Violence en milieu scolaire…



« Il faut envoyer les agresseurs à un centre de redressement ou à la prison de même qu’envisager la réintroduction d’une dose de punition à l’école »

UPSEE : Il est nécessaire que chaque établissement ait un Discipline Master

Aucun pays, aucune démocratie au monde n’échappe à la violence scolaire. Les cas sont légion en France ou aux Etats-Unis où la situation est pire, comme ce qui s’est passé au Texas cette semaine. C’est un problème sociétal, qui dépasse tous les gouvernements et qui mérite des solutions. Avec ce qui se passe à Maurice, nous estimons qu’il faut appliquer la formule :  Au grand maux, les grands remèdes. « Il faut envoyer les agresseurs à un centre de redressement ou à la prison de même qu’envisager la réintroduction d’une dose de punition à l’école, afin d’inverser la tendance, » estiment plusieurs observateurs.

Depuis quelques semaines, certains cas de violence en milieu scolaire inquiètent. Les incidents, qui ont été récemment révélés par la presse, ont brossé une image sombre et crue de ce qui peut être la vie dans les classes, les couloirs et les cours de récréation. Alors que pour de nombreux parents, l’école n’était qu’un lieu sécuritaire où laisser ses enfants pendant la journée, en attendant de finir le boulot, une prise de conscience a gagné quelques-uns. Et ainsi, l’urgence de rendre les écoles et collèges plus sûrs est revenu sur le tapis.

Si les violences dans le milieu scolaire sont un phénomène aussi vieux que l’institution, elles ont été remises à la lumière avec des incidents qui paraissent de plus en plus graves. Ablation de testicules, points de suture à la tête, agression en groupe, hospitalisation, suivis psychologique, plaintes policière, autant de mots qu’on ne relie pas forcément en première pensée à ces lieux qui sont censés développer l’apprentissage de ces êtres considérés comme innocents mais qui pourtant reflète une réalité dure et alarmante.

Dans les médias, on se focalise surtout sur les actes les plus graves, mais, en vrai, il existe souvent une succession de petites violences répétées, journalières, parfois verbales entre les simples incivilités, insultes et menaces, qui se terminent par des faits et actes tragiques. Ici même, en une semaine, deux petits garçons ont dû subir une ablation des testicules après avoir été blessés à l’école par leurs camarades. Mais en même temps, au Texas, un ado de 18 ans, victime de moqueries, a fini par tuer 19 enfants et 2 enseignantes dans leur école d’Uvalde.

 

 

Ablation de testicules

Une habitante de Rose-Hill a raconté que le jeudi 12 mai, en revenant de l’école, son fils, âgé de sept ans, s’est senti mal. Il se plaignait de douleurs au ventre. « Je l’ai emmené chez le médecin en pensant que c’était peut être une gastro. Il a commencé à se plaindre de douleurs à la jambe et ma belle-mère a baissé son pantalon et à notre surprise, il avait des ecchymoses sur ses parties intimes ».

Le 15 mai, ses parents l’emmènent à l’hôpital Victoria à Candos, où le médecin les annonce que leur enfant doit subir une ablation aux testicules car la situation est grave. Le lendemain, la mère reçoit un appel de l’enseignante, qui l’informe qu’en fait, son enfant a été heurté par un autre le 12 mai.

Selon ce que lui a confié son fils, pendant la récréation, les enfants pratiquent des jeux dangereux, entre des sauts brusques et pirouettes, devant les enseignants. « Quand j’ai demandé une explication, la prof m’a répondu que les enfants pratiquent ce genre d’activités pendant la récréation. Faire des ‘koustik’. Mon fils m’a dit que c’est une fille, qui s’est approchée de lui et, en faisant un saut, il a reçu un coup de pied aux parties intimes à deux reprises ».

Samedi dernier, le garçon de sept ans a effectué ses pansements à l’hôpital. « Mon fils ne fait que parler de cet incident. Il est malheureux car il manquera ses cours le temps qu’il guérisse », se désole sa mère. Cette dernière souligne que cette année, il venait d’être admis à son école actuelle, un établissement primaire privé à Coromandel, au deuxième trimestre du Grade 1.

