Italie 2-1 Autriche



Buts : Chiesa (95e), Pessina (105e) pour l’Italie // Kalajdzic (115e) pour l’Autriche

Roberto Mancini peut respirer et l’Italie avec. L’Autriche, après tout, aura privé la Nazionale d’air pendant précisément 95 minutes de jeu. Puis Federico Chiesa est arrivé et a changé le sens d’un match aussi harassant pour les cœurs que pour les organismes. Qu’importe. Au bout de la nuit, c’est bien l’Italie qui sourit et s’envole vers les quarts de finale de cet Euro 2020.

L’air de la montagne

Pour ce duel transalpin, l’Italie se demande quel genre de col il lui faudra réellement franchir ce samedi. Si l’Autriche fait illusion en tenant plutôt bien le cuir en début de match, elle se réfugie vite tout en haut de son perchoir défensif, qu’elle défie dès lors ouvertement les Azzurri de gravir. À ce petit jeu-là, c’est l’entrejeu transalpin qui finit premier de cordée, alors que le trio Jorginho-Verratti-Barella est impressionnant de maîtrise au milieu de terrain. Le phénomène de l’Inter, servi par un centre tendu, est même à un rien d’ouvrir le score, mais voit son tir en première intention sorti par Bachmann. Souveraine dans la construction du jeu, l’Italie manque en revanche d’oxygène dans les derniers mètres. Notamment parce qu’Insigne et Berardi, sans prises, ni solutions, enchaînent les mauvais choix devant. Seul Immobile trouve un peu de hauteur, en claquant une frappe monstrueuse qui s’écrase sur le poteau adverse, à la demi-heure de jeu.

Les nerfs à vif

Sortie sans bleus de la première période, l’Autriche ne change rien ou presque par la suite, mais profite des approximations défensives italiennes pour sortir du bois. Alaba, d’un maître coup franc, fout les jetons à Donnarumma, alors que la Nazionale manque toujours de tranchant devant. C’est une guerre des nerfs, crispante et usante, qui prend forme. Arnautović croit même tromper Donnarumma d’un coup de casque opportuniste, mais son pion est refusé pour une position de hors-jeu. Reste que l’Italie a les chocottes et paume progressivement son football, à l’image d’Insigne, qui ne réussit rien ou presque dès qu’il se met à trottiner dans la surface adverse.

Le trouillomètre transalpin ne redescendra qu’avec le début de la prolongation, alors que Bonucci fait son devoir de capitaine, en gueulant sur ses gars pour les remettre dans le sens du jeu. Chiesa, servi par un bon centre de Spinazzola, cale alors un enchaînement crochet intérieur-frappe du gauche qui scotche Bachmann, et fait exploser de bonheur la Squadra Azzurra. Cette fois-ci, l’Italie n’a plus peur, et Belotti, en pivot, à l’arrache, au courage, sert Pessina, qui double la mise d’une frappe parfaitement croisée. Et alors ? Alors, l’Italie se bouffera quand même les ongles jusqu’au bout, en laissant Kalajdzic réduire la marque de la tête, sur corner. Tant pis : la Nazionale préserve quand même son avantage et file en quarts, où une baston d’un acabit encore supérieur l’attend, face à la Belgique ou au Portugal.

Italie (4-3-3) : Donnarumma – Di Lorenzo, Bonucci, Acerbi, Spinazzola – Barella (Pessina, 68e) , Jorginho, Verratti (Locatelli, 67e) – Berardi (Chiesa, 83e), Immobile (Belotti, 83e), Insigne (Cristante, 108e). Sélectionneur : Roberto Mancini.

 Autriche(4-3-2-1) :Bachmann – Lainer (Trimmel, 114e), Dragović, Hinteregger, Alaba – Laimer, Grlillitsch (Schaub, 106e) , Schlager (Gregoritsch, 97e) – Baumgartner (Schöpf, 90e), Sabitzer – Arnautović (Kalajdzic, 97e). Sélectionneur : Franco Foda.

Posted by on Jun 27 2021. Filed under Featured, Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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