Libre grâce à Sanjeev Teeluckdharry, Neelkant Dulloo, Ravi Rutnah et Anoop Goudary



David Gaiqui affirme qu’une femme était parmi les policiers qui l’avaient torturé

David Gaiqui est sorti libre de la cour de Curepipe vendredi après-midi sous les applaudissements de ses parents venus le soutenir. Il devait affirmer qu’une policière était parmi les personnes qui l’avaient torturé, dénudé et enchaîné à une chaise au poste de police de Curepipe. Il a par ailleurs affirmé qu’il n’a rien à faire avec les vols perpétrés dans différentes parties de l’île et qu’il compte poursuivre la police.

Le Directeur des poursuites publiques (DPP) justifie sa décision de ne pas aller de l’avant avec l’affaire Gaiqui. L’enquête ne tient pas la route par manque de preuve, explique Me Satyajit Boolell dans une déclaration à la presse. Selon le DPP, «il n’y avait rien dans le dossier qui justifiait cette arrestation en premier lieu».

Quant à David Gaiqui, il savoure sa première journée de liberté après avoir passé plus d’une semaine en détention pour une affaire de vol. A sa sortie de la cour de Curepipe en début d’après-midi ce vendredi, cet habitant de Pailles a affirmé avoir été victime de séquestration, de torture et d’humiliation.

David Gaiqui est également revenu sur la photo de lui, nu et enchaîné, qui a circulé sur Facebook. «Je suis innocent et on m’a torturé pendant plus d’une heure devant une femme. Je me suis senti humilié», a-t-il lâché.

Par ailleurs, le leader de l’opposition a rencontré les prochs de David Gaiqui ce vendredi après-midi à son bureau. Xavier-Luc Duval dit ne pas avoir de doute quant à la véracité de ce qu’a vécu David Gaiqui au poste de police de Curepipe. “Tou ce ki li dir paret bien véridique. Vraiment fine fer dominère, ine arrête zot d’ène façon arbitraire lor ‘mere suspicion, pena preuves’.”

En sa capacité de leader de l’opposition, dit-il, il compte soulever le cas David Gaiqui à la reprise des travaux parlementaires. Cette affaire, avance-t-il, démontre qu’il faut revoir le système judiciaire du pays. “Li mo devoir amène sa au Parlement dans les plus brefs délais. Ine ler pou ki nou reguette admissibilité de bane confessions ki fer dan bane stations de police à Moris.”

A noter qu’un sergent et deux policiers affectés à la Criminal Investigation Division de Curepipe ont été transférés dans d’autres unités ce vendredi 2 février. Ces transferts font suite à l’enquête sur les actes de torture que cette équipe aurait commis sur David Gaiqui.

Posted by on Feb 5 2018. Filed under Faits Divers, Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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