Naples, maître de la régularité, mais pas des détails



Quelques semaines avant que leurs chemins ne se séparent, Lorenzo Insigne et Naples tenteront d’aller définitivement conquérir une place sur le podium face au Genoa ce dimanche après avoir dû, comme trop souvent ces dernières années, faire une croix sur leurs derniers espoirs de Scudetto. Encore dans la course à l’arrivée des beaux jours, les Partenopei ont vu la Fiorentina, la Roma et Empoli venir briser leur rêve. Tant et si bien qu’à trente ans, le capitaine napolitain ne succèdera pas à Diego Maradona, le dernier à avoir permis au Napoli de remporter le titre en 1990.

Mental combat

Une disette longue de plus de trente piges à laquelle les Napolitains ont pourtant eu de nombreuses occasions de mettre fin ces dernières années. 2011, 2013, 2014, 2016, 2017, 2018 et 2019, autant de saisons qui ont vu les hommes d’Aurelio De Laurentiis (ADL) finir sur le podium (quatre fois deuxièmes et trois fois troisièmes). Avec en point d’orgue cette fabuleuse année 2018 où, emmené par Maurizio Sarri, Naples, 91 points au compteur, voit pourtant la Juventus lui souffler le titre. « L’équipe de cette année-là a joué le plus beau football de l’histoire du club, et sa façon de jouer était bien meilleure que celle de la Juve » , témoigne Marcello Calvano, journaliste pour la radio Kiss Kiss Napoli. Seulement voilà, à quelques encablures de la fin, la Vieille Dame, battue par son rival du sud la journée d’avant, s’en sort après une partie houleuse face à l’Inter. Le lendemain, à Florence, Kalidou Koulibaly prend un rouge après six petites minutes et le Napoli, fessé par la Fio, laisse filer la Juve. « Mentalement, l’équipe s’était effondrée après avoir vu ce qui s’était passé à San Siro la veille » , se remémore le journaliste.

Pas de fibre, seulement de l’AD(S)L à Naples

« Si différents entraîneurs et différents joueurs connaissent les mêmes problèmes, c’est sans doute qu’il faut chercher ce qui ne va pas au sein du club, admet encore celui qui travaille pour la petite lucarne. Là où Milan, l’Inter et la Juve ont Maldini, Zanetti ou Nedvěd, Naples n’a pas de manager général. » Il faut dire que le président De Laurentiis prend beaucoup de place.

Le vice-président n’est autre que son fils, Edo, et Cristiano Giuntoli, le directeur sportif, ne fait que du repérage pour qu’ensuite ADL mène les négociations. Un président plutôt discret cette saison, mais qui a fini par venir mettre la pression à ses hommes quand il a senti que… la Ligue des champions pouvait leur échapper. « C’est important pour lui parce que cela ramène de l’argent » , rappelle Vincenzo Credendino. Une fois cette qualification officiellement validée, « toute la ville était triste d’avoir perdu le Scudetto, mais lui, et le club, étaient contents d’être de retour en C1 la saison prochaine. »

 

 

 

Posted by on May 15 2022. Filed under Sports. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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