Affaire Freymond- Episode 4…Pleins feux sur l’intriguant, Alexandre Montavon, personnage haut en couleur et avocat qui sait faire parler de lui…



  • Entre 1997 et 2012, cet avocat genevois a été celui qui aurait transféré la coquette somme de 22 millions de francs suisses au « tendre » chauffeur d’Éric Edmond Freymond.

Nos lecteurs apprécieront que nous n’ayons pas encore fini avec cette affaire. Contrairement à ces confrères qui se targuent d’être indépendants tout en roulant allègrement pour des intérêts très distincts, Le Xournal veut reconstruire le puzzle de ce labyrinthe de montages opaques et ​de ​subterfuge. Chaque jour des pièces compromettantes viennent confirmer la complexité de l’Affaire Freymond. Nous vous épargnerons le rappel de l’histoire : Quand Éric Freymond vint gentiment frapper à la porte de Ramalingom Rungassamy, alias Mamé, et de son épouse Reine-Guy, pour réclamer son argent, le couple Rungassamy s’est empressé d’accuser Ramen Sawmynaden d’avoir tout détourné, abusant de sa capacité de conseiller financier. Il est vrai que ​quand il s’agit de blanchiment d’argent, ​il est difficile ​de parler ouvertement​ en posant ​cartes sur table​…surtout devant les autorités. On y retrouve toute sorte de gens : les sans scrupules, les rapaces gourmands et les véreux. Mais il y a aussi le Bien Chic, Bon Genre (BCBG) à l’instar de l’avocat Alexandre Montavon. Gros plan sur un ingénieux avocat…

Qui est Alexandre Henri Louis Montavon, « L’avocat genevois aux deux visages » ?

Avocat associé au cabinet Kellerhals Carrard basé à Genève, exerçant en tant que conseiller de sociétés et groupes suisses et étrangers, spécialisé dans le domaine financier, bancaire, commercial et de droit des sociétés, ainsi que du contentieux judiciaire lié à ces domaines, Alexandre Montavon est un habitué de la scène internationale, notamment mentionné dans l’affaire des Panama Papers et aussi dans le dossier Hermès – LVMH au côté de Nicolas Puech, héritier du groupe de luxe Hermès, dont le gestionnaire de fortune est nul autre qu’Éric Freymond. Petite parenthèse, l’ex-banquier suisse est le fondateur de la société Semper Gestion SA, basée à Genève, condamné lourdement pour manquement d’initié dans l’affaire Affelou entre autres et pour lequel Alexandre Montavon était administrateur et signataire par le passé.

Comment un tel habitué des hauts cercles mondains, membre du Groupe Kempinski, Président de diverses sociétés offshore sur l’international, a-t-il pu se retrouver mêler à cette sale affaire nous demanderez-vous ?

Les faits sont tels quels !

Pour rappel, l’ancien chauffeur de taxi, Mamé, présenté par Alexandre Montavon dans la lettre publiée dans l’édition du dimanche 10 octobre 2021, s’était initialement présenté comme un riche promoteur immobilier qui, s’étant construit un vaste patrimoine à l’international, souhaitait maintenant acquérir divers biens immobiliers et investir dans son pays natal. Au fur et à mesure du temps qui passe, d’importants virements sont très régulièrement effectués et leurs montants, de plus en plus conséquents. Et qui retrouve-t-on sur chaque transfert qui provient de l’étranger ? Alexandre Montavon !

De 1997 à 2002, Mamé agit à sa guise et en toute impunité ; copies des avis de crédit bancaire relatifs aux virements électroniques ne mentionnent ni l’identité de celui qui versait les fonds ni la raison d’un tel virement. Les millions tombent librement puisqu’en ce temps, les autorités se souciaient peu de telles données du moment que tous les impôts et taxes relatives ont été correctement payés. Toutefois, avec le durcissement des lois anti-blanchiment, couronné par l’adoption de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act en 2002, la situation se corse pour Mamé.

Tout d’abord, l’expéditeur des fonds est révélé​ ​: il s’agit de ce fameux avocat genevois Alexandre Montavon. Cependant devant l’attitude intransigeante des autorités et des institutions, Alexandre Montavon se voit devoir remettre une lettre datée ​du​ 27 janvier 2006​. Cette lettre​ indique que le compte de son cabinet d’avocat auprès de la Banque Privée Edmond de Rothschild S.A est régulièrement alimenté par Mamé ​! ​Et c’est à partir de ces sommes reçues qu’Alexandre Montavon, pour le compte de Mamé et sur demande de ce dernier, a procédé aux transferts virés sur les comptes des Rungassamy.