Agresser pour la troisième fois

Le jeudi 19 mai, c’est un autre élève, celui-là en Grade 4 et âgé de huit ans, qui a été blessé. Il a été victime de bullying, raconte sa mère, une habitante de Rivière-du Rempart. Ce n’est pas la première mais la troisième fois que son fils reçoit des coups du même garçon, affirme-t-elle. « Le jour de l’incident, mon fils n’a pipé mot de ce qu’il avait subi. Il y avait un anniversaire chez mon beau-frère et il n’est pas descendu. Ce n’est que vendredi, vers 3 heures du matin, lorsqu’il a eu des douleurs atroces, que nous avons décidé, son père et moi, de le transporter à une clinique dans le Nord. C’est au médecin qu’il a confié qu’un ami de classe lui avait donné un coup de pied dans les parties intimes alors qu’il marchait dans la cour de l’école pendant la récréation ».

Son état de santé s’était aggravé, confie la mère. « Le docteur avait donné six heures pour que le testicule se remette à sa place, mais le sien avait changé de couleur. Il fallait à tout prix l’opérer avant que l’autre testicule ne gangrène ». La mère explique s’être rendue à l’école où le directeur « a pris notre déclaration pour transmettre à la zone concernée du ministère de l’Éducation. Dans l’après-midi, les parents du garçon nous ont rencontré pour s’excuser, sans plus ».

La mère fait ressortir que son fils, après cette ablation, ne pourra pratiquer des activités physiques. « En Grade 1, il s’en était déjà pris à mon fils, il lui avait écrasé un doigt contre le mur. Ce dernier avait dû subir une intervention pour se faire enlever l’ongle. J’avais pensé à l’époque que ce n’était qu’un enfant, mais cette fois, cela a pris une proportion plus grave ». Elle ajoute qu’elle compte lancer des poursuites judiciaires car la sécurité de son fils n’est pas assurée dans l’enceinte de l’école. « So mama dir mwa li enn bon garson. Je n’en doute point mais les incidents sont récurrents et impardonnables ».

Que doit-on faire dans un tel cas contre un gamin qui détruit la vie d’un autre ? « Il faut envoyer les agresseurs à un centre de redressement ou à la prison de même qu’envisager la réintroduction d’une dose de punition à l’école », estime un observateur dans ce domaine.

Cinq points de suture pour trois plumes jetées par terre.

Un ado, âgé de 16 ans, se remet lentement de l’agression dont il a été victime le jeudi 16 mai dernier dans son collège à New-Grove. Son camarade de classe l’avait roué de coups de chaise sur la tête et lui avait fracassé le nez. Ses parents ont rapporté l’affaire à la police de Rose-Belle. Le collégien impliqué dans cette agression a été expulsé de l’établissement. Ici également, la prison semble la seule solution.

Portant cinq points de suture au crâne, l’adolescent est revenu sur cet incident qui est parti, dit-il, d’une banale altercation. « Inn ariv sa zedi ver 11 h 30. Mwa ek sa kamarad la nou finn gagn enn diskision akoz li finn avoy papie lor mwa. Monn rann li. Letan monn rann li, linn sove », explique-t-il. Son ami est revenu. « Monn dir li si li avoy papie lor mwa mo pou pran so sak mo pou avoy lor li. Linn ankoler », poursuit ce dernier. Joignant le geste à la parole, l’adolescent dit alors s’être saisi du sac de son ami. « Monn gard so sak ar mwa. Li ti ouver. Trwa plim finn tonbe », relate l’ado.

Les échanges entre les deux collégiens se sont poursuivis. « Il m’a dit de ramasser ses plumes, j’ai dit non », raconte-t-il. « Monn dir li li kinn avoy papie lor mwa ramass sa li mem », a-t-il ajouté. Ce dernier est ensuite sorti de la classe. « Monn al dan la kantinn apre monn revini », poursuit l’adolescent. Mais une fois de retour dans sa classe, son ami, à son tour, s’était saisi de son sac. « Linn pran mo sak, linn devid dan klas, linn fann mo bann zafer anba. Tou sa a koz trwa plim », dit-il. La situation était loin de se calmer.

