Barbie : plus d’un milliard de dollars et un record pour Greta Gerwig



Le film « Barbie » a établi un record pour Greta Gerwig, faisant d’elle la première réalisatrice solo à franchir la barre du milliard de dollars au box-office mondial. Les distributeurs du film ont déclaré que le film a surpassé leurs “prévisions les plus optimistes”. 

C’est le succès cinématographique de l’été. Le film qui met en scène Margot Robbie et Ryan Gosling a réussi un grand coup au box-office. Greta Gerwig est devenue la première femme à franchir ce cap en tant que réalisatrice solo, le film Barbie a atteint la somme de milliard de dollar seulement 7 jours après sa sortie le distributeurs Warner bros. Le film terminera le weekend avec 1,3 milliard de dollars en vente de billets au box-office mondiale a-t-il déclaré dans un communique, Warner Bros l’a qualifié de moment décisif.

Warner bros Pictures a annoncé que le film avait généré 549 millions de dollars de recettes sur le marcher intérieure et 572,1 millions de dollars supplémentaires à l’étranger depuis sa sortie le 21 juillet. Les ventes ont été confirmer par la société d’analyse des médias Comescore, le principal concurrent de Barbie au cours des 2 dernières semaines, le biopic de Oppenheimer de Christopher Nolan a quant à lui récolter 228,6 millions de dollars sur le marcher intérieure et 502,9 millions de dollars dans le monde, c’est ainsi le film le plus rentable pour adulte de l’année.

Le film « Barbie » interdit au Koweït pour « atteinte à la morale publique »

Au Liban, le ministre de la culture a lui aussi réclamé la censure du film, qui a dépassé le milliard de dollars au box-office mondial.

Le Koweït a interdit la sortie dans ses cinémas du grand succès mondial Barbie pour « atteinte à la morale publique », ont annoncé, jeudi 10 août, les autorités de cet Etat du Golfe.

Plusieurs grosses productions américaines ont été accueillies avec un certain malaise au Moyen-Orient ces derniers mois, sur fond de visibilité grandissante des personnes homosexuelles et transgenres à Hollywood. « La diffusion des films Barbie et Talk To Me a été interdite », a annoncé Lafi Subaïei, président du comité de la censure cinématographique, cité par l’agence de presse officielle Kuna.

Cet organisme lié au ministère des médias tient à « interdire tout ce qui porte atteinte à la morale publique, à l’ordre public et aux traditions, par l’introduction d’idées étrangères au sein de la société », a-t-il ajouté. Avant de prendre leur décision, les autorités avaient demandé la « suppression de certaines scènes obscènes encourageant des comportements inacceptables », a-t-il assuré, sans donner de précisions sur les passages en question.

Alors que Barbie a dépassé le milliard de dollars (environ 907 millions d’euros) au box-office mondial, la censure koweïtienne s’appliquera à « tout film qui contrevient aux valeurs et traditions de notre société », a prévenu le responsable.

Demande d’interdiction au Liban

Mercredi, le ministre de la culture libanais a annoncé avoir demandé l’interdiction du même film, estimant qu’il faisait « la promotion de l’homosexualité », sur fond de rhétorique anti-LGBT+ croissante dans l’un des pays les plus libéraux du Moyen-Orient. Une déclaration surprenante car, comme le souligne Têtu, « d’homosexualité il n’est (…) jamais question dans le blockbuster de l’été, ce que l’actrice principale Margot Robbie a d’ailleurs justifié dans une interview à Attitude : “Ce sont des poupées, donc il n’y a pas d’orientation sexuelle” ».

La nouvelle devrait décevoir plus d’une Libanaise. Le ministre de la Culture, Mohammad Mourtada estime que le film « Barbie » « va à l’encontre des valeurs morales et religieuses au Liban ». Aussi, il a demandé l’interdiction de sa projection dans toutes les salles du pays.