Perplexe ? Nous aussi​ ! ​

Un charabia et une tournure de phrase détournée pour nous affirmer que les sommes versées appartiennent supposément bel et bien à Mamé…​ Mais ​que voilà un bien beau mensonge de cet avocat genevois ! Après tout​ l’on nous fait comprendre maintenant​ que les fonds transférés appartiennent en réalité à l’ex-banquier suisse, gérant de fortune, mécène et philanthrope, Éric Freymond.

En outre, les irrégularités ne s’arrêtent pas là​ !

​Nous vous l’avons dit​,​ ​à​ Le Xournal, nous avons choisi de ne point nous baser sur des mensonges ou demi-vérités. Nous avons choisi de mener une enquête approfondie afin de vous rapporter les faits​… ​et rien que les faits​ !​

Ayant été inclues dans la plainte logée devant la Cour Suprême le 19 novembre 2019 par l’ex-banquier suisse, nous avons obtenu et minutieusement épluché toutes les copies des virements et avis de débit bancaire concernant pas moins d’une centaine de virements apparemment effectués entre 1997 et 2012 par Éric Freymond à Mamé.

Vous trouverez ci-dessous toutes les singularités notées​ et n​ous vous laissons la liberté d’en tirer vos propres conclusions​ !​

Entre le 28 juillet 1997, date du premier transfert, et le 29 avril 1999, le nom de l’expéditeur n’a été, à l’exception de quelques virements, jamais mentionné. Par juxtaposition, la raison derrière un tel versement est quant à elle jamais divulguée. Mais pourquoi donc s’il n’y a rien à cacher ?

Comme indiqué précédemment, aux alentours d’avril 2003, à la suite de la promulgation de la FIAMLA 2002, les autorités et la banque récipiendaire commencent à insister pour que le nom de l’auteur du transfert soit mentionné et, un peu plus tard, pour que l’objet de l’envoi soit également spécifié. Par la suite, Alexandre Montavon a été mentionné comme donneur d’ordre et, à partir de là, l’objet initialement déclaré était « Investissement Immobilier ».

À partir d’avril 2006, parmi ses différentes requêtes, la banque, se sentant mal à l’aise avec les envois de fonds, a en outre demandé pourquoi l’objet mentionnait « Investissement immobilier » alors que la plupart des fonds, à quelques exceptions près, sont allés vers les billets d’avion, les factures exorbitantes d’hôtel, ​des ​jeux de hasard, et diverses autres dépenses…Aucun​ investissement en vue​ !​ ​U​niquement Mamé qui prend du bon temps et se la coule douce sur notre île​ !​

De 10, 000 euros à 250 000 euros par semaine

Comme mentionné, face à ces interrogations, Alexandre Montavon envoie la lettre mensongère datée le 27 janvier 2006 et, pour les deux prochains mois, aucun transfert n’est fait. Ce n’est que le 03 avril 2006 qu’une remise d’un montant de 10​ 000 euros est reçue, cette fois avec Mamé comme expéditeur. Ce transfert nous est apparu suspect pour diverses raisons et pourrait être, selon nous, considéré comme un essai. Après tout, pour de tels véreux adeptes du blanchiment, risquer 10 000 euros pour assurer une voie de blanchiment sure et certaine, c’est tout à fait acceptable.

Pourquoi appelons-nous cela un essai ? Eh bien…tout d’abord, avant ledit virement en date du 03 avril 2006, toutes les sommes stipulant Alexandre Montavon comme expéditeur étaient majoritairement pour un montant de 50​ 000 euros pratiquement chaque semaine alors que celui-ci n’est que pour la somme de 10​ 000. 

Et à la suite de ce que nous appelons le virement d’essai dans le but de voir si ce nouvel arrangement pour mentionner Mamé comme expéditeur serait accepté par nos institutions, le montant des fonds virés augmente drastiquement, passant de 50​ 000 euros à une moyenne de 150​ 000 euros. Le triple…

Ces nouveaux envois stipulent Mamé comme expéditeur, Wolmar Plage Co Ltd comme bénéficiaire et le but spécifié étant la construction de bungalows. Et qui organise ces montages ? Vous l’aurez deviné…​ on retrouve à nouveau ​l’avocat genevois, Alexandre Montavon !

Semper Gestion SA ?

Nous supposons que pendant un temps la banque récipiendaire s’est contentée de cette information mais avec la révision de la FIAMLA 2002 pour renforcer les lois anti-blanchiment d’argent, elle a une fois de plus recommencé à faire pression pour obtenir des informations sur la provenance des fonds, qui ont également augmenté de manière exponentielle comme mentionné précédemment, passant de 50​ ​000 euros à 150​ 000, voire 250​ ​000 euros, pour la plupart par semaine, avec “Construction de bungalows” cité comme unique justification. Mais de qui se fiche-t-on ici ? I​ls se font vraiment désirer ces bungalows ?!?​

Vers mars 2007, nous apprenons que la banque récipiendaire est de plus en plus, suspicieuse, elle recherche désormais un certificat de la banque expéditrice, c’est-à-dire UBS SA, Genève, attestant de l’origine des fonds.