Alors qu’il s’y attendait le moins, l’ado soutient que son ami s’est saisi d’une chaise. « Enn kout, en tret, linn pran enn sez linn koumans tap mwa lor mo la tet. Monn trouv nwar », raconte la victime. En essayant de se relever, il a reçu un coup en plein visage. « Monn gagn enn kout sez lor mo nene. Monn trouv disan lor mo linz. Bann zelev pe gete pa fer nanie. Zot tou inn tromatize », relate ce dernier. Des enseignants ont alors accouru dans la classe. L’adolescent a été pris en charge et ses parents ont été alertés de cette agression.

Agression en groupe

Depuis le mois dernier, une enquête a été ouvert par la police de Bambous et la direction d’un collège, entourant l’agression d’un jeune de 14 ans, qui a été malmené et battu par une bande d’étudiants plus âgés. C’est dans la journée du jeudi 31 mars que le calvaire de l’étudiant de 14 ans a débuté. L’ado, qui s’était rendu aux toilettes, vers 10 h30, a été pris à partie par une bande d’étudiants plus âgés que lui. Malmené et roué de coups, il a perdu connaissance. La direction de l’école a été informée et l’enfant a été pris en charge avant d’être conduit à l’hôpital où il a été admis.

La mère de l’enfant avait expliqué qu’après avoir été admis sur l’ordre du médecin, son enfant n’arrivait plus à se souvenir des récents événements. Cette dernière a ainsi invité les camarades de classe de son fils, qui sont venus le voir.  L’un d’eux a alors fait état du bizutage que l’enfant aurait subi à plusieurs reprises. « So kamarad kinn vinn lakaz inn rakonte ki bann pli gran fer dominer. Bann dan Form V inn bat li », relate Anaëlle.

Une élève de 11 ans frappée à trois reprises

Un autre cas d’agression en milieu scolaire a été enregistré le mardi 24 mai à Bambous dans une école primaire. La victime est une écolière âgée de 11 ans, qui a subi 3 agressions dans la même journée, dont 2 ont eu lieu dans l’enceinte de l’école. Tout a débuté vers 14h00. Elle était en classe quand une de ses camarades a eu un accrochage avec d’autres écoliers. La victime explique qu’elle s’est retrouvée impliquée, malgré elle.

« Mo kamarad kinn gagn la guerre ek zot. Mo mem mo pa koné kifer zot inn met mwa ladans. Enn tifi inn kommanse batt mwa kalotte ek risse mo seve », relate la fille, en compagnie de son père. Elle confie n’avoir pu rien faire pour se défendre, mais s’est confiée par la suite à son enseignant. Ensuite, vers 14h30, elle a été prise à partie de nouveau par la même fille qui l’a frappé en classe. « Linn rebatt mwa. Monn dir li ki mo pou dir mo papa », confie-t-elle.

A la fin des cours, la victime s’est empressée de retourner chez elle, quand six élèves, dont la camarade de classe qui l’avait malmené plus tôt, l’ont suivi. « Zot ti a sis. Kat tifis ek de garson. Zot fin retapp mwa kalott. Mo pe marse mo pe all lakaz, mai zot finn suive mwa ek batt mwa kalote lor enn long distans », ajoute-t-elle. Une fois arrivée à la maison, elle a attendu à ce que son père retourne du travail pour lui raconter ce qui lui était arrivée.

« Kan monn vini, mo tifi pe plorer. Li dir mwa bann zenfant finn batt li dans lekol ek kart linn sorti lekol. Mon all koz ek sa madam ki so tifi finn batt mo zenfant la me sa inn mal passe. Linn koz brite ar mwa », indique-t-il. « Ma fille est traumatisée. Elle ne veut plus retourner en classe », avoue le père. Ce dernier s’est rendu au poste de police avec sa fille pour porter plainte. La victime a été conduite à l’hôpital pour recevoir des soins.

