Démissions ou révocations des General Managers de la Central Water Authority…



Pourquoi ce « high-profile job » fait-il fuir de nombreux professionnels?

Après Yusuf Ismaël, Chandrassen Matadeen (acting GM) et Hoolash Lochee, Rooben Maran n’est plus le General Manager de la Central Water Authority (CWA). Il a soumis sa démission le 31 décembre en évoquant des raisons personnelles. Les démissions ou révocations successives de ces derniers suscitent de nombreuses interrogations de part et d’autre, plus particulièrement dans les milieux concernés.

Des nombreuses questions restent posées suivant les démissions des General Managers de la CWA. « Qui a fait ou qui ont fait pressions sur ces derniers pour qu’ils s’en aillent? Est-ce que c’est eux qui dictent leur loi et décident qui dirigera la CWA ? Pourquoi les responsables de cet organisme ne font pas l’unanimité au sein de la CWA ? Qui sont ceux qui font la pluie et le beau temps à la CWA ? Qui sont ceux qui tirent les ficelles ? Qui sont derrière les départs en cascades ? ‘’, se demande-t-on.

Quoi qu’il en soit, certains responsables de la CWA, voire des gestionnaires et ingénieurs dans le privé, estiment qu’un ‘petit gang’ de cet organisme (qui est très essentiel pour le public, soit en termes d’approvisionnement d’eau et autres), aurait pris en otage la CWA. Selon eux, il y aurait des mains invisibles, (style ‘remote control’) qui essaient de contrôler l’organisme depuis de nombreuses années.

Il faut aussi dire que ces genres de démissions sont mal perçus aux yeux des cadres, ingénieurs et candidats valables et compétents qui veulent s’éloigner de la CWA et s’intéressent plus aux nominations afin de diriger des corps paraétatiques.  Personne ne veut de ce job et de ses « amerdements » sans compter que l’Opposition parlementaire tombe souvent à bras raccourcis sur eux sous couvert de l’immunité parlementaire. Ce qui rend la tâche difficile aux autorités concernées de trouver l’oiseau rare capable de piloter des institutions, comme la Central Water Authority.   

Pour d’autres, la solution ultime serait la privatisation ou encore l’affermage, comme l’avait préconisé Ivan Collendavelloo alors Deputy Prime Minister (DPM) et ministre des Utilités publiques. Une personne aussi intelligente que lui savait qu’il fallait prendre les taureaux par les cornes et que seul l’apport d’une grosse entité étrangère pouvait débarrasser la CWA de la mafia qui la gangrène matin, midi et soir.  Car les clients de la CWA n’apprécient guère le fait que c’est la population qui paie les frais de l’incompétence ou de l’amateurisme de ceux qui mettent les voiles pour d’autres cieux.  

Rappelons que le 24 septembre dernier, le Conseil des ministres avait avalisé la nomination de Rooben Maran, soit il y a peine trois mois. Gaëtan Armoogum assurera l’intérim au poste d’Officer-In-Charge en attendant la nomination d’une autre personne. 

Posted by on Jan 10 2022. Filed under Actualités, En Direct. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Leave a Reply

Search Archive

Search by Date
Search by Category
Search with Google

Photo Gallery

Copyright © 2011-2016 Minority Voice. All rights reserved.