Municipales en France : le PS largement en tête à Paris, le RN confirme, LFI gagne du terrain
Le RN en dynamique, percée de LFI: les deux partis, qui ont fait des municipales un test en vue de la présidentielle, sortent confortés du premier tour dimanche, dans un scrutin qui voit globalement la gauche se maintenir, notamment à Paris, Marseille et Lyon.
L’entre-deux tours d’ici dimanche prochain sera marqué par le casse-tête des possibles alliances, qui seront aussi scrutées à l’aune de la course à l’Elysée, pour l’instant dominée par l’extrême droite dans les sondages, dans un paysage politique très éclaté.
Le président du RN Jordan Bardella a “tendu la main aux listes de droites sincères” pour l’emporter, tandis que Marine Le Pen a prédit “de réelles chances de victoire” au second tour le 22 mars.
Au-delà du parti lepéniste, c’est La France insoumise qui crée la sensation dans plusieurs villes. Jean-Luc Mélenchon s’est félicité d’une “percée historique”, citant parmi les conquêtes possibles Lille, Roubaix, Limoges, Saint-Denis et Toulouse.
Le PS en tête à Paris
A Paris, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire remporte le premier tour avec 37,98% des voix, devant l’ancienne ministre LR Rachida Dati (25,46%). Pierre-Yves Bournazel (Horizons), Sophia Chikirou (LFI) et Sarah Knafo (Reconquête!) sont qualifiés pour le second tour avec 11,72%, 11,34% et 10,40 des suffrages.
Rachida Dati a annoncé sur le réseau social X avoir proposé à Pierre-Yves Bournazel une “liste d’union” pour le second tour. Selon des sources au sein d’Horizons, le parti de l’ex-Premier ministre Edouard Philippe est favorable à une telle fusion, en attendant de connaître la position de Pierre-Yves Bournazel.
Figure discrète mais influente de LFI, Sophia Chikirou a indiqué rapidement qu’elle “attendait l’appel de son adversaire socialiste pour “faire un front antifasciste” au second tour, c’est-à-dire une fusion, faute de quoi elle maintiendra sa liste. “Oui, il y aura des élus Insoumis au Conseil de Paris”, a-t-elle prévenu.
Le PS et le RN dans un mouchoir de poche à Marseille
À Marseille, deuxième ville de France également très scrutée, le maire sortant de gauche Benoît Payan (ex-PS) et le candidat du Rassemblement national (RN) Franck Allisio sont au coude-à-coude avec 35,84% et 35,35%.
La question d’une éventuelle fusion, ou d’un désistement, de la liste menée par le député LFI Sébastien Delogu (13,22%) avec, ou au profit, de Benoît Payan s’annonce centrale pour l’issue du scrutin. Du côté de la droite et du centre, Martine Vassal n’a obtenu que 11,57% des voix contre 22,32% au premier tour des élections municipales de 2020. A voir également sa décision pour la suite du scrutin.
Le coude-à-coude à Lyon ouvre la voie pour une union à gauche
A Lyon, le maire sortant Grégory Doucet (Les Ecologistes) et son principal concurrent Jean-Michel Aulas (soutenu par la droite et les macronistes) sont au coude-à-coude en tête de ce premier tour. L’écologiste et l’ex-président de l’Olympique lyonnais sont crédités de 36,37% et 36,78% des voix, devant l’Insoumise Anais Belouassa-Cherifi avec 10,41%.
Cette dernière s’est immédiatement dite ouverte à une “fusion technique” de sa liste avec celle de Grégory Doucet, lequel avait déjà annoncé durant la campagne qu’il souhaitait une telle union de la gauche au second tour. “Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités, nous sommes prêts à aller discuter et nous sommes prêts bien sûr à garder notre ville à gauche”, a déclaré la députée insoumise.