Notre source nous relate qu’à la suite de cette demande officielle, les autorités bancaires reçoivent une lettre datée le 16 mars 2007. Rien de bien curieux nous direz-vous ! Une institution financière suisse justifiant les fonds…​ ​rien de compromettant ! Mais figurez-vous qu’il nous survient que ladite lettre signée UBS Wealth Management est bizarrement envoyée par Semper Gestion SA et non UBS.

Donc si on comprend bien, UBS envoie une lettre confidentielle à Semper Gestion SA et c’est cette dernière qui communique avec les autorités bancaires mauriciennes et ce sous le sceau de la UBS ?  Pourquoi ?  Est-il pratique courante qu’une lettre contenant des informations confidentielles​ et très ​sensibles​, qui​ ​de plus est sont ​facilement falsifiées, soit envoyée à une autre partie qui n’est même pas le titulaire du compte ou le mandataire, pour être ensuite envoyée à une autre institution financière ? Et qui retrouve-t-on au sein de Semper Gestion ? Nul autre qu’Éric Freymond lui-même et Alexandre Montavon…​ Mais quelle coïncidence !

Nous soulignons par ailleurs que la lettre mentionne de manière ambiguë Mamé comme le « bénéficiaire économique de la relation 0240-551232 M.T. ». Bénéficiaire économique et non pas détenteur du compte ? Et que veut dire « relation 0240-551232 M.T. » ? Pourquoi tant d’ambiguïté si vous n’avez rien à cacher ? En outre, la lettre, bien que datée le 16 mars 2007 dont une copie était inclue dans notre article du 02 octobre 2021, mentionne déjà un virement effectué le 28 mars 2007 ! UBS est-elle devin ? Elle prédit déjà les virements futurs ? Pour nous, comme pour vous nous le supposons, la conclusion à en tirer est simple : Lettre fabriquée par Semper Gestion SA avec ou sans la connivence de UBS SA.

De surcroit, nous apprenons que les autorités mauriciennes, loin d’être complaisantes, ont de nouveau interrogé Mamé, puisqu’entre avril 2006 et septembre 2007, un montant total de

 4 293 000 d’euros a été reçu pour la construction de bungalows alors que seulement Rs 21,8 millions (soit 545 000 euros) ont été versés à RCBL Construction Ltd au titre des Projets Cap Ouest. Automatiquement, l’objet du versement est une fois de plus modifié à partir de novembre 2007 à « Achat Terrain et Usage Personnel » au profit de M. et/ou Mme Ramalingom Rungassamy, avec un « Contrat de Prêt » occasionnel en faveur de Wolmar Plage Co Ltd pour un montant total de 250​ 000 euros en cinq versements de 50 ​000.

La différence ? Eh bien, Mamé, en parfait « papa gâteau », a bien gâté les hôtels, casinos et bookmakers de Maurice.

Ayant épluché tous les virements apparemment effectués entre 1997 et 2012 par Éric Freymond à Mamé, une évidence s’impose à nous. Malgré le temps qui passe, les fonds proviennent invariablement de « ME ALEXANDRE MONTAVON COMPTE « CLIENTS » 1 259.651 ». Par conséquent, avant le virement d’essai susmentionné, Éric Freymond remettait les fonds à Alexandre Montavon, qui transférait ensuite lesdits fonds sur les comptes de Mamé. Et après le virement d’essai de 10 000 euros, Éric Freymond remettait toujours les fonds à Alexandre Montavon qui les transférait ensuite sur le compte UBS nouvellement ouvert au nom de Mamé, avant de rediriger les fonds vers l’île Maurice. Ainsi, ce petit stratagème de leur part met bien en évidence que la lettre d’Alexandre Montavon adressée à aux autorités bancaires mauriciennes était depuis le début un mensonge complètement fabriqué de la part du trio « Freymond-Rungassamy-Montavon », avec ou sans la duplicité d’UBS SA et/ou de la Banque Privée Edmond De Rothschild SA, Genève.

En substance, le pourquoi et le comment importent peu à Alexandre Montavon et Éric Freymond tant que l’argent quitte l’Europe. Pourquoi un tel empressement ? Blanchiment ? Évasion fiscale ? Détournement ? Il n’est pas si clean notre avocat genevois !

Et on ne s’arrête pas là !

Les Ports francs de Genève, cela vous dit quelque chose ? Une idée ? Non ? Tenez-vous bien !

