La Belgique n’a joué à rien, mais se qualifie



Impressionnants en poule, les Diables rouges ont moins brillé et énormément subi, dans le choc des huitièmes face au tenant du titre portugais, mais ont fait le dos rond et s’en sont sortis (1-0) grâce à un bijou de Thorgan Hazard. Tout en pragmatisme, tiens tiens…

But : T. Hazard (42e) pour les Diables rouges

Et si la Belgique était devenue le monstre qu’elle chassait autrefois ? Globalement au-dessus du lot dans leur groupe B, les hommes de Roberto Martínez ont confirmé, lors de leur huitième de finale remporté face au champion en titre portugais (1-0), ce qui avait été entrevu face au Danemark (2-1) quelques jours plus tôt : ce rouleau compresseur offensif, chantre du beau jeu et de la possession, sait aussi être d’un pragmatisme cruel quand le niveau s’élève, comme une certaine équipe de France le 10 juillet 2018 à Saint-Pétersbourg. Rarement on aura vu cette sélection autant souffrir : 23 frappes concédées, une deuxième période à sens unique, une attaque honteuse, dix dernières minutes insoutenables, mais au bout, un quart de finale qui se profile pour le demi-finaliste du dernier Mondial. Les victoires moches, ça peut toujours servir.

Palhinha le coupeur de tête

Rapidement, Renato Sanches a annoncé qu’il activait le mode bulldozer en prenant les commandes et en lançant Diogo Jota, pour un raté au bout (6e). Après une grosse moitié de mi-temps d’observation, de possession belge et de frappes molles d’un côté comme de l’autre, Cristiano Ronaldo a réveillé tout le monde sur coup franc (25e) à un moment où le Portugal reprenait le contrôle. Pour autant, cela n’a pas relancé la rencontre tout de suite, même si Thomas Meunier a fait lever quelques poils d’un extérieur hors cadre (37e) juste après une grosse faute non sifflée de la nouvelle hype João Palhinha sur Romelu Lukaku qui menait le contre. Heureusement pour le show, Thorgan Hazard a lâché une délicieuse sacoche pour assommer Rui Patrício et lancer les hostilités (1-0, 42e).

Mais la Belgique n’a pas souri longtemps, Kevin De Bruyne rendant son tablier dès l’entame de deuxième acte (48e) à cause d’un contact avec… Palhinha. L’autre évènement de la reprise a été la première entrée de João Félix dans cet Euro (56e), lequel lâchera une tête timide dans la foulée (61e). Lorsque CR7 et Diogo Dalot ont réussi à combiner, Diogo Jota a lui continué de vendanger (58e), puis Bruno Fernandes (62e) et Romelu Lukaku (63e) se sont répondu par demi-volées interposées. Retranchés dans leur camp, catastrophiques en contre avec un Lukaku décalqué, les Diables rouges ont essuyé quelques vagues et tranquillement géré, avant que les esprits ne s’échauffent et que le rythme ne s’intensifie à l’orée du dernier quart d’heure. Avec l’entrée d’André Silva, la Selecção a pu compter sur une nouvelle arme dans les airs, qui a bien failli faire mouche (82e). L’égalisation était également proche lorsque Raphaël Guerreiro a lâché une étonnante reprise du droit sur le poteau (83e) ou quand ce même Silva a buté sur Thibaut Courtois (88e). Après un énième frisson par Félix (90e+5), les représentants du Plat Pays ont pu souffler. La baston face à l’Italie pourrait ne pas être aussi explosive que prévu.

 Belgique (3-4-2-1) : Courtois – Alderweireld, Vermaelen, Vertonghen – Meunier, Tielemans, Witsel, T. Hazard (Dendoncker, 90e+5) – De Bruyne (Mertens, 48e), E. Hazard (c) (Carrasco, 87e) – R. Lukaku. Sélectionneur : Roberto Martínez.

Portugal (4-3-3) : R. Patrício, Dalot, R. Dias, Pepe, R. Guerreiro – Moutinho (Félix, 56e), Palhinha (Danilo, 78e), R. Sanches (S. Oliveira, 78e) – B. Silva (B. Fernandes, 56e), Ronaldo (c), Jota (A. Silva, 70e). Sélectionneur : Fernando Santos.

Posted by on Jun 28 2021. Filed under Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply

Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.