Plus de taxe sur les profits des banques…



Pendant cette période de crise, le pays est venu au secours de plusieurs secteur au bord du précipice, pour empêcher des faillites, des pertes d’emploi et pour sauver l’économie. Indirectement, cela a profité aux banques, qui ont pu continuer leurs activités sans grande séquelles mais aussi à faire des profits. Ainsi quoi de plus normal que d’exiger en retour une contribution plus importante de leur part ?

On a vu dernièrement que les bénéfices nets du Groupe MCB se sont élevés à Rs 7,2 milliards pour les 9 mois se terminant au 31 mars 2022. Des résultats qui ont reflètés une amélioration de la performance financière des différents clusters du Groupe ainsi qu’une baisse du coût du risque. Le Groupe MCB maintient un niveau de capitalisation confortable avec des fonds propres de Rs 78,3 milliards, contribuant à un ratio d’adéquation de fonds propres de 18,3%, dont 17,0% sous forme de Tier 1.

Pour sa part, malgré le contexte géostratégique et économique empreint de grande volatilité, le groupe SBM s’est aussi réjoui de sa performance financière. Pour cause, il a enregistré des profits après impôts de Rs 1,74 milliard au terme de l’année financière se terminant au 31 décembre 2021. Dans la foulée, le groupe enregistre, également, des revenus d’exploitation de Rs 11,8 milliards, soit une hausse de 5,1 % toujours pour la même période.

La MauBank a également déposé son bilan financier pour les neuf mois terminés le 31 mars 2022 avec une augmentation nette du résultat d’exploitation de 19,6 %, passant ainsi de 814,6 Million au 31 mars 2021 à Rs 974,5 Million pour la période correspondante de 2022. Maintenant la tendance affichée au courant des trimestres précédents, les bénéfices après impôts sur les neufs mois de l’année financière 2021/22 ont atteint Rs 179,2 Million contre Rs 50 Million l’année précédente. Les revenus nets de commissions ont crû par 43,9%, passant de Rs 119,5 Million pour la période terminée le 31 mars 2021, à Rs 172 Million pour la même période en 2022 grâce au grossissement du portefeuille des prêts et avances.

Pour autant, la pression fiscale sur les banques, reste faible, soit de 15%, comme tout autres business entrepris. Cela alors qu’elles ont des sources de revenus diversifiées, car leurs activités s’étendent sur plusieurs secteurs. On peut compter les services bancaires personnels et commerciaux, les marchés des capitaux, la gestion du patrimoine et l’assurance. Une variété qui favorise des résultats solides, qui garantissent la sécurité et la stabilité de ce secteur bancaire, mais qui malheureusement ne contribue pas assez à l’économie.

Également, les revenus des banques peuvent être divisés en deux grandes catégories, selon leur source, notamment les revenus nets d’intérêts et les revenus autres que d’intérêts. L’une découle de ce que l’on appelle la « marge », soit la différence entre l’intérêt qu’une banque gagne sur les prêts consentis à ses clients et l’intérêt qu’elle verse aux épargnants et autres créditeurs pour utiliser leur argent. Il y a également les revenus qui sont assurés par la prestation de divers services à valeur ajoutée : négociation de valeurs mobilières, aide aux entreprises pour lancer un nouveau financement par actions, gestion de portefeuille et de patrimoine.

 

 

Posted by on Jun 6 2022. Filed under Actualités, Economie, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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