Manifestant mort à Minneapolis : des rassemblements contre la police de l’immigration ICE dans plusieurs villes américaines
La mort d’Alex Pretti, abattu par des agents fédéraux, le samedi 24 janvier à Minneapolis (Etats-Unis), a ravivé la colère dans une ville déjà sous tension. Malgré le froid glacial, plusieurs centaines de personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer les violences de la police de l’immigration.
La mort d’Alex Pretti, 37 ans, infirmier, abattu le samedi 24 janvier par des agents fédéraux à Minneapolis, a déclenché une nouvelle vague de manifestations dans la métropole du Minnesota. Déjà secouée depuis plusieurs semaines par des protestations contre les opérations de la police de l’immigration (ICE), la ville s’enfonce un peu plus dans la crise après ce deuxième décès impliquant des agents fédéraux en moins d’un mois.
Infirmier en service de réanimation, Alex Pretti est décédé à l’issue d’une altercation avec des agents fédéraux sur une route de la ville. Sa mort intervient dix-sept jours après celle de Renee Good, une Américaine de 37 ans tuée par balle le 7 janvier dans sa voiture par un agent de l’ICE.
Des rassemblements malgré le froid glacial
Dès le samedi soir, avec des températures descendant sous les – 20 °C, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans un parc de Minneapolis pour dénoncer les violences imputées aux agents fédéraux. Des slogans hostiles à l’ICE ont été scandés, tandis que des bougies étaient allumées en hommage à Alex Pretti.
Des rassemblements similaires ont eu lieu dans d’autres villes américaines, de New York à Los Angeles. Partout, les manifestants réclament la fin des opérations de l’ICE et des enquêtes indépendantes sur les deux morts survenues à Minneapolis.
Vidéo virale et contestation du récit officiel
Selon France 24, la mobilisation a été renforcée par la diffusion d’une vidéo, authentifiée par les autorités, montrant plusieurs agents portant des gilets siglés “Police” tenté de maîtriser un homme au sol, le frapper, puis ouvrir le feu à de multiples reprises. Les images, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont alimenté la colère et les soupçons.
L’administration Trump affirme de son côté que l’homme s’apprêtait à mettre en danger les agents. La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a assuré qu’Alex Pretti “était là pour se livrer à la violence”, tandis que le conseiller de la Maison Blanche Stephen Miller l’a qualifié d’”assassin”. Selon le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara, Alex Pretti possédait légalement une arme et n’était pas connu des services de police.
Dans un communiqué publié par les médias américains, les parents d’Alex Pretti accusent l’administration Trump de répandre “des mensonges écœurants” sur leur fils, “un être au grand cœur”.












