Guerre en Iran : Trump met la pression sur la Chine pour sécuriser le détroit d’Ormuz, un mort civil à Abou Dhabi…
Donald Trump a de nouveau demandé dimanche avec insistance de l’aide pour libérer le détroit d’Ormuz, voie stratégique de transport du pétrole.
« Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas », a déclaré le président américain dans une interview au Financial Times, rappelant que l’Europe et la Chine dépendent fortement du pétrole du Golfe, contrairement aux Etats-Unis. « S’il n’y a pas de réponse (à la requête américaine), ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très mauvaises pour l’avenir de l’Otan », a-t-il ajouté.
« Je pense que la Chine devrait aussi apporter son aide, car elle importe 90 % de son pétrole via le détroit », a-t-il encore affirmé, précisant qu’il aimerait une réponse de Pékin avant sa visite d’Etat en Chine, où il doit rencontrer le président Xi Jinping du 31 mars au 2 avril. « Nous aimerions le savoir avant cela », sans quoi « nous pourrions repousser » cette visite, a-t-il souligné, sans préciser pour combien de temps.
Les chefs de la diplomatie de l’UE vont discuter lundi d’un possible le recours dans le détroit d’Ormuz à la mission Aspides de protection du trafic maritime, a indiqué la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas. « Il est dans notre intérêt de maintenir ouvert le détroit d’Ormuz [presque totalement bloqué au trafic maritime], et c’est pourquoi nous sommes en train de discuter de ce que nous pouvons faire à cet égard, du côté européen », a-t-elle déclaré peu avant une réunion à Bruxelles des ministres des Affaires étrangères de l’UE.
Kaja Kallas a évoqué plusieurs possibilités, dont le recours à la mission Aspides, actuellement déployée en mer Rouge. Mais pour ce faire, il est nécessaire de modifier le mandat actuel de cette mission, conçue à l’origine pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houtis, alliés de l’Iran, en mer Rouge.
« Nous discuterons avec les États membres pour voir s’il est possible de réellement modifier le mandat de cette mission », a expliqué la cheffe de la diplomatie européenne. Mais, a-t-elle ajouté, la « question est de savoir si les États membres sont disposés à utiliser effectivement cette mission », a-t-elle ajouté.
Téhéran menace les pays qui permettent à la chaîne Iran International d’émettre
L’armée iranienne a mis en garde les pays de la région contre toute coopération avec la chaîne de télévision Iran International, basée à Londres, affirmant que les infrastructures utilisées pour soutenir cette chaîne seraient considérées comme des cibles.
« Utilisant les capacités satellitaires et les infrastructures médiatiques de certains pays de la région », la chaîne « agit pour créer des tensions, fabriquer de faux récits […] afin de servir les objectifs de l’Amérique criminelle et du régime sioniste », a affirmé le centre de commandement interarmées Khatam al-Anbiya, dans un communiqué publié dimanche soir.
Il a menacé « d’inscrire » parmi les « cibles de la République islamique » les « éléments de coopération » avec ce « réseau maléfique ». La localisation des infrastructures utilisées par la chaîne dans la région n’est pas connue dans l’immédiat.
Le trafic reprend progressivement à l’aéroport de Dubaï
Le trafic a partiellement repris lundi à l’aéroport international de Dubaï, a annoncé son opérateur, après une suspension de plusieurs heures provoquée par l’incendie d’un réservoir de carburant à la suite d’un « incident » impliquant un drone.
Téhéran dénonce un « écocide »
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a qualifié ce lundi d’« écocide » les frappes israéliennes contre des dépôts pétroliers de Téhéran.
Ces frappes « violent le droit international et constituent un écocide […] La contamination des sols et des nappes phréatiques pourraient avoir des conséquences (sur plusieurs générations) », a-t-il déclaré sur X.












