

Confiance du Premier Ministre au travers de son soutien indéfectible ;

Confiance de mes collègues ministres, PPS et parlementaires au travers de leur engagement sans pareil ;

Confiance des équipes du Ministère au travers de leur dévotion sans faille et enfin ;

Confiance des Mauriciens au travers de leur support inestimable. 

Monsieur le Président,

La confiance, c’est nous.

Dans la tempête comme dans les jours meilleurs, nous sommes mieux ensemble.

Je vous remercie de votre attention.

Mr Speaker, Sir,

I now commend the Bill to the House.

                                     

Posted by on Jun 22 2021. Filed under Actualités, Economie, En Direct, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply

Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.