Plus précisément, le ministre de la Culture reproche au blockbuster américain de Greta Gerwing de faire « la promotion de l’homosexualité et du changement de sexe, [soutenir] le rejet de la tutelle du père, [miner et tourner] en ridicule le rôle de la mère et [de remettre] en question la nécessité du mariage et de la formation d’une famille ».

La décision du ministre intervient alors qu’une campagne anti-LGBT + s’intensifie dans le pays, menée par le puissant Hezbollah pro-iranien. En juillet, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait affirmé que, selon la loi islamique, tout homosexuel « devrait être tué » et avait appelé à boycotter tous les produits arc-en-ciel.

Le Liban est considéré plus « tolérant » que d’autres États arabes par rapport à l’homosexualité. Mais les institutions religieuses continuent d’exercer une influence majeure sur les affaires sociales et culturelles, et l’homosexualité reste sanctionnée par la loi.

Le Liban a annulé à plusieurs reprises ces dernières années des activités de la communauté LGBT +, notamment sous la pression des autorités religieuses. L’an dernier, le film d’animation Buzz l’Éclair, où apparaît un couple de lesbiennes, y avait déjà été interdit.

Le principal distributeur du Koweït avait rapporté lundi l’interdiction par les autorités de Talk to Me. Le film d’horreur australien met en vedette Zoe Terakes, acteur transgenre s’identifiant comme non binaire, mais ne contient aucune référence explicite au mouvement LGBT+. Sur les réseaux sociaux, Zoe Terakes avait qualifié cette décision de « déshumanisante ».

Ailleurs dans le Golfe, Barbie et Talk to Me sont actuellement à l’affiche en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis. Ces deux pays avaient pourtant eux aussi interdit des films contenant des références aux LGBT+. En juin, le film d’animation Spider-Man y avait été interdit, à cause d’une scène où figurait selon eux un drapeau transgenre. Barbie n’est toujours pas diffusé au Qatar, qui n’a toutefois pas fait d’annonce officielle à ce sujet.

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Le film Barbie interdit au Vietnam

Le Vietnam a interdit le blockbuster américain très attendu Barbie en raison de scènes montrant une carte sur laquelle figurent les revendications de Pékin sur la mer de Chine méridionale, ont affirmé les médias d’État. Cette carte montre une délimitation géographique propre à la Chine, dite «la ligne en neuf pointillés », qui définit les revendications de Pékin sur ces eaux contestées, sur lesquelles Hanoï à des revendications rivales.

« Le Conseil national d’évaluation et de classification des films a visionné le film et a pris la décision d’en interdire la projection au Vietnam en raison d’une violation liée à la ligne en neuf pointillés», a déclaré le directeur du Département du cinéma vietnamien, Vi Kien au site d’information Dan Tri.

Un autre média d’État, Tien Phong, a rapporté que la carte montrant cette ligne apparaissait dans plusieurs scènes du film. Ce différend territorial a déjà entraîné des conséquences sur d’autres films dans un passé récent au Vietnam, pays communiste qui pratique largement la censure. L’année dernière, Uncharted, le film d’action et d’aventure mettant en scène Tom Holland, a également été interdit dans les salles de cinéma pour le même motif.

Dans la comédie romantique américaine de 2018 « Crazy Rich Asians, une scène avait été coupée dans le pays, car elle montrait un sac de marque avec une carte où figuraient les îles contestées de la mer de Chine méridionale sous le contrôle de Pékin. Un an plus tard, Hanoï avait retiré des écrans le film d’animation de DreamWorks Abominable. Puis l’an dernier Netflix avait dû supprimer des épisodes de sa série Pine Gap » pour des scènes similaires.

La mer de Chine méridionale, qui abrite notamment de précieux gisements de pétrole et de gaz, fait l’objet de revendications de souveraineté concurrentes. Plusieurs voisins de la Chine redoutent que Pékin cherche à y étendre son emprise.

Posted by on Aug 11 2023. Filed under En Direct, Monde. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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