Changement d’attitude envers les élèves

Le monde a depuis toujours considéré les enfants comme des êtres innocents, qui ne méritent que de l’amour, l’attention et du temps. Et c’est vrai, il n’existe pas d’autres moyens de bien grandir un môme, outre le fait d’être affectueux, dévoué, patient, complaisant et bienveillant. Mais attention, être dans la bienveillance, parfois ne veut pas dire n’être que dans la douceur. Malheureusement, dans certains cas de figure, il est aussi important d’appliquer des méthodes plus radicales, même si ça fait mal, lorsqu’il s’agit du bien-être et de l’avenir de l’enfant.

Alors que l’on assiste actuellement à cette recrudescence de violence dans les écoles et collège, l’heure semble venue pour que le milieu scolaire et tous les acteurs concernés, y compris les parents, revoient l’approche adoptée envers les enfants. L’école, qui est leur lieu d’apprentissage, ne peut pas continuer à être une grande recréation où la plupart se sentent libre de faire ceux qu’ils veulent sous le prétexte d’être intouchables.

En cas de déviations, il est important de pouvoir faire comprendre à l’enfant qu’il est dans le mal et qu’il faut qu’il change ses habitudes. Quid à passer par des punitions et des conséquences plus sévères. L’importance est maintenant d’avoir des bons citoyens pour demain et non pas d’être passifs devant des garnements.

Bhojeparsad Jhugdambi : « Une réforme de fond »

Pour le président de l’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), malgré plusieurs changements significatifs, notamment le Nine Years Schooling, notre système éducatif devient obsolète. Il explique que les enfants d’antan ne sont plus comme ceux d’aujourd’hui. Jhugdamby Bhojeparsad fait ressortir que les élèves sont plus développés maintenant avec les nouvelles technologies et l’accès à l’internet. Il ajoute que depuis leurs plus jeunes âges, les enfants ont accès à toute sorte d’information et de contenus sur les réseaux. Il affirme que cela les influence individuellement dans leurs actes et comportements. « Ils ont une fâcheuse tendance à répéter et à copier ce qu’ils voient » dit-il.

M Jugdambi estime que les élèves d’aujourd’hui ont besoin de plus d’attention car nombreux montrent des signes et symptômes de carence affective. « De nos jours, il est un fait que certains parents n’arrivent pas à combler un enfant d’attention. Souvent père et mère travaillent et ont ainsi moins de temps à consacrer à leur gosse. L’enfant est donc majoritairement livré à lui-même et comme la majorité de son temps est passé à l’école, c’est là où il a plus l’occasion de transcrire son mal-être. »

Selon lui, il est ainsi primordial qu’une reforme soit apportée dans le système éducatif. Cela pour retirer un peu plus le pied sur la pédagogie, les curriculums et la compétition pour consacrer plus de temps à l’enseignement moral et humaine de l’enfant. Mais aussi pour que l’école soit plus prise au sérieux, à la fois par les élèves que les parents. Et selon lui, cela devrait passer par l’implémentation de certaines lois plus d’effectives, des formations spécialisées et une communication sans faille.

Appliquer les solutions

Jhugdamby Bhojeparsad estime qu’il est nécessaire que chaque établissement ait un Discipline Master et que ce dernier reçoive des trainings psychologique et local appropriés. Il déplore aussi qu’il n’y a pas assez de synergies entre le corps enseignants et les parents. Raison pour laquelle, il pense que les parents devraient être obligés à suivre l’évolution de leurs enfants à l’école et d’avoir une fenêtre de communication régulier avec l’établissement, sous peine de problème. Il est également pour l’idée que certains mécréants, qui ne respectent pas les règles ou qui commettent des délits, soient envoyés pour une semaine dans des centres de réhabilitation et soient suivis par des psychologues.

Le président de l’UPSEE soutient que plusieurs de ces mesures peuvent aider à diminuer la recrudescence de violences en milieu scolaire.  Mais selon lui, il ne faut pas uniquement demander aux écoles d’agir une manière mais implémenter des solutions et des provisions légales. Il explique que depuis toujours, des règles existent dans les établissements scolaires et il ajoute que le corps enseignant met également beaucoup d’efforts en œuvre pour promulguer des valeurs. Mais selon lui, concrètement rien n’oblige personne à observer ces guidelines, raison pour lesquelles, elles ne sont parfois pas respectées et mis de côté.