Comme décrit par deux journalistes français, Jérôme Dupuis et Boris Thiolay, dans l’Express français : Pour les uns, c’est un bunker, pour les autres, un coffre-fort géant. Une chose est sûre, il s’y trame quelque chose de louche. Bienvenue aux Ports francs et entrepôts de Genève (PFEG), le plus grand musée d’art de la planète. Un musée un peu particulier, inaccessible à nous simples mortels, où des centaines de Picasso, Modigliani, Léonard de Vinci ou Rembrandt dorment, côte à côte, parfois depuis des décennies. On remonte même à des œuvres d’arts et autres biens confisqués aux juifs par les nazis. Seule l’étiquette apposée sur le côté permet d’identifier quelque objet.

En revanche, confidentialité oblige, jamais de nom de propriétaire, mais un simple numéro d’inventaire, comme cela est pratique ! À l’abri aussi bien des escrocs et voleurs mais aussi du fisc européen, ici, tous les objets entreposés sont exempts de TVA et de droits de douane.

Les Ports francs de Genève : c’est une véritable forteresse offshore en plein cœur de l’Europe, de quoi rendre jaloux Picsou lui-même​ !

​Au sous-sol, nous retrouvons des coffres-forts en acier trempé qui sont réservés à l’or et aux pierres précieuses.​ ​Plus haut, on retrouve des entrepôts remplis jusqu’au plafond de caisses de chêne âgées dans lesquelles y reposent des milliers de bouteilles signées Cheval Blanc ou Domaine de la Romanée-Conti à 400​ ​000 euros la bouteille​ ! La célèbre famille d’Art Nahmad, qui tient galerie sur Madison Avenue, à New York, y détiendrait 5​000 œuvres d’art évaluées à quelques petits milliards d’euros.

Pourquoi un tel attrait pour les ports francs ? Eh bien, avec la levée du secret bancaire à travers le monde et la volonté affichée de transparence, nombreux sont les détenteurs de comptes dans le monde qui se sont inquiétés. Leurs montages et détournements seront dévoilés. Il leur faut agir !

La solution : retirer des sommes faramineuses en cash. Mais qu’en faire ? Très simple : acheter quelques « petits » Picasso, Rembrandt, Monet et Van Gogh et les confier aux ports francs, apprenons-nous d’un spécialiste. Il s’agit là d’une véritable boîte noire qui plaît de par l’opacité des inventaires et les possibilités d’évasion fiscale. La valeur globale des biens conservés est encore aujourd’hui inconnue. Il y en aurait pour pas moins de 80 MILLIARDS D’EUROS… Bref, nous n’allons point nous y attarder. 

Vous comprenez l’ampleur d’une telle opération. Pour les petits curieux, nous vous invitons à prendre connaissance de l’enquête spéciale diffusée sur la plateforme Youtube qui soulève le voile sur l’opacité des ports francs suisses (https://www.youtube.com/watch?v=8_ZCCBhvv7M&t=4s). Mais pourquoi donc cette précision nous demanderez-vous ! La raison est simple. Qui retrouve-t-on comme Vice-Président du Conseil d’Administration des Ports francs de Genève ? Vous l’aurez deviné une fois de plus. Nul autre que l’avocat genevois, Alexandre Montavon ! Il est encore une fois mêlé à des intrigues et montages opaques celui-là. Et qui retrouve-t-on parmi les clients et locataires des ports francs ? De proches partenaires d’Éric Freymond, récemment dénoncés par les Panama Papers. Souvenez-vous ! Éric Freymond lui-même avait déclaré que « ces investissements ont été effectués à la demande et selon les instructions de personnes qui m’étaient proches ». Ainsi donc, les allégations de blanchiment et d’évasion fiscale seraient-elles bien fondées ?

Il semblerait que plus nous avançons dans notre​ grande​ enquête, plus il s’avère un peu plus chaque jour que la vérité est toute autre.

We shall send their garbage back home…

Une chose est sûre : c’est que nos autorités s’intéressent maintenant de très près à cette histoire. Éric Freymond et ses fameux partenaires, Alexandre Montavon, Mamé…​ T​ous ont joué away tentant par tous les moyens d’étouffer l’affaire sur notre île avec l’aide de certains fauves locaux dont nous avons déjà cités les noms, loin des autorités européennes. Maintenant, c’est au tour de notre petite île et nous, petits mauriciens, de ne leur mettre une bonne claque au travers de notre système judicaire bien établi. Il n’est pas question que l’image et l’intégrité de notre pays ne continue de souffrir par la cupidité et la perversité de tels rapaces. We shall send their garbage back home…

Notre enquête sur les partenaires jusque-là cachés d’Éric Freymond se poursuit. Nous y reviendrons très prochainement…tous seront révélés l’un après l’autre.

Affaire à suivre…

Posted by on Oct 19 2021. Filed under Actualités, Economie, En Direct, Featured, Sci-Tech. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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