Table ronde

Jhugdamby Bhojeparsad souligne que le plus important est qu’il y ait une table ronde ou des ateliers de travail où tous les acteurs, y compris les parents et le ministère de l’éducation, puissent se réunir, parler et discuter des solutions à mettre en place pour améliorer le système éducatif pour que tous puissent y trouver leur compte.

Violence en milieu scolaire

Vikash Ramdonee : « L’affaire de tous »

Dans l’émission « Au Cœur de l’Info » sur Radio Plus, le mercredi 25 mai, Vikash Ramdonee, secrétaire de l’United Deputy Rectors and Rectors Union, avait mis l’emphase sur le fait que la lutte contre la violence scolaire est l’affaire de tous, notamment des parents. Il a expliqué que la responsabilité des comportements des enfants n’appartient pas uniquement aux chefs des établissements. Tout en déplorant le fait que certains parents n’acceptent pas le dialogue avec le corps enseignant. Cependant, il a ajouté que le projet de Discipline Masters dans les écoles serait sur le point de se concrétiser et que cela sera d’une aide précieuse.

Vikash Ramdonee a soutenu qu’il y a aussi plusieurs types de sanctions qui prévalent dans les établissements, à l’instar des retenues et des expulsions. Mais ajoute que cela intervient que dans les cas les plus graves. « Les recteurs sont, avant tout, des êtres humains. Aucun d’entre eux ne souhaite expulser un enfant. Il y a la politique de la seconde chance », a affirmé le secrétaire de l’United Deputy Rectors and Rectors Union. D’ajouter qu’il y a même des autorités qui posent des questions à des recteurs quand ils prennent des actions mais que ces derniers préfèrent parfois ne rien faire.

Arvin Bhojun : « De la surveillance pendant la récréation »

Arvin Bhojun, avait lui souligné l’importance de la surveillance pendant la récréation mais aussi et surtout l’éducation de la part des parents. « L’environnement social, l’influence de l’endroit où les enfants grandissent et les réseaux sociaux ont aussi leurs rôles à jouer. Des enfants, qui ne sont pas encadrés car leurs parents travaillent, peuvent aussi prendre des mauvaises habitudes », a indiqué le secrétaire de l’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), avançant que les inégalités sociales constituent également un facteur de violence. Il a également souligné que malheureusement le système éducatif ne s’est pas adapté aux enfants depuis l’indépendance « Le système éducatif est compétitif. Il crée des frustrations », a réagi Arvin Bhojun.

Mélanie Vigier de Latour-Bérenger : « Les psychologues dans le milieu scolaire ne sont pas suffisants »

Mélanie Vigier de Latour-Bérenger avait, pour sa part, fait ressortir que beaucoup de facteurs influencent la violence de la part des enfants. Elle a ajouté que les éduquer par la violence ne fonctionne pas, tout en condamnant toutes les formes de violence. « De nombreux événements à l’école peuvent créer une ambiance d’insécurité. Il n’y a pas assez d’informations et de formations sur la violence. Beaucoup de gens ne comprennent pas qu’une claque ou des remarques sont des violences, qui ont des conséquences sur les enfants. Il y a des alternatifs », a expliqué Mélanie Vigier de Latour-Bérenger.

Pour elle, les psychologues dans le milieu scolaire ne sont pas suffisants. Elle encourage les séances de sensibilisation ainsi que la méthode de préoccupation partagée dans le cadre du harcèlement (bullying). « En cas de violence, il faut réagir. Il faut écouter les deux parties et instaurer des règles. Une sanction n’est pas une punition. Elle ne doit pas contenir de la violence. Il faut des accompagnements pour les victimes mais aussi pour les auteurs des actes de violence. Il faut demander de l’aide. Nous avons des experts à Maurice », a précisé la psychosociologue.

 

Joël Marianne

 

 

 

 

 

 

Posted by on May 30 2022. Filed under Actualités, Featured, Opinion